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Identité et identification

Identité et Identification

Traditions, mutations et métissages

Dans le cadre de sa programmation d’été, Le Lieu, centre en art actuel a invité Sonia Pelletier commissaire et coordonnatrice générale du Regroupement des arts interdisciplinaires du Québec (RAIQ) à présenter lors d’une soirée de performance son projet IDENTITÉ ET IDENTIFICATION / Traditions, mutations et métissages. Le point de départ se fera au 345 rue du Pont puis le public sera invité à se déplacer dans le quartier Saint-Roch afin d’y découvrir une succession de performances.

Que l’on soit orienté ou désorienté, dans un entre-deux transitoire, historiquement la confiance envers ce que l’on pourrait nommer un «nous» collectif est l’apanage des sociétés dites modernes. Pour reprendre une expression, sommes-nous devenus «une communauté par défaut» ? S’agit-il d’une quête, d’une perte de repère, d’une crise ou d’un virage identitaire ?

Dans la foulée des récents mouvements nationaux et politiques en faveur de l’indépendance et de la souveraineté, que l’on pense aux revendications récentes de territoire des Atikamekws, du dernier référendum en Écosse ou celui plus problématique des Catalans et de l’enthousiasme que ceux-ci ont suscité à l’égard des enjeux de celui du Québec, ce projet propose des artistes emblématiques en ce sens qui participent et inspirent artistiquement cette mouvance par le biais d’une œuvre médiatique interactive et d’interventions performatives.

Plus largement, ce sont pour des motifs identitaires, d’identification, de sentiment d’appartenance ou d’exclusion, d’émancipation et d’appropriation, d’incertitudes et d’espoirs, de posture et d’imposture, d’embarras et de lieux communs que nous avons rencontrés et regroupés ces quatre artistes dont les pratiques artistiques en retiennent des emblèmes, des symboles, des signes et des mythes afin de mieux interroger leur pertinence. L’histoire nous démontre que ces derniers fonctionnent et se construisent à partir d’émotions. Cela expliquerait leur résistance au temps et à l’histoire. Pouvons-nous donc encore aujourd’hui être collectivement fiers de ce que nous sommes devenus ou faut-il écarter « l’identité » et ce qui la constitue au nom de l’ouverture au monde? L’argument de la mondialisation a le dos large.

Les frontières sont devenues de plus en plus poreuses. Peut-on affirmer que les artistes sont les derniers porteurs d’une spécificité nationale et qu’est-ce qui la définit? Cela en fait-il un art proprement québécois ? Ce programme artistique propose des réflexions sur l’histoire nationale, ses emblèmes culturels, son territoire, ses politiques et ses droits. Ces constructions et appropriations identitaires sont mises en relief afin d’en révéler des traditions, leurs mutations en cours et des résultats transformés sous forme de métissages.

Le public est invité à explorer à travers une œuvre ludique de Nathalie Bujold basée sur des mises en scène d’objets folkloriques et des animations utilisant des mots de la langue québécoise. En puisant dans le passé afin de la projeter vers l’avenir, Simon Beaudry nous convie dans l’un de ces « chantiers » devenus un lieu d’expression de ses nouveaux langages au carrefour de l’engagement, de la réflexion et de l’action. Le personnage de Fritta Caro, incarné par Helena Franco Martin nous fait entrevoir un métissage de repères culturels qui s’impose aux nouveaux arrivants qui doivent s’adapter à la nouvelle réalité de leur terre d’accueil. Enfin, nous pourrons suivre la procession de Noémi McComber qui nous incite à recomposer des signes donnés pour reprendre possession de nos repères, telle une reconstruction subjective, qui s’inscrit dans un processus d’émancipation entre la faille, la prise de risque et la prise de pouvoir.

Les artistes

Simon Beaudry

Nécropolitique II, action performative, 2015

La démarche artistique de Simon Beaudry explore l’identité québécoise. Chez cet artiste, l’identité est la matière qui nourrit une réflexion personnelle et collective. Un dialogue ouvert se créé entre les deux et donne naissance à une mythologie personnelle qui transforme cette identité en puisant dans le passé afin de la projeter vers l’avenir. Ces œuvres deviennent des lieux de rencontre ou la parole et la transposition de soi sont rendues possibles et malléables. Sa pratique est en mutation. Son langage artistique se métisse tout comme notre société. Et lui, il cherche. Ces « chantiers » sont des lieux d’expression de ses nouveaux langages, au carrefour de l’engagement, de la réflexion et de l’action.

Simon Beaudry est un artiste qui vit et travaille à Montréal. Depuis 2012, il est étudiant à la maîtrise en arts visuels et médiatiques à l’UQÀM. En 2007, il a fondé le collectif «Identité québécoise» avec l’auteur Philippe Jean Poirier. Au sein de ce groupe, il organise des conférences, rédige des textes et créé ses premières œuvres sur le thème de l’identité. Depuis 2011,un premier projet d’exposition intitulé Câliboire, a été présenté par les centres d’artistes Espace Virtuel à Chicoutimi, Espace F à Matane, la galerie Art Mûr à Montréal, au sein de l’exposition collective Chromatique à la SAT à Montréal et aux Centres d’exposition d’Amos et de Val-D’Or. Depuis 2013, il a réalisé le projet Véhicule et Scalp pour la galerie BAC à Montréal, puis pour la Maison de la culture Marie-Uguay. Trois autres expositions solos ont été présentées en 2014 à la Maison Hamel- Bruneau à Québec et au Centre Sagamie à Alma et au centre d’exposition à Val-David.

simonbeaudry.ca

Nathalie Bujold

Hourra pour la pitoune, œuvre médiatique interactive,
produit par l’Agence TOPO, Montréal, 2014

Cette œuvre fait référence à l’identité sociale québécoise en utilisant des objets familiers du quotidien ou des matériaux d’un folklore idéalisé. En écho numérique à son exposition En Wing en Hein présentée dans plusieurs centres d’artistes au Québec, Nathalie Bujold propose un site ludique basé sur des mises en scène d’objets folkloriques et des animations utilisant des mots de la langue québécoise. L’identification ou la construction identitaire passe ici par le langage et les images qu’il produit. Du tricot aux technologies de pointe, il s’agit d’un métissage de savoirs faire. Pour les mutations, la fermière numérique nous convie à les expérimenter en naviguant joyeusement. Hourra pour la pitoune!

Nathalie Bujold complète actuellement une maîtrise en arts visuels et arts médiatiques à l’Université du Québec à Montréal. Des 1992, elle s’est joint au centre d’artistes l’Oeil de Poisson à Québec. Une exposition solo intitulée Le nouveau Wing en hein (1998) a circulé dans plusieurs centres d’artistes au Québec, au Canada et à Marseille en France. L’exposition « Pixels et Petits points » présentait diverses manières d’aborder les images en mouvements au Centre Clark (2004). Plusieurs expositions collectives et résidences l’ont menée à Turin, Soissons, Bogota, Beyrouth et Marseille. Une connivence avec la musique l’amène à signer les musiques du spectacle « Le voyage d’un gâteau » (1992) et à collaborer avec le Quatuor Bozzini: avec Bernard Falaise pour « Les petites portes » (2010) et plus récemment avec Taylor Brook. Son travail impliquant l’image en mouvement débute en 1989 avec des formats Super-8 dont « Simple, rapide et délicieux » et « Le Sheik brun » acquis par la cinémathèque de l’Université Laval. Par la suite, une quinzaine de monobandes vidéo suivront dont « Les trains où vont les choses » qui lui valent le prix à la création artistique du CALQ en 2008.

espritpratique.wordpress.com

Helena Franco Martin

Effet colombe, action performative, 2015

Fritta Caro tout comme ses autres personnages de fiction sont nés de questionnements sur l’identité lors de l’adoption d’un nouveau territoire politique. Son immigration au Québec lui a fait connaître de nouvelles traditions. Un métissage de repères culturels s’impose aux nouveaux arrivants et des choix doivent s’effectuer afin de s’adapter à une nouvelle réalité. Lors de ce processus d’apprivoisement, la culture d’origine tout comme les cultures d’accueil sont remises en question et de ce processus, apparaissent de nouvelles appartenances. Il devient difficile de résumer ces identités émergentes sous la forme d’un drapeau ou par un simple passeport. Le personnage de Fritta Caro se positionne alors dans certaines actions qui visent à nommer certaines incohérences des discours, des politiques institutionnels d’intégration des immigrants et des éléments sur l’identité même de la culture d’accueil. Fritta Caro est à la fois questionnement et désir d’appartenance.

Helena Martin Franco est née à Cartagena en Colombie. Elle vit et travaille à Montréal depuis 1998. Elle a fait des études de maîtrise en arts visuels et médiatiques à l’Université du Québec à Montréal. Elle a également enseigné les arts dans des universités colombiennes et à Montréal et s’est impliquée activement dans des organismes communautaires voués à l’éducation populaire et à la diffusion de l’art contemporain. Elle est membre du collectif La Redhada (réseaux des femmes artistes du caraïbe colombien), et du collectif de diffusion d’art actuel L’Araignée, Québec. Sa pratique multidisciplinaire explore le métissage qui dialogue avec la photographie, la vidéo, la performance, l’installation et le cyberespace. Son travail plus récent interroge sur les transformations identitaires dans des milieux d’immigration. Il a été présenté en République Dominicaine, Espagne, Nouvelle-Zélande, Colombie, États-Unis et dans des centres d’artistes au Québec. Elle a également réalisé une série de performances sous le personnage métissé de Fritta Caro, qui résulte de son expérience vécue et de la recherche sur l’identité et l’immigration. Cette démarche lie différents référents culturels où cohabite à la fois un dialogue fluide et parfois truffé de tensions contradictoires.

helenamartinfranco.com

Noémi McComber

Reconfigurations ; La procession des drapeaux, action performative, 2015

L’artiste s’intéresse au concept de l’autre et de l’altérité, à la rencontre et au dépaysement, au moment de rupture et de déconstruction qui nous mène devant un vide, dans un moment de vertige, qui nous pousse à recomposer les signes donnés pour reprendre possession de nos repères, telle une reconstruction subjective, qui s’inscrit dans un processus d’émancipation entre la faille, la prise de risque et la prise de pouvoir. Plus particulièrement, elle s’intéresse au folklore québécois, comme un bagage identitaire dans lequel elle puise en plongeant dans une tradition et une histoire singulière pour en extraire de la matière à réexaminer, à recomposer et à reformuler. Mettre en valeur le « matrimoine » et le patrimoine du lieu d’où elle vient, en se les réappropriant, pour leur redonner une charge critique et une valeur renouvelée dans le contexte actuel de dépossession, de mondialisation et de pertes de repères identitaires est au cœur de ce projet.

Noémi McComber a complété une maîtrise en arts visuels et médiatiques du Chelsea College of Art (University of the Arts, Londres) au Royaume-Uni en 2002. Depuis, elle poursuit avec différents projets artistiques en tant qu’artiste et commissaire, adoptant une approche multidisciplinaire et collaborative. Elle a notamment présenté son travail au Institute of Contemporary Art (ICA) à Londres et au Kunstverein Kohlenhof à Nurembourg en 2003, au Moscow Centre for the Arts et à la Castlefield Gallery de Manchester en 2006, à la galerie L’Oeil de poisson de Québec et au Musée des Beaux-arts de Sherbrooke en 2007, ainsi qu’à La Centrale galerie Powerhouse et à B-312 à Montréal en 2009. En 2011, elle a présenté Nouveaux drapeaux pour vieux monuments à Dare-Dare, Déploiement en règle à Viva art action! à Montréal ainsi que La peau du bronze, une exposition solo à la Maison des Arts de Laval. En 2013 on a pu voir ses vidéos à Optica dans une exposition individuelle intitulée Mise en échec et son travail a été diffusé en Finlande, au Pays de Gales et en Colombie. Elle est l’une des membres fondatrices du collectif L’Araignée, collectif féministe de diffusion en art contemporain. Elle vit et travaille à Montréal.

noemimccomber.com

La commissaire

Sonia Pelletier est active au sein de plusieurs organismes culturels québécois œuvrant dans le milieu de l’art actuel en tant que complice, coordonnatrice de projets, critique d’art, commissaire et éditrice indépendante. Elle s’intéresse aux idées, à la politique, à la culture, aux pratiques d’art action, d’intervention, plastiques également et à leurs multiples lieux de diffusions éphémères et permanents. En plus de ses collaborations à de nombreuses publications de centres d’artistes à Montréal et en région, elle a notamment publié dans Le Devoir et dans plusieurs périodiques culturels québécois. Elle a aussi été directrice artistique de 2006 à 2009 à la revue Spirale. Elle a été coordonnatrice des Éditions Artextes de 2002 à 2005 et elle a également fondé et dirigé la maison d’édition PAJE (Projet Adapté à la Jeune Écriture) de 1989 à 1996, qui se consacrait à la publication d’ouvrages littéraires, d’essais, de bandes dessinées et de catalogues d’exposition. Parmi les ouvrages qu’elle a coordonnés et dirigés, mentionnons : ATSA Quand l’art passe à l’action (ATSA, 2008), et plus récemment en collaboration avec Michel Lefebvre et Bernard Schütze .(La Société de Conservation du présent), (1985-1994) (Agence TOPO, 2013). Elle coordonnait jusqu’à tout récemment l’édition de la revue Ciel variable et est actuellement coordonnatrice générale du Regroupement des arts interdisciplinaires du Québec (RAIQ).

Map

Artistes : Simon Beaudry, Nathalie Bujold, Helena Martin Franco, Noémi McComber
Commissaire : Sonia Pelletier
Les médiateurs Mélissa Correia et Guy Sioui Durand seront sur place pour accompagner le public.

Les artistes et la commissaire tiennent à remercier l’Entente de développement culturel / Ville de Québec, Le Lieu, centre en art actuel, le Conseil de la culture des régions de Québec et de Chaudière-Appalaches ainsi que le RAIQ pour leurs précieux soutiens.

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