Inter 104 — Hiver 2010
Coordonné par Guy Sioui Durand, Inter, art actuel 104 propose un substantiel survol de l'art autochtone actuel. Tout d'abord, un essai de Guy Sioui Durand dresse un tableau d'ensemble du contexte géopolitique, indissociable de la nature même de l'art autochtone. Dans la tradition autochtone de respect des aînés, nous publions des poèmes extraits de Tshissinuatshitakana/Bâtons à message, œuvre majeure de Joséphine Bacon et en grande primeur est édité De Mineralis, le nouveau manifeste de Domingo Cisneros. Les auteures Denise Brassard, Édith-Anne Pageot et Antoinette de Robien analysent les facettes de l'œuvre de ces deux pionniers. La troisième partie, le cœur du dossier, rassemble la masse critique de l'actuelle effervescence de l'art autochtone. En cherchant à distinguer et à relier à la fois ce qui se passe dans les réserves et dans la Cité, deux catégories regroupent les pratiques et œuvres : les métamorphoses de l'oralité (rythmes et sons, poésie, art action, théâtralité et littérature) et les peaux visuelles (arts visuels, documentaires, cinéma). La notion clef est celle de circulation : dans les réserves et les villes, sans oublier le contexte des solidarités aborigènes altermondialistes et la présence des artistes autochtones sur les scènes internationales. Ce vol d'aigle se termine sur un phénomène sociologique étonnant, distinct des complices, qu'engendre l'imaginaire autochtone : les « néo-indiens ». Aussi, les apports des Véronique Audet, des Pierre Gill, Sonia Robertson, Chloë Charce, Anne-Marie St-Jean Aubre, Isabelle St-Amand, Jonathan Lamy et Margaret Rind, nous signalent que l'imaginaire autochtone est, depuis le début des contacts, un univers partagé tant par ses différences que par ses osmoses d'identité et d'altérité. [Sommaire]
| Québec/Canada : | |
| États-Unis : | |
| International : |