Centre en art actuel
345, rue du Pont, Québec (Québec) G1K 6M4, Canada
T (418) 529.9680 - F (418) 529.6933
infos@inter-lelieu.org
Heures d'ouverture des bureaux
Lundi au vendredi de 8h à 17h
Heures d'ouverture de la galerie
Lundi au Jeudi de 9 h à 16 h
Vendredi de 9 h à 15 h
Samedi et dimanche 13 h à 17 h

Direction

Richard Martel
programmation@inter-lelieu.org
418-529-9680 poste 1

Administration

Geneviève Roy
administration@inter-lelieu.org
418-529-9680 poste 3

Rédaction

Geneviève Fortin
redaction@inter-lelieu.org
418-529-9680 poste 5

Communication Distribution

Patrick Dubé
infos@inter-lelieu.org
418-529-9680 poste 4

Logistique

Frédérique Hamelin
logistique@inter-lelieu.org
418-529-9680

Publicité

pub@inter-lelieu.org
418-529-9680 poste 6

Graphisme

Chantal Gaudreault
Site développé avec Wordpress
© Design et programmation Vincent Hanrion & Olivier Larochelle
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Appel de dossier RÉSIDENCE DE PERFORMANCE / Call for proposal PERFORMANCE ART RESIDENCY

15 septembre 2017

Appel de dossier • Résidence en art action/performance

Janvier-février 2018/LeLieu

Date limite 15 septembre 2017

Le Lieu, centre en art actuel, par la proposition de son Comité de programmation, propose une résidence de création en art action/performance lors de sa programmation hiver 2018.

La résidence d’une durée de trois semaines, qui se déroulera en janvier-février 2018, offrira à l’artiste sélectionné un espace de création en galerie ainsi qu’un accès libre au centre de documentation du Lieu, centre en art actuel. Une ouverture et une fermeture de résidence seront au programme afin de découvrir la pratique de l’artiste ainsi que constater l’évolution de son expérimentation. Le Lieu, centre en art actuel offrira un «droit d’exposition» conforme au norme CARFAC pour la tenue d’une exposition en galerie, et offrira un hébergement à même le centre dans ses nouvelles installations.

Les propositions devront être intrinsèquement liés à l ‘art action/performance.
Votre dossier doit contenir :
– Curriculum Vitae (Max. 3 pages)
– Texte de démarche (Max. 250 mots)
– Courte biographie (max. 250 mots)
– Texte de présentation de projet (Max. 500 mots)
– Documentation visuelle (Max. 15 images au format JPEG – 72dpi)
– Documentation vidéo (liens youtube, vimeo ou autres)
– Dossier de presse (facultatif)
Nous accepterons les dossiers compressés (.zip) envoyés par courriel via Wetransfer à l’adresse suivante : programmation@inter-lelieu.org
La date limite pour envoyer vos dossiers est le 15 septembre 2017.

Call for proposal • Performance art residency

January-february 2018/LeLieu

Deadline 15 septembre 2017

Le Lieu, centre en art actuel, proposes a creation residency for action art / performance art during the winter 2018 programming.
The three-week residency, which will take place in January-February 2018, will offers the selected artist a space for creation in the gallery as well as free access to Le Lieu’s documentation center. An opening and a closing of residency will be on the program to discover the practice of the artist as well as to observe the evolution of his experimentation.
Le Lieu will offers an « exhibition fee » in accordance with the CARFAC standard for a gallery exhibition, and will provide accommodation at the center in its new facilities. Proposals must be intrinsically linked to art action / performance art. Your file must contain: – Curriculum Vitae (Max 3 pages) – Text of approach (Max 250 words) – Short biography (max 250 words) – Text of presentation of project (Max 500 words) – Visual documentation (Max 15 images in JPEG format – 72dpi) – Video documentation (links youtube, vimeo or others) – Press kit (optional).

We will accept compressed files (.zip) sent via email via Wetransfer to the following address:
programmation@inter-lelieu.org

The deadline for submissions is September 15, 2017.

7485

Les fous de Bassan • Jean Michel René

2 juin 2017

Les fous de Bassan

Jean Michel René • Récipiendaire du prix Inter/LeLieu

Du 2 au 30 juin 2017

Vernissage le vendredi 2 juin à 19 h

C’est avec plaisir que Le Lieu, centre en art actuel et Inter, art actuel vous convie au vernissage de l’installation Les fous de Bassan de l’artiste Jean Michel René, récipiendaire du prix Inter/Le Lieu 2016 du 2 au 30 juin 2017. Le vernissage se déroulera le 2 juin à 19 h au 345, rue du Pont.

Les fous de Bassan

Après avoir vu des oiseaux se jeter du haut des airs vers la mer, un homme est marqué par la folle idée de faire disparaitre son corps sous l’eau. L’installation Les fous de Bassan de Jean Michel René nous plonge dans un périple mythique où règne l’horizon. Dans un décor tout en sobriété et bercé par les vagues, les images nous amènent directement à la mer voir un homme poursuivre lentement sa quête : de faire tout comme les oiseaux fous.

Biographies

Jean Michel René est un jeune artiste originaire de la Ville de Québec. Il détient un Baccalauréat en arts visuels et médiatiques de l’Université Laval. Il poursuit maintenant sa recherche artistique fortement teintée d’une utilisation de l’image et du corps. Durant les dernières années, il a pris part à plusieurs soirées de performances ainsi qu’à divers évènements artistiques à Québec dont Les Cabarets Mobiles du Mois-Multi en 2016 et le LAB 2 : Mobilité et déplacement en 2015. Dans le cadre de sa toute première exposition solo, il présente le projet Les fous de Bassan au Lieu, centre en art actuel.

LE LIEU, CENTRE EN ART ACTUEL

Actif à Québec depuis 30 ans déjà, Le Lieu, centre en art actuel est engagé dans des activités sédentaires à Québec ainsi que dans des opérations nomades, activités et projets au Québec comme à l’étranger. Le caractère multidisciplinaire du centre fait côtoyer installation, performance, manœuvre, art action, art audio, poésie sonore, vidéo et autres explorations des paramètres de l’expressivité artistique.

Remerciements

7476

DISCUSSION : DROITS D’AUTEUR

25 mai 2017

DISCUSSION : DROITS D’AUTEUR

Le jeudi 25 mai à 17 h

Avec Michaël La Chance, Georges Azzaria et John Boyle Singfield

C’est avec plaisir que Le Lieu, centre en art actuel vous convie à la seconde conférence portant sur le droit d’auteur, qui se tiendra le jeudi 25 mai 2017 à 17h. Georges Azzaria (spécialiste du droit d’auteur), Michaël La Chance (philosophe et sociologue) et John Boyle-Singfield (artiste) participeront à la conférence, qui se présentera sous la forme d’une discussion ouverte où des idées telles que le droit, la propriété intellectuelle, la liberté d’expression et la censure seront questionnées et débattues.

Biographies

Georges Azzaria enseigne la propriété intellectuelle et la sociologie du droit à la Faculté de droit de l’Université Laval à Québec. Il a été le directeur des droits de la Société de droits d’auteurs en arts visuels du Québec (SODART) et du Regroupement des artistes en arts visuels (RAAV), a siégé au sein de plusieurs conseils d’administration d’organismes culturels et a occupé, de 2009 à 2012, le poste de vice-doyen aux études supérieures et à la recherche de sa faculté. Ses premières recherches ont porté sur les rapports entre l’art et le droit d’auteur, ainsi que sur le statut socio-économique des artistes et s’intéresse depuis 2012 aux technologies numériques sous l’angle de la propriété intellectuelle, de la vie privée et de la régulation juridique. Georges Azzaria est également un artiste sonore qui, intéressé par l’expérimentation radiophonique au milieu des années 1980, s’est également consacré à la création d’objets sonores.

John Boyle-Singfield est un artiste canadien vivant à Montréal. Il a étudié à L’École Nationale Supérieure des Beaux Arts de Lyon et à l’Université du Québec à Chicoutimi, où il a obtenu son Baccalauréat. Son travail aborde la notion de mémoire, de valeur et d’exposition à l’intérieur d’un monde lourdement affecté par la technologie, la globalisation et la violence systémique. Il a récemment exposé ses recherches à Neutral Grounds (Regina), Galerie Trois Points (Montréal), Trinity Square Video (Toronto) galerie Justina M. Barnicke (Toronto), Le Lieu, centre en art actuel (Québec) et au musée d’art contemporain de Montréal.

Essayiste et poète, Michaël La Chance est professeur titulaire de théorie esthétique à l’Université du Québec à Chicoutimi. Chercheur CELAT, membre du comité de la revue Inter Art Actuel, il a récemment reçu un prix d’excellence de la critique 2015 décerné par la SODEP. Il a publié sept recueils de poésie et autant de proses : dont [mytism] L’archè-originaire, Triptyque 2009 (finaliste prix de poésie de l’Académie des lettres 2010) ; Épisodies, La Peuplade, 2014 (Prix Ringuet de l’Académie des lettres 2015) et Crapaudines, Triptyque, 2015 (Mention d’excellence des Écrivains francophones d’Amérique).

LE LIEU, CENTRE EN ART ACTUEL

Actif à Québec depuis 30 ans déjà, Le Lieu, centre en art actuel est engagé dans des activités sédentaires à Québec ainsi que dans des opérations nomades, activités et projets au Québec comme à l’étranger. Le caractère multidisciplinaire du centre fait côtoyer installation, performance, manœuvre, art action, art audio, poésie sonore, vidéo et autres explorations des paramètres de l’expressivité artistique.

Remerciements

7421

EXPOSITION SOLO

28 avril au 21 mai

LE LIEU, CENTRE EN ART ACTUEL

Actif à Québec depuis 30 ans déjà, Le Lieu, centre en art actuel est engagé dans des activités sédentaires à Québec ainsi que dans des opérations nomades, activités et projets au Québec comme à l’étranger. Le caractère multidisciplinaire du centre fait côtoyer installation, performance, manœuvre, art action, art audio, poésie sonore, vidéo et autres explorations des paramètres de l’expressivité artistique.

Remerciements

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Finissage et performances

15 avril à 20 h

PERFORMANCE D’ALEXIS BELLAVANCE + PERFORMANCE SONORE DE FRÉDÉRIC ACQUAVIVA ET LORÉ LIXENBERG

Finissage + performances le samedi 15 avril à 20 h

C’est avec plaisir que Le Lieu, centre en art actuel vous convie au finissage de l’exposition Le double d’Alexis Bellavance. Ce sera lors d’une soirée de performances que cette exposition prendra fin. Vous êtes conviés le 15 avril au 345, rue du Pont à Québec dès 20 h.

Biographies

Artiste pluridisciplinaire, Alexis Bellavance travaille dans le temps. Ses constats, parfois bruyants, parfois silencieux, sont des observations très concrètes de ce qui l’entoure. Cycles, positions, lois, échos, matière, deviennent les segments d’un travail d’échafaudage conceptuel qui le mènent vers différentes disciplines : art audio, photographie, performance, installation. Les œuvres qu’il réalise sont autant de résultats empiriques qui émergent de l’attention qu’il porte au réel et à certains de ses accidents. Bellavance est co-fondateur de l’évènement de performance VIVA! Art Action, membre actif du centre d’artistes Perte de Signal et vice président au sein du conseil d’administration du centre des arts actuels Skol. Basé à Montréal, il présente régulièrement son travail sur la scène nationale et internationale.

Frédéric Acquaviva, né en France en 1967, est compositeur de musique expérimentale et artiste sonore. Il habite à Berlin depuis 2012. Il a composé 40 pièces depuis 1990 et a fait paraître plus de 20 CD monographiques chez Al Dante, Casus Belli et ß@£, a publié de nombreux livres ou multiples, acquis par le Centre Pompidou et exposés lors de sa rétrospective Music & Multiples, Multiple Musics en 2017 à Berlin. Acquaviva a performé dans des musées, galeries, festivals tels que : Moderna Museet, Palais de Tokyo, Tate Modern, Lara Vincy, White Box, Galleria Peccolo et bien d’autres endroits. En 2014, il a ouvert l’espace artistique « La Plaque Tournante » à Berlin avec la mezzo-soprano anglaise Loré Lixenberg et a lancé le magazine transmédia annuel CRU.

Loré Lixenberg est une artiste vocale incontournable en musique contemporaine et expérimentale. Ses expérimentations vocales se prolongent en œuvres d’art physiques, en direction et en compositions vocales/théâtrales pour le cinéma, le théâtre physique, les nouvelles technologies et le théâtre d’objets. Lixenberg codirige La Plaque Tournante, un espace artistique expérimental à Berlin, avec le compositeur Frédéric Acquaviva. Elle a donné plus de 1 000 représentations autour du monde, du Royal Opera de Covent Garden aux salles indépendantes les plus undergrounds et a joué avec des ensembles comme l’Ensemble Intercontemporain, BCMG, l’Orchestre symphonique de la BBC, l’Orchestre philharmonique de Berlin, et l’Orchestre philharmonique de Tokyo. Son livre Memory Maps fait partie de la collection de livres d’artistes de la Bibliothèque Kandinsky/Centre Pompidou ainsi que son œuvre d’art sonore Bird/Transformation section. Son premier CD-œuvre The Afternoon of a phone est paru chez £@B en 2014 et a été présenté récemment au Hamburger Bahnhof à Berlin.

LE LIEU, CENTRE EN ART ACTUEL

Actif à Québec depuis 30 ans déjà, Le Lieu, centre en art actuel est engagé dans des activités sédentaires à Québec ainsi que dans des opérations nomades, activités et projets au Québec comme à l’étranger. Le caractère multidisciplinaire du centre fait côtoyer installation, performance, manœuvre, art action, art audio, poésie sonore, vidéo et autres explorations des paramètres de l’expressivité artistique.

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Le double • Alexis Bellavance

du 24 mars au 16 avril

Le double

Exposition d’Alexis Bellavance du 24 mars au 16 avril

Finissage et performances le 15 avril à 20 h avec Alexis Bellavance, Frédéric Aquaviva et Loré Lixenberg

C’est avec plaisir que Le Lieu, centre en art actuel vous convie au vernissage de l’installation Le double de l’artiste Alexis Bellavance du 24 mars au 16 avril. Le vernissage se déroulera le 24 mars à 19 h au 345, rue du Pont et sera précédé du lancement de la revue Inter, art actuel #125 – Connectivités. De plus, vous êtes conviés le 15 avril à 20 h à une soirée de performances avec l’artiste Frédéric Acquaviva, Loré Lixenberg et Alexis Bellavance.

Le double

Une perspective (traduction du russe : проспект, prospekt) est aussi un type d’avenue, de rue.

Deux sphères blanches dans un espace obscur. L’œil s’habituant à la pénombre, perçoit un chatoiement lumineux sur leur surface. Graduellement, on prend conscience que les lueurs sont engendrées par les réflexions de la lumière venant de l’extérieure, de la rue. Le passant, déambulant sur le trottoir, entrera dans la galerie sans le savoir, le corps dédoublé par cette perspective forcée. Impression rétinienne surdimensionnée, Le double est une machine à re-voir en temps réel. Alexis Bellavance remercie le Conseil des arts et lettres du Québec pour son soutien.

Biographies

Artiste pluridisciplinaire, Alexis Bellavance travaille dans le temps. Ses constats, parfois bruyants, parfois silencieux, sont des observations très concrètes de ce qui l’entoure. Cycles, positions, lois, échos, matière, deviennent les segments d’un travail d’échafaudage conceptuel qui le mènent vers différentes disciplines : art audio, photographie, performance, installation. Les œuvres qu’il réalise sont autant de résultats empiriques qui émergent de l’attention qu’il porte au réel et à certains de ses accidents. Bellavance est co-fondateur de l’évènement de performance VIVA! Art Action, membre actif du centre d’artistes Perte de Signal et vice président au sein du conseil d’administration du centre des arts actuels Skol. Basé à Montréal, il présente régulièrement son travail sur la scène nationale et internationale.

Frédéric Acquaviva, né en France en 1967, est compositeur de musique expérimentale et artiste sonore. Il habite à Berlin depuis 2012. Il a composé 40 pièces depuis 1990 et a fait paraître plus de 20 CD monographiques chez Al Dante, Casus Belli et ß@£, a publié de nombreux livres ou multiples, acquis par le Centre Pompidou et exposés lors de sa rétrospective Music & Multiples, Multiple Musics en 2017 à Berlin. Acquaviva a performé dans des musées, galeries, festivals tels que : Moderna Museet, Palais de Tokyo, Tate Modern, Lara Vincy, White Box, Galleria Peccolo et bien d’autres endroits. En 2014, il a ouvert l’espace artistique « La Plaque Tournante » à Berlin avec la mezzo-soprano anglaise Loré Lixenberg et a lancé le magazine transmédia annuel CRU.

Loré Lixenberg est une artiste vocale incontournable en musique contemporaine et expérimentale. Ses expérimentations vocales se prolongent en œuvres d’art physiques, en direction et en compositions vocales/théâtrales pour le cinéma, le théâtre physique, les nouvelles technologies et le théâtre d’objets. Lixenberg codirige La Plaque Tournante, un espace artistique expérimental à Berlin, avec le compositeur Frédéric Acquaviva. Elle a donné plus de 1 000 représentations autour du monde, du Royal Opera de Covent Garden aux salles indépendantes les plus undergrounds et a joué avec des ensembles comme l’Ensemble Intercontemporain, BCMG, l’Orchestre symphonique de la BBC, l’Orchestre philharmonique de Berlin, et l’Orchestre philharmonique de Tokyo. Son livre Memory Maps fait partie de la collection de livres d’artistes de la Bibliothèque Kandinsky/Centre Pompidou ainsi que son œuvre d’art sonore Bird/Transformation section. Son premier CD-œuvre The Afternoon of a phone est paru chez £@B en 2014 et a été présenté récemment au Hamburger Bahnhof à Berlin.

LE LIEU, CENTRE EN ART ACTUEL

Actif à Québec depuis 30 ans déjà, Le Lieu, centre en art actuel est engagé dans des activités sédentaires à Québec ainsi que dans des opérations nomades, activités et projets au Québec comme à l’étranger. Le caractère multidisciplinaire du centre fait côtoyer installation, performance, manœuvre, art action, art audio, poésie sonore, vidéo et autres explorations des paramètres de l’expressivité artistique.

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Joël Hubaut • Manif d’art 8 • L’art de la joie

du 18 février au 12 mars

Manif d’art 8 : Le Lieu, centre en art actuel
présente Joël Hubaut

Joël Hubaut – Performance et installation 2017

Du 18 février au 12 mars 2017

Vernissage le samedi 18 février à 14h

Le Lieu, centre en art actuel accueille l’artiste français Joël Hubaut du 18
février au 12 mars dans le cadre de Manif d’art 8 – La biennale de Québec. Cette exposition s’inscrit dans la programmation de L’Art de la joie, une série d’expositions interreliées élaborée par la commissaire Alexia Fabre.

Une liberté esthétique et idéologique traverse l’ensemble de la pratique de Joël Hubaut, opposant l’énergie du désordre à l’obsession d’un idéal. Répondant à la thématique de l’Art de la joie avec la folie et l’irrévérence qu’on lui connait, l’artiste propose une oeuvre installative et performative inédite.

Joël Hubaut – Amiens, France / Paris, France

Artiste inclassable, Joël Hubaut développe, depuis les années 1970, une pratique hybride et transversale, allant du dessin à l’installation, en passant par la photo, la musique, la sculpture, la peinture, la vidéo, l’écriture et la performance. Hubaut place la contamination au centre de sa réflexion. Son art est « épidémik », c’est-à-dire qu’il relève d’une attitude et d’un processus artistique élaboré comme une expérience en rhizome et contagieuse, qui envahit tout, interroge et tente de s’exprimer sans contrainte. Une liberté esthétique et idéologique traverse ainsi l’ensemble de ses œuvres, opposant à l’obsession d’un idéal (artistique, politique, etc.), l’énergie du désordre et d’une révolution générale, positive et joyeuse. Hubaut propose ici une nouvelle création, conçue sur mesure pour Manif d’art 8. Répondant au thème central de la biennale, L’art de la joie, avec la folie et l’irrévérence qui le caractérisent, il signe une œuvre qui combine performance et installation.

Manif d’art 8

Biennale majeure en art actuel sur la scène canadienne, Manif d’art 8 – La biennale de Québec présente du 17 février au 14 mai 2017 le travail de plus de 100 artistes provenant de tous les horizons. En plus des expositions, l’événement offre une pléiade d’activités évoluant autour du thème L’Art de la joie défini par la commissaire Alexia Fabre. Un total de 35 organismes culturels contribuent à faire de ce festival international une expérience incontournable tant pour les non-initiés que pour les spécialistes.

LE LIEU, CENTRE EN ART ACTUEL

Actif à Québec depuis 1982, Le Lieu, centre en art actuel est engagé dans des activités sédentaires à Québec de même que dans des opérations nomades, des activités et des projets partout en province et à l’étranger. Le caractère multidisciplinaire du centre fait côtoyer des pratiques comme l’installation, la performance, la manoeuvre, l’art action, l’art audio, la poésie sonore, la vidéo et bien d’autres explorations des paramètres de l’expressivité artistique. Depuis sa fondation, Le Lieu a toujours inclus à sa programmation des activités in
situ et hors les murs, ainsi que des opérations proches de ce que l’on admet aujourd’hui comme des pratiques interdisciplinaires ou de l’esthétique relationnelle. Dans un but d’échange, mais aussi pour contourner l’épineuse question de la documentation des pratiques éphémères, Le Lieu développe des moyens de faire interagir directement les générations d’artistes pour favoriser le transfert des connaissances, et ce, tant localement qu’internationalement. Un des leitmotivs du Lieu demeure la notion de réseau.

Remerciements

7291

La Ville affrontée

du 13 janvier au 5 février

LA VILLE AFFRONTÉE

Exposition de Marc Boutin du 13 janvier au 5 février

Vernissage le vendredi 13 janvier à 17 h

C’est avec plaisir que Le Lieu, centre en art actuel vous convie à sa première exposition de l’année qui s’intitule La Ville affrontée, qui se déroulera du 13 janvier au 5 février et présentera une rétrospective de l’artiste engagé Marc Boutin. Le vernissage se déroulera le 13 janvier à 17 h au 345, rue du Pont à Québec.

LA VILLE AFFRONTÉE

La Ville affrontée est un projet d’exposition voulant rendre hommage au travail tenace et engagé de l’architecte et géographe Marc Boutin. Orchestré par l’artiste et commissaire Hélène Matte, ce projet rétrospectif démontre la force de consternation et l’intelligence des propositions et du travail acharné de ce généreux visionnaire. C’est au travers des originaux et des reproductions grands formats de ses projets, dessins et peintures, ainsi qu’une anthologie de ses articles-phares, que se dessine la trajectoire de Boutin des années soixante-dix à aujourd’hui, donnant relief à son goût immodéré pour les luttes urbaines et à son amour inconditionnel pour la Ville de Québec assorti d’une hargne bien sentie contre les promoteurs immobiliers et les politiciens qui la défigurent. À l’instar des luttes urbaines menées par Boutin au cœur de la Ville de Québec (quartier Chinois, école Saint-Roch, îlot Berthelot, mail Saint-Roch, Grande Place, école Saint-Jean-Baptiste, îlot Irving, îlot Esso, Centre Durocher, etc.), il s’agit ainsi de penser sinon de vivre la psychogéographie de Québec, en passant par ses zones parfois douloureuses.

Biographies

Architecte et géographe urbain de formation, Marc Boutin est aussi journaliste, animateur social et artiste peintre-dessinateur. Actif au sein du journal Droit de parole, il y couvre l’urbanisme et l’engagement citoyen depuis 1974. Marc Boutin a réalisé de nombreuses esquisses et plans afin d’opposer des alternatives aux divers projets des promoteurs privés ou des autorités municipales. Ensembles, elles créent un puissant corpus permettant d’imaginer la Ville autrement, de constater que l’utopie n’est pas qu’un rêve, qu’éveillée elle demeure à notre portée. « Soyons réaliste, demandons l’impossible » devient chez Boutin : « Soyons idéalistes, ensemble, exigeons le possible ».

Tantôt directrice artistique, coordonnatrice ou administratrice, tantôt médiatrice, critique ou conférencière, Hélène Matte combine ces différentes vocations selon les occasions et les contextes et multiplie les projets rassembleurs et originaux. Doctorante en Littérature, art de la scène et de l’écran à l’Université Laval, elle interroge les notions de voix, de rencontre et de poésies expérimentales à travers une recherche et une série de créations. En tant que commissaire, Hélène Matte cherche à transposer l’adage Penser globalement agir localement et se donne pour mandat de révéler des enjeux actuels en mettant de l’avant des ressources parfois négligées afin d’assurer leur rayonnement.

LE LIEU, CENTRE EN ART ACTUEL

Actif à Québec depuis 30 ans déjà, Le Lieu, centre en art actuel est engagé dans des activités sédentaires à Québec ainsi que dans des opérations nomades, activités et projets au Québec comme à l’étranger. Le caractère multidisciplinaire du centre fait côtoyer installation, performance, manœuvre, art action, art audio, poésie sonore, vidéo et autres explorations des paramètres de l’expressivité artistique.

Remerciements

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Bartolo di Fredi’s Bloody Gash: La césarienne et la chute de l’homme

18 novembre au 18 décembre

Bartolo di Fredi’s Bloody Gash: La césarienne et la chute de l’homme
Installation de Michelle Lacombe du 18 novembre au 18 décembre
Vernissage le vendredi 18 novembre à 17 h

C’est avec un immense plaisir que Le Lieu, centre en art actuel vous convie à l’’installation Bartolo di Fredi’s Bloody Gash: La césarienne et la chute de l’homme.

Le vernissage se déroulera le 18 novembre à 17 h au 345, rue du Pont à Québec.

Bartolo di Fredi’s Bloody Gash: La césarienne et la chute de l’homme

L’installation Bartolo di Fredi’s Bloody Gash: La césarienne et la chute de l’homme est une relecture féministe d’une œuvre de Bartolo di Fredi. Une des nombreuses fresques de l’église collégiale Santa Maria Assunta en Toscane, La création d’Ève (1356-1367), représente une figure divine qui, de la main droite, offre la bénédiction, alors que de la main gauche, elle guide Ève, figure biblique chrétienne qui, pleinement constituée, émerge du flanc ouvert d’Adam. De toute l’histoire de l’art occidentale, cette œuvre est l’une des rares où la création de la femme est présentée de façon matérielle plutôt qu’allégorique. Cette fresque et plus spécifiquement l’intervention physique qui y est décrite – est à la base de l’ensemble du nouveau corpus d’œuvres présenté à Le Lieu, centre en art actuel.
L’installation réduit la peinture originale de di Fredi à ses éléments principaux symboliques, permettant d’en compromettre le récit. En reproduisant sur un véritable corps féminin cissexuel (celui de l’artiste) l’entaille qui est visible sur la fresque, l’incision est re-contextualisée et permet ainsi de référencer les premières interventions chirurgicales par césarienne, élargissant d’autant la portée de la lecture initiale de l’œuvre pour traiter simultanément des formes religieuses et médicalisées de la création de la vie. En marquant ainsi le corps féminin des deux formes dominantes d’appropriation institutionnalisée de la reproduction des femmes, le travail de Michelle Lacombe génère également un espace dans lequel peut se manifester une relecture féministe de l’image originale.

Caractérisée par un retour engagé et radical sur le corps subjectif de la femme, Bartolo di Fredi’s Bloody Gash: La césarienne et la chute de l’homme fait une utilisation stratégique de la modification corporelle pour embrouiller les frontières entre le corps et ses diverses références, soulignant la relation incarnée de l’artiste aux histoires culturelles de la reproduction et de la création.

Traduction : Plein sud

Biographie

Depuis l’obtention de son baccalauréat en beaux-arts de l’Université Concordia en 2006, Michelle Lacombe (Montréal, QC) a développé une pratique singulière en art corporel. Son travail a été présenté dans le contexte de différents événements de performance, expositions et colloques au Canada, aux États-Unis et en Europe. Michelle Lacombe est lauréate de la Bourse Plein sud 2015. En parallèle à sa pratique en art actuel, elle soutien également l’art action et d’autres pratiques indisciplinées. Elle est par ailleurs coordonnatrice du festival VIVA! Art Action.

LE LIEU, CENTRE EN ART ACTUEL

Actif à Québec depuis 30 ans déjà, Le Lieu, centre en art actuel est engagé dans des activités sédentaires à Québec ainsi que dans des opérations nomades, activités et projets au Québec comme à l’étranger. Le caractère multidisciplinaire du centre fait côtoyer installation, performance, manœuvre, art action, art audio, poésie sonore, vidéo et autres explorations des paramètres de l’expressivité artistique.

7275

LANCEMENT DU LIVRE QUÉBEC-BANGKOK

7 décembre

Québec-Bangkok
Encounter with Strangers/À la rencontre de l’autre

IMPERMANENCE de Renaud Philippe

Double lancement le mercredi 7 décembre à 17 h au Lieu, centre en art actuel

C’est avec un immense plaisir que Les Éditions Intervention vous convie au double lancement des publications Québec-Bangkok : Encounter with Strangers/À la rencontre de l’autre et IMPERMANENCE de Renaud Philippe.

Québec-Bangkok : Encounter with Strangers/À la rencontre de l’autre

Le Lieu, centre en art actuel, initiateur de l’échange artistique entre les villes de Québec et de Bangkok, avec la collaboration du Bangkok Art and Culture Center (BACC) et la complicité de centres d’artistes de Québec, soit Avatar (Vitrine / Galerie Manif d’art), la chambre blanche, L’Œil de Poisson et VU Photo ont sélectionnés des artistes québécois afin d’y présenter leur travail dans la capitale thaïlandaise. Par la suite, c’est au printemps 2016 qu’une délégation d’artistes thaïlandais est venue présenter leur travail dans la Capitale Nationale.

Cette publication propose un retour par quelques auteurs (Richard Martel, Guy Sioui Durand, Chumpon Apisuck, Lalinthorn Phencharoen et Luckana Kunvichayanont) sur le projet d’échange entre ces deux villes de Québec et de Bangkok. Cet ouvrage est un témoignage critique et visuel de cet échange culturel. De plus, Renaud Philippe, auteur photographe de Québec, se joint à nous pour la parution de son premier livre d’artiste IMPERMANENCE.

ARTISTES

Les artistes participants : Patrick Altman, Catherine Bélanger, Camille Bernard-Gravel, Cynthia Dinan-Mitchell, Marie-Claude Gendron, Marc-André Jésus, Christian Messier, Renaud Philippe, Richard Martel, Giorgia Volpe, Arnont Nongyao, Jedsada Tangtrakulwog, Mongkol Pliebangchang, Wantanee Siripattananantakul, Nopawan Sirivejkul, Lalinthorn Phencharoen, Prasert Yodkaew, Charintorn Rachurutchata et Miti Ruangkritya.

LE LIEU, CENTRE EN ART ACTUEL

Actif à Québec depuis 30 ans déjà, Le Lieu, centre en art actuel est engagé dans des activités sédentaires à Québec ainsi que dans des opérations nomades, activités et projets au Québec comme à l’étranger. Le caractère multidisciplinaire du centre fait côtoyer installation, performance, manœuvre, art action, art audio, poésie sonore, vidéo et autres explorations des paramètres de l’expressivité artistique.

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Autour de la mort il y a toujours la vie / Exposition collective

14 octobre au 6 novembre

Autour de la mort il y a toujours la vie
Exposition collective du 14 octobre au 6 novembre
Vernissage le vendredi 14 octobre à 17 h

C’est avec un immense plaisir que Le Lieu, centre en art actuel vous convie à l’exposition Autour de la mort il y a toujours la vie. Cette exposition collective qui se déroulera du 14 octobre au 6 novembre présentera le travail d’artistes du Saguenay-Lac Saint-Jean orchestrée par la commissaire Julie Andrée T.

Les artistes invités sont : Julien Boily, Étienne Boulanger, Cindy Dumais, Noémie Payant-Hébert et Yannick Potvin. Le vernissage se déroulera le 14 octobre à 17 h au 345, rue du Pont à Québec.

Mot de la commissaire

En route vers Québec, je réfléchis au titre de l’exposition. Tout ce qui me vient en tête c’est Autour de la mort. Certes rien d’original, c’est même banal. Comme un commentaire, j’y ajoute en sous-titre Il y a toujours la vie. Wow ! Encore plus cliché. Si depuis plusieurs années, je m’intéresse au trépas, certains diront que l’ombre d’optimisme ou d’espoir dans le sous-titre est beaucoup plus récente et c’est peut-être dû au fait que je suis mère depuis peu. Si j’ai toujours vu d’un angle théorique du vivant derrière la mort, maintenant je constate chaque jour qu’il y a de la mort dans l’ombre du vivant. Mais n’est-ce pas pour cette raison que le sujet est fascinant ? Dans le cadre de cette exposition, je vous invite à errer dans le paysage de la mort. Ludisme, romantisme ou hyperréalisme, chaque artiste (chaque œuvre) courtise avec le sublime Burkien. Aussi appelé « delight » (traduit par dépit par délice), c’est au milieu du XVIIIe siècle qu’Édouard Burk conceptualise ce que certains appelleront un plaisir négatif qui nécessite, comme dans l’expérience du paysage, le recul et la distance dans un rapport au douloureux et au terrible. Ce déplaisir sera la source d’inspiration de toute la littérature gothique du XVIIIe siècle dévoilant ainsi un côté sombre et violent. Ici, le rapport à la mort et au sublime est commenté de manière poétique, ludique, disons même scientifique et politique.

Biographie

Situant le corps et l’espace au cœur de sa recherche, Julie Andrée T. se manifeste en installation et en performance. Entre le poétique et le quotidien, son travail propose des zones communes abstraites mais reconnaissables afin d’investir différents champs de questionnement à la fois culturels et existentiels. Depuis 1996, elle a exposé ses œuvres et présenté ses performances au Canada, aux États-Unis, en Europe, en Asie et en Amérique du Sud. En 2003, elle joint le groupe de performance Black Market International. En 2010, on a pu voir son travail entre autres à la Biennale de La Havane, à la Biennale de Liverpool, au Festival TransAmériques, au Festival d’Avignon et au Push Festival de Vancouver. Elle s’est produite en 2014 à la Manif d’art de Québec. Julie Andrée T. a été professeure invitée au programme de performance de l’École du Musée des beaux-arts (Boston) entre 2008 et 2011.

Julien Boily est inspiré par le travail des anciens maitres de l’âge d’or de la peinture (XVIIe siècle). Il détourne les codes picturaux de cette époque pour représenter des scènes contemporaines. Il abandonne ainsi, toute quête d’invention formelle et utilise ce médium pour ces fonctions initiales de représentation du réel. La peinture participe alors à l’œuvre en tant qu’élément sémantique en soi au même titre que ce qui est représentés dans mes tableaux. C’est ainsi que, dans ses dernières propositions picturales, je joue d’ironie en peignant des natures mortes constituées de marchandises modernes éphémères, de géométries primitives et de formes abstraites au moyen d’une technique ayant subie l’épreuve du temps. Cette stratégie permet non seulement d’émettre un commentaire sur notre époque mais aussi, grâce au caractère nostalgique de mes images, de nous confronter à notre propre rapport aux objets, aux souvenirs qu’ils leurs sont rattachés et aux informations qu’ils peuvent contenir. Ces objets nous ramènent alors, par analogie, à l’absurdité de nos modes de consommation et par le fait même, à la manière d’un memento mori, à notre propre faillibilité.

Étienne Boulanger a présenté des performances artistiques sur la scène nationale et internationale au Canada, en Europe et en Asie. Il a participé à plusieurs expositions solos et collectives au Québec dont à Langage Plus d’Alma (2012-2016) et lors de l’événement ORANGE produit par la galerie Expression à Saint-Hyacinthe (2009). Ses vidéos d’art ont fait l’objet de bourses, de prix et de diffusions ici et à l’étranger. Il vit et travaille à Alma.

Cindy Dumais est née à Dolbeau en 1978, Cindy Dumais travaille à Saguenay. Membre des Ateliers Touttout, elle y poursuit ses recherches en arts visuels et en écriture. Dans sa pratique de l’art se profile une sorte d’agencement, à travers dessins, écrits, sculptures et installation, autour de la notion d’origine, autour des univers finis et infinis, matériels et immatériels. Elle interroge le dialogue avec soi et avec l’autre, l’art et ses références, l’origine des idées et de la matière. Son travail se manifeste par des projets d’exposition individuels et collectifs, des projets de publication et d’autres projets tels que scénographies, conceptions graphiques et illustrations. Elle tient le double rôle d’auteure et d’éditrice avec les éditions LaClignotante. Ses œuvres font partie de plusieurs collections privées et publiques.

Noémie Payant-Hébert détient une maîtrise en arts orientée vers la vidéo, l’installation et le décor et un baccalauréat en cinéma et vidéo de l’Université du Québec à Chicoutimi. Elle cherche par sa pratique une conciliation possible entre les langages filmiques et plastiques, qu’elle définie par l’idée du cinéma gris. Elle est aussi l’une des quatre membres actifs et fondateurs du collectif d’artistes Cédule 40. Travaillant aussi en décors et accessoires, elle a participé à diverses productions cinématographiques et télévisuelles.

Yanik Potvin est né à Alma. Il est détenteur d’un diplôme en arts visuels au niveau collégial, d’un certificat en biologie animal de l’UQAM, d’un baccalauréat en anthropologie à l’Université de Montréal ainsi que d’une maîtrise en arts visuels déposée à l’UQAC en 2013. Depuis 2011, son travail a été montré dans la région du Saguenay-Lac-St-Jean et du Bas-St-Laurent, à Montréal, en France, en République Tchèque, en Alberta, en Suède et en Grèce. Son travail se retrouve dans la collection de l’Université du Québec à Chicoutimi, dans celle du Kohoutov studio of ceramics en république Tchèque, du Medalta centre for contemporary ceramics en Alberta, dans celle du Musée des maîtres artisans du Québec ainsi que dans plusieurs collections privées. Il vit et travaille à Hébertville au Québec.

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MONTY CANTSIN et CAI QUING Conférence, workshop et soirée de performance

le 19 mai

MONTY CANTSIN et CAI QUING

Conférence le 19 mai à 16 h – OUVERT AU PUBLIC

Workshop les 20,21 et 22 mai – COMPLET

Soirée de performance le 27 mai à 20 h – OUVERT AU PUBLIC

Monty Cantsin, lauréat du Prix du Gouverneur Général pour les arts visuels et médiatiques, Celui-ci proposera dans le cadre de son passage au Lieu, centre en art actuel une double conférence avec l’artiste Cai Quing, un atelier d’art performance avec un groupe de 14 participants et une soirée de performance où l’artiste ainsi que quelques participants au workshop y présenteront le résultat de leurs recherches.

CONFÉRENCES

La conférence de Monty Cantsin portera sur son engagement envers le néoisme. Il traitera des divers aspects de son ambition créatrice/destructrice, de son implication socio-politique, des réseaux, des activités anti-gentrification, des campagnes de sang, de la production d’archives, d’exercices physiques, de la théorie des 6 heures, de chanteur populaire, etc. Il s’exprime plutôt comme un comédien et beaucoup moins comme un académicien. L’essentiel de ses concepts sont tatoués sur son corps et servent de partitions.

La conférence de Cai Quing portera sur la situation de la performance et l’art action en Chine, ses grandes caractéristiques comme ses principaux protagonistes.

WORKSHOP

L’atelier sera un Camp d’entraînement néoiste avec diverses activités physiques, techniques et conceptuelles… Des conversations et exposés comme lavage de cerveaux seront proposés aux participants, en plus d’introduire et d’entraîner des considérations spirituelles, intellectuelles et communicationnelles. À la fin de l’atelier, chaque participant deviendra un Monty Cantsin, une sorte de open-pop-star, où chacun représentera un aspect différent des théories révolutionnaires, des conflits ou encore des contes de fées. On fera tout au nom du néoisme !

BIOGRAPHIEs

Istvan Kantor, aussi connu sous le nom de Monty Cantsin, est à la fois artiste de la performance et de l’art vidéo et chanteur-compositeur de musique industrielle et d’électro pop. Grand fervent et promoteur du néoisme et acteur de la scène underground de Budapest, de New York et de Montréal, il est principalement connu pour sa Blood Campain, un projet en cours depuis la fin des années 70 et qui consiste à asperger des murs, des canevas ou encore son audience de son propre sang. Parmi ses interventions les plus controversées, notons ses X sanglants sur les murs du Hamburger Bahnhof (Allemagne, 2004) et au Whitney Museum of American Art (New-York, 2014). Istvan Kantor est lauréat de plusieurs prix, notamment celui de Téléfilm Canada pour le meilleur film canadien (1998), le prix Transmédiale à Berlin (2001), le Prix du Gouverneur Général pour les arts visuels et médiatiques (2004) ou encore le prix de l’European Media Arts Festival à Osnabrück (2009).

Cai Quing a obtenu un diplôme en gravure de la Zhejiang Academy of Fine Arts en 1984 ( actuellement la China Academy of Art). En 1998 ,il organise Traces d’ existence , la première exposition d’ art contemporain en Chine, ici un début pour la promotion de l’ art contemporain. En 2007 il est professeur à la Nanyang Technology University de Singapour. En 2011, il obtient son PHD de la China Academy of Art et il est actuellement professeur au département d’ art expérimental à la Tianjin Academy of Fine Art. Cai Quing a publié deux livres sur la performance : « Performance Art and Spiritual Thérapy » en 2012 et « Live Art » en 2013.

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JULIE ANDRÉE T. Conférence, workshop et soirée de performance

le 5 et 13 mai

Julie Andrée T.

Conférence le 5 mai à 16 h – OUVERT AU PUBLIC

Workshop les 6,7 et 8 mai – COMPLET

Soirée de performance le 13 mai à 19 h – OUVERT AU PUBLIC

Julie Andrée T. qui proposera dans le cadre de son passage au Lieu, centre en art actuel une conférence, un atelier d’art performance avec un groupe de 14 participants et une soirée de performance où l’artiste ainsi que quelques participants au workshop y présenteront le résultat de leurs recherches.

CONFÉRENCE : L’esthétique du risque dans l’art

« À travers le travail de plusieurs artistes, je vous propose d’explorer la notion du risque dans l’art. En guise d’introduction théorique au workshop du weekend, nous explorerons diverses facettes du sujet : le risque social, politique, émotionnel et physique. Afin d’alimenter les échanges nous tenterons de répondre à quelques questions : qu’est-ce que l’esthétique du risque ? Est-ce que le risque est une forme d’engagement et est-il un facteur sin qua non à la performance ? Danger, vulnérabilité, limite, contexte sont des thèmes connexes qui seront abordés. »

BIOGRAPHIE

Situant le corps et l’espace au cœur de sa recherche, Julie Andrée T. se manifeste en installation et en performance. Entre le poétique et le quotidien, son travail propose des zones communes abstraites mais reconnaissables afin d’investir différents champs de questionnement à la fois culturels et existentiels. Depuis 1996, elle a exposé ses œuvres et présenté ses performances au Canada, aux États-Unis, en Europe, en Asie et en Amérique du Sud. En 2003, elle joint le groupe de performance Black Market International. Entre autres, on a pu voir son travail dans le cadre de la 8e Biennale de La Havane et de la Biennale de Liverpool (2010), au Festival TransAmériques et au Festival d’Avignon (2010), au Push Festival de Vancouver (2010) et dernièrement à Manif d’art 7 de Québec (2014). Julie Andrée T. fut professeure invitée dans le programme de performance à la School of Museum of Fine Arts (Boston) entre 2008 et 2011. Elle est membre du comité de programmation du Lieu, centre en art actuel à Québec. Elle a été commissaire d’échanges entre Boston et Québec et commissaire pour Open Art (2009), un festival international d’art performance à Pékin.

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ELVIRA SANTAMARÍA – Conférence, workshop et soirée de performance

le 29 avril

ELVIRA SANTAMARÍA

Conférence le 21 avril à 16 h – OUVERT AU PUBLIC

Workshop les 22,23 et 24 avril – COMPLET

Soirée de performance le 29 avril à 19 h – OUVERT AU PUBLIC

Elvira Santamaría propose dans le cadre de son passage au Lieu, centre en art actuel une conférence, un atelier d’art performance avec un groupe de 14 participants et une soirée de performance où l’artiste ainsi que quelques participants au workshop y présenteront le résultat de leurs recherches.

CONFÉRENCE : La performance comme interrogation vers une finalité éthique / Action dans l’espace public

La performance est un concept stimulant et puissant orienté vers une réalité immédiate de la présence de l’artiste et qui expose la création comme une œuvre d’art dirigée vers l’autre. Dans le contexte de l’art action, cette présence peut être problématisée autrement, devenir sa contrepartie ou même trouver sa négation. À travers la performance, je vais à la rencontre de contextes me permettant de mieux réfléchir les dynamiques de la vie humaine. L’art action a le pouvoir de rendre la réalité différente dans la mesure où c’est une expérience vécue par l’autre et qui s’articule autour de l’action comme une réalité. Je retrouve ces zones contextuelles dans l’espace public tel que la rue. Je parle de l’éthique comme le désir et le courage de connaître et d’agir en conséquence. Nous refusons d’être en faveur du culte puissant de l’identité du moi. Toutefois, dans le processus de la connaissance, tous les signes extérieurs de récits qui nous dominent sont une chaîne organique de valeurs, de symboles et de signes qui s´articulent dans la quête d’une action indéfinissable.

BIOGRAPHIE

Elvira Santamaría est née en 1967 à México, elle a étudié à l’École nationale de peinture, sculpture et estampe La Esmeralda (México) et a obtenu une maîtrise en arts visuels de l’Université Ulster (Irlande du Nord) en 2009. Elle est membre du groupe de performance Black Market International depuis 2000 et de Bbeyond depuis 2010. Elle a également initié et commissarié différents événements, tels les Encuentros Internationales de Performance au Yucatán (2002-2006) ou encore les Acciones en Ruta dans la ville de México (2001-2003). Son travail a été présenté dans une multitude de festivals, centres d’art, galeries, musées et espaces publics au Mexique, en Amérique du Nord, en Europe, en Asie et en Amérique latine, et a été le sujet de divers livres, catalogues et magazines.

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ÉCHANGE BANGKOK / QUÉBEC

le 19 mars à 14 h

À LA RENCONTRE DE L’AUTRE

Expositions d’artistes thaïlandais

Du 11 mars au 17 avril

Le Lieu, centre en art actuel, initiateur de l’échange artistique entre les villes de Québec et de Bangkok, avec la collaboration du Bangkok Art and Culture Center (BACC) et la complicité de centres d’artistes de Québec, soit Avatar (Vitrine / Galerie Manif d’art), la chambre blanche, L’Œil de Poisson et VU Photo, vous invitent à découvrir le travail d’artistes thaïlandais lors des expositions À LA RENCONTRE DE L’AUTRE.

Cet échange a débuté le 11 mars à 18 h au 345, rue du Pont avec une conférence de Wantanee Siripattananuntakul au sujet de la situation de l’art actuel en Thaïlande suivie de 2 performances des artistes suivants : Mongkol Plienbangchang et Nopawan Sirivejkul.

Le vernissage progressif s’est déroulé le samedi 19 mars à la chambre blanche, à la coopérative Méduse (VU Photo, L’Œil de Poisson et Avatar, Manif d’art) et s’est terminé au Lieu, centre en art actuel.

Biographie des artistes

Mongkol Plienbangchang a d’abord œuvré dans les champs de la peinture et de la poésie avant de se tourner vers la performance dans les années quatre-vingt-dix. Depuis vingt ans, il a présenté son travail dans divers festivals et projets à l’échelle nationale et internationale. En 2013, son travail a été présenté dans le cadre d’une exposition solo à la People Gallery du Bangkok Art and Culture Center.

Nopawan Sirivejkul est une photographe et performeure fortement impliquée dans son milieu social et politique. Ses photographies ont été exposées dans diverses galeries en Asie et ses performances ont été présentées dans plusieurs pays d’Amérique du Nord, d’Europe, du Moyen-Orient et d’Asie.

Wantanee Siripattananuntakul engage un discours critique des sphères économique, politique et culturelle par l’entremise de médiums et médias variés et conséquents des thématiques et enjeux abordés. Son travail a fait l’objet de plusieurs expositions solos en Thaïlande et a été présenté dans différents pays d’Asie, d’Europe et d’Océanie, notamment au Bangkok Art and Culture Center, à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris et au Pavillon Thaï de la 53e Biennale de Venise.

Lalinthorn Phencharoen : Intéressée par les relations entre l’art et la science, l’artiste crée des oeuvres à partir d’une appropriation des techniques scientifiques classiques et des illustrations médicales. Ses dessins portent un message satirique sur les comportements et les instincts primaux de l’humain. Titulaire d’une maîtrise de la Silpakorn University en Thaïlande, Lalinthorn Phencharoen poursuit sa carrière artistique tout en enseignant depuis 2012. Ses oeuvres ont notamment été présentées en Thaïlande, en Espagne, au Japon, au Vietnam et en Inde à l’occasion d’expositions individuelles et collectives.

Prasert Yodkaew utilise des techniques mixtes, l’artiste interroge les traditions et les croyances de la société thaïlandaise. Dans une perspective scientifique, il combine des éléments de l’art traditionnel thaïlandais à des objets trouvés pour créer des sculptures à la fois étonnantes et ingénieuses. Placés dans un contexte contemporain, ses assemblages proposent des allers-retours entre le monde contemporain et traditionnel pour mieux remettre en question les croyances du passé. Originaire de la province de Songkhla en Thaïlande, Prasert Yodkaew est diplômé en peinture de la Silpakorn University. Son travail a fait l’objet de trois expositions individuelles à la WhiteSpace Gallery à Bangkok, à Projectpace Gallery à Louang Prabang au Laos et à la 798 Tang Gallery en Chine. Il a aussi pris
part à plusieurs expositions collectives en Thaïlande, en Chine, à Singapour et aux États-Unis.

Jedsada Tangtrakulwong est originaire de Bangkok et a obtenu un baccalauréat en photographie au San Francisco Art Institute (États-Unis), puis une maîtrise avec distinction à la Slade School of Fine Art, University College London (Royaume-Uni). Ses oeuvres ont été exposées à la fois en Thaïlande et à l’étranger depuis 2007. Il a également participé à des expositions collectives dans les musées et les galeries à l’international, notamment au Palais de Tokyo à Paris (2015), au Metropolitan Museum of Manila aux Philippines (2013) et le Bangkok Art and Cultural Center (BACC) en Thaïlande (2014).

Miti Ruangkritya est tournée vers l’urbanité, et se déploie par l’observation des lieux, des gens, des objets et des événements qui animent la ville, lui conférant une identité multiple et complexe. C’est par ailleurs avec de nombreuses références anachroniques au fantastique, à l’histoire, à la religion et à la culture populaire que Charinthorn Rachurutchata crée des photomontages pour former des univers imaginés, où les croyances et les valeurs se confondent. Les deux artistes profitent de leur séjour à Québec pour concevoir un travail inédit qu’ils exposeront ensuite en galerie.

Arnont Nongyao est né en 1979 à Bangkok, Thaïlande. Arnont Nongyao est diplômé d’un BFA à la Faculté des Beaux-Arts de l’Université de Chiang Mai en 2003. Arnont travaille avec divers médias tels que le son, la vidéo, l’installation, l’art dans l’espace public. Sa pratique est portée sur l’instabilité. Il travaille actuellement sur divers projets d’art expérimental liés aux vibrations de diverses natures que ce soient entre humains, objets ou situations. Ses oeuvres sont souvent intégrées dans un espace spécifique et impliquent la participation de l’auditoire. Arnont Nongyao est également co-directeur du CMC (Chiang Mai Collective), un collectif d’artistes sonores et de musiciens qui développe des projets d’art sonore expérimentale à Chiangmai (Thaïlande). Depuis 2011, plusieurs de ses oeuvres ont été diffusées en Thaïlande et à l’International.

Cet échange avec Bangkok est rendu possible grâce à la collaboration du Conseil des arts et lettres du Québec et de l’Entente MCC/Ville de Québec. Merci à Avatar, la chambre blanche, L’OEil de Poisson, Vu Photo, HOF Art Residency Bangkok et BACC (Bangkok Art and Culture Center.

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BORIS NIESLONY – CONFÉRENCE, WORKSHOP et SOIRÉE DE PERFORMANCE

le 4 mars à 19 h

Boris Nieslony

Soirée de performance le 4 mars à 19 h OUVERT AU PUBLIC

Artistes participants à la soirée de performance

Philip Després

Julie Laurin

Xiang Dominguez

Rodolphe-Yves Lapointe

Marie-Andrée Godin

Héloïse Sany-Pépin

Guillaume Dufour Morin

Roger Langevin

Steven Girard

Hélène Lefebvre

Sylvie Tourangeau

Laurent Lalonde

Boris Nieslony propose dans le cadre de son passage au Lieu, centre en art actuel une conférence en anglais, un atelier d’art performance avec un groupe de 14 participants et une soirée de performance où l’artiste ainsi que quelques participants au workshop y présenteront le résultat de leurs recherches.

Boris Nieslony débutera sa conférence par une brève description du projet The Council qui s’est tenu en 1981 durant 30 jours. Projet toujours en cours, un des résultats a été le Black Kit, une documentation en mouvement issue d’archives de l’art performance. Depuis 1975, il a développé, en parallèle le projet Black Kit, l’archivage de questions philosophiques, ethnographiques et anthropologiques dans les pratiques artistiques ayant différentes formes de représentation. En collaboration avec le scientifique Gerhard Dirmoser, ils commencent à définir le contexte linguistique des termes de la performance et proposent un large champ de notions, d’idées et de concepts en ce qui a trait à l’art performance et réalisent un diagramme sur cette recherche. Comment une archive produit des connaissances? Le concept de cette conférence se trouve dans la relation de la performance et des faits ethnographiques et anthropologiques.

Boris Nieslony est reconnu internationalement comme l’une des personnes ayant le plus contribué à l’avancement de l’art performance et ce en tant qu’artiste, théoricien, archiviste et organisateur. Il est le fondateur de Black Market International, un groupe de performeurs qui se rencontrent périodiquement un peu partout à travers le monde afin de présenter des actions performatives de longue durée. Il a également mis sur pied ASA, un réseau d’artistes et une colossale banque de données sur l’art performance. Dans son art, il s’intéresse surtout à des thèmes sociaux, humains ou existentiels, avec une dimension politique marquée. Il interroge les objets, les images et leurs rapports entre eux.

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Conférence : La performance au Canada de Barbara Clausen / ANNULÉE

le 19 février à 16 h

Conférence annulée

Jeudi le 19 février à 16 h au 345 rue du Pont

Le Lieu, centre en art actuel accueille Barbara Clausen qui présentera et discutera de la démarche et des recherches autour du projet Une bibliographie commentée en temps réel : l’art de la performance au Québec et au Canada, une exposition de recherche et une série de conférences présentées d’avril à octobre en 2015, à Artexte à Montréal. Cette exposition était la première présentation d’un projet de recherche universitaire à long terme, développé en collaboration avec Artexte, la bibliothèque des arts de l’UQAM et la bibliothèque de l’Université Concordia. En plus de favoriser une meilleure connaissance de l’histoire de la performance et de s’engager à dresser l’inventaire des textes et des ouvrages de théoriciens, de critiques, d’artistes et de conservateurs, l’objectif de l’exposition était d’offrir un aperçu des réseaux complexes qui définissent les divers rôles et les rapports entre le performeur, le spectateur et leur époque, en proposant une lecture croisée de principales catégorisations de la performance relatives au temps, au lieu, au sujet et au média. Par ailleurs, « Une bibliographie commentée en temps réel » consistait à permettre à ses visiteurs de comprendre l’évolution de la performance au Québec et au Canada, au cours des dernières décennies, par la consultation de la bibliographie annotée, une sélection des documents et publications réalisés par une dizaine d’artistes de la scène locale et nationale ainsi que des conférences.

Barbara Clausen est commissaire d’exposition indépendante et professeure au Département d’histoire de l’art de l’Université du Québec à Montréal. Depuis 2000, elle a écrit abondamment sur la performance et les pratiques de commissariat et a préparé de nombreuses expositions et séries de performances en Europe et en Amérique du Nord. En 2013, elle a organisé la première rétrospective de Babette Mangolte à VOX centre d’image contemporaine et en 2014, l’exposition et la série de performances STAGE SET STAGE : sur l’identité et l’institutionnalisme à la SBC galerie d’art contemporain à Montréal. Depuis 2014, elle est directrice du projet de recherche et de l’exposition de recherche Une bibliographie commentée en temps réel : l’art de la performance au Québec et au Canada présentée à Artexte en 2015 à Montréal. Elle organise actuellement la première rétrospective de Joan Jonas à DHC / Art à Montréal en avril 2016.

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Conférence : La performance et les enjeux de la documentation de Georges Azzaria

le 12 février à 16 h

Jeudi le 12 février à 16 h au 345 rue du Pont

Le Lieu, centre en art actuel reçoit Georges Azzaria qui présentera une première conférence portant sur les principaux enjeux de droits d’auteur en lien avec la pratique de l’art performance et sa documentation. En abordant les notions d’œuvre, de diffusion et de documentation, il sera ainsi question de voir dans quelle mesure le régime du droit d’auteur répond à la singularité de la performance.

Georges Azzaria enseigne la propriété intellectuelle et la sociologie du droit à la Faculté de droit de l’Université Laval à Québec. Il a été le directeur des droits de la Société de droits d’auteurs en arts visuels du Québec (SODART) et du Regroupement des artistes en arts visuels (RAAV), a siégé au sein de plusieurs conseils d’administration d’organismes culturels et a occupé, de 2009 à 2012, le poste de vice-doyen aux études supérieures et à la recherche de sa faculté. Ses premières recherches ont porté sur les rapports entre l’art et le droit d’auteur, ainsi que sur le statut socio-économique des artistes et s’intéresse depuis 2012 aux technologies numériques sous l’angle de la propriété intellectuelle, de la vie privée et de la régulation juridique. Georges Azzaria est également un artiste sonore qui, intéressé par l’expérimentation radiophonique au milieu des années 1980, s’est également consacré à la création d’objets sonores. Il a fait parti du groupe Bruit TTV (1987-1993) et a présenté des expositions de ses instruments et des performances sonores au Québec et en Europe, et a réalisé des bandes sonores de films et de pièces de théâtre.

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Robert Filliou en archives

du 17 janvier au 7 février Vernissage le Dimanche 17 janvier à 14 h

Pour sa programmation hiver/printemps 2016, Le Lieu, centre en art actuel fait un glissement pédagogique 100% performatif en présentant une série de conférences, d’expositions et de soirées de performances issues des ateliers donnés par des artistes majeurs dans le réseau de l’art action.

Nous débuterons cette année avec l’exposition/conférence-démonstration Robert Filliou en archives dès le 17 janvier à 14 h, journée de l’Anniversaire de l’art, idée provenant de Robert Filliou. D’abord une exposition qui présentera des lettres, publications, livres, affiches et autres documents à partir des archives du Lieu, centre en art actuel. Par la suite, Richard Martel présentera sous forme de conférence les grandes idées du travail de Filliou comme le Principe d’ équivalence, le Réseau éternel, la Recherche sur l’origine, en plus de dresser son itinéraire et les relations qu’il a entretenu avec d’autres artistes, notamment ceux de Fluxus. Des invités tels que Clive Robertson, qui fut le premier à inviter Filliou au Canada, ainsi que Pierre Tilman, qui a bien connu l’artiste et qui est l’auteur de la monographie Robert Filliou, nationnalité poète, participeront à la conférence. Vous y êtes conviés !

Robert Filliou est un artiste français né à Sauve (Languedoc-Roussillon) le 17 janvier 1926 et décédé aux Eyzies de Tayac le 2 décembre 1987. À l’âge de 17 ans, il rejoint la Résistance communiste. Après la guerre, il part aux États-Unis ; il reste employé chez Coca-Cola pendant deux ans. Il fait alors des études d’économie politique à l’Université de Californie à Los Angeles, obtenant un MA en 1951. C’est comme économiste qu’il travaille à Séoul au service de l’Agence de reconstruction coréenne des Nations Unies, entre 1952 et 1954. Abandonnant alors ses fonctions, il consacre son temps à voyager, séjournant en Égypte et en Espagne. En 1957, il s’installe à Copenhague, où il épouse Marianne Staffeldt. En 1959, il rencontre Daniel Spoerri à Paris qui lui fait connaître l’avant-garde artistique, et l’année suivante Emmett Williams, avec qui il aura une collaboration artistique fructueuse. Après un séjour à New York en 1964, il tient avec George Brecht La Cédille qui sourit à Villefranche-sur-Mer, entre juillet 1965 et mars 1968 ; il s’agit pour lui de la première incarnation d’un « Centre international de création permanente ». Si sa participation à Fluxus fut limitée, son œuvre ultérieure en incarne tout l’esprit. De l’Autrisme au Principe d’équivalence (entre le « Bien-fait », le « Mal-fait » et le « Pas-fait »), de la Création Permanente au Territoire de la République Géniale, l’art est pour lui l’instrument d’une utopie sociale, valorisant la création dans la vie quotidienne. En 1985, il se retire dans un monastère bouddhiste en Dordogne.

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Programmation Hiver-Printemps 2016

Janvier à Mai 2016

Robert Filliou en archives

Exposition du 17 janvier au 7 février
Conférence-démonstration de Richard Martel le 17 janvier à 14 h

La performance et les enjeux
de la documentation

Conférence de Georges Azzaria et invités le 12 février à 16 h

La performance au Canada

Conférence de Barbara Clausen le 19 février à 16 h

Boris Nieslony

Conférence le 25 février à 16 h
Workshop les 26, 27 et 28 février (sur inscription)*
Performances de fin d’atelier le 4 mars à 19 h

Bangkok/QUÉBEC

Conférence de Wantanee Siripattananantakul
+ Performances de Mongkol Plienbangchang et Nopawan Sirivejkul
le 11 mars dès 18 h
Exposition de Wantanee Siripattananantakul
Du 19 mars au 8 avril
Vernissage collectif le 19 mars
14 h – la chambre blanche
15 h – VU Photo / L’OEil de Poisson / Avatar (vitrine-galerie Manif d’art)
17 h – Le Lieu, centre en art actuel

Elvira Santamaría

Conférence le 21 avril à 16 h
Workshop les 22, 23 et 24 avril (sur inscription)*
Performances de fin d’atelier le 29 avril à 19 h

Julie Andrée T.

Conférence le 5 mai à 16 h
Workshop les 6, 7 et 8 mai (sur inscription)*
Performances de fin d’atelier le 13 mai à 19 h

La performance en Chine

Conférence de Cai Qing le 19 mai à 16 h

Monty Cantsin

Conférence le 19 mai à 16 h
Workshop les 20, 21 et 22 mai (sur inscription)*
Performances de fin d’atelier le 27 mai à 20 h

*Places limitées. Pour de plus amples informations, contactez-nous par courriel ou par téléphone au 418-529-9680 poste 4 ou au 345, rue du Pont, Québec (Qc), G1K 6M4.

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Si chacun est à l’extérieur de Soi ; Empathetic Body

le mercredi 16 décembre 2015 Vernissage le mercredi 16 décembre 2015 19 h

Soirée de performance

Si chacun est à l’extérieur de Soi ; Empathetic Body

16 décembre 2015 à 19 h au 345, rue du Pont, Québec

Le Lieu, centre en art actuel en association avec le Collectif Za-oum, présente l’événement de performance Si chacun est à l’extérieur de Soi ; Empathetic Body.

À l’occasion de cette soirée de fin de programmation automnale du centre, Za-oum présente quatre artistes dont les pratiques en performance s’articulent autour de ce que nous avons nommé le « corps empathique ». Il s’agit des liens profonds qu’entretient la performance avec la nature sociale des dynamiques qui entrent en jeu dans la constitution du sujet. Le travail de Janick Burn, Álvaro Terrones, Jean-Sébastien Vague et Martine Viale ponctuera cet événement qui juxtapose des pratiques où la négociation avec l’autre est présente – qu’elle soit sociale ou spatiale, subtile ou manifeste, tangible ou temporelle.

JANICK BURN Ce qui compose le corpus d’oeuvres de Janick Burn est le geste en soi et non sa finalité. Elle aborde le performatif comme un outil plutôt qu’une discipline.

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ÁLVARO TERRONES est un artiste et chercheur espagnol, son travail relie sa recherche artistique en méthodologie ethnographique et sa pratique performative est basée sur l’expérience directe.

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JEAN-SÉBASTIEN VAGUE est un duo fondé en 2008 par Jade Barrette et Sophie Rondeau. Véritable laboratoire identitaire, le duo met en œuvre des stratégies performatives inscrites dans le vécu même des artistes afin d’éprouver diverses normes régissant la construction identitaire.

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MARTINE VIALE est une artiste de la performance, de l’art action et de la photographie. Ancré dans une pratique de la présence, son travail vise à créer des installations en employant les processus de la performance.

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LE LIEU, CENTRE EN ART ACTUEL Actif à Québec depuis 1982, Le Lieu est engagé dans des activités sédentaires à Québec ainsi que dans des opérations nomades, activités et projets au Québec comme à l’étranger. Le Lieu a toujours inclus à sa programmation des activités in situ et hors les murs ainsi que des opérations proches de ce que l’on admet aujourd’hui comme des pratiques interdisciplinaires.

ZA-OUM Fondé en 2013, Za-oum est un collectif qui organise des soirées de performances dans la région de Montréal et de Québec. En 2015, Za-oum a réalisé «S’ils n’ont pas peur, c’est qu’ils sont fous» aux ateliers du roulement-à-billes à Québec ainsi que «Le temps commun, we’re all in it together» en collaboration avec le centre d’artistes Regart à Lévis.

Cette association est rendue possible grâce à la collaboration du Conseil des arts et lettres du Québec, Conseil des arts du Canada et de l’Entente MCC / Ville de Québec.
inter-lelieu.org

zaoumcollective.tumblr.com

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Chris Lloyd

du 27 novembre au 13 décembre Vernissage le vendredi 27 novembre

Dear PM

Dans la continuité de son projet intitulé Dear PM, Chris Lloyd nous propose ici de rassembler des éléments clés de son travail, soit sa correspondance avec le Premier ministre, son statut de candidat indépendant dans le comté de Papineau (suite à la supercherie de sa candidature au sein du Parti conservateur), le sujet réccurent de Tim Hortons comme symbole de l’identité canadienne ainsi que son projet Everyday Goalie, dans lequel il incarne un gardien de but en constante action de blocage de tirs fictifs. Textes, photos, vidéos, documents et livres joindront ainsi les milieux de la politique, du social, du sportif et du spectacle.

Chris Lloyd est un artiste originaire de Saint John (N.-B.) résidant dans la circonscription de Papineau depuis 2007. Diplomé de l’université Nova Scotia College of Art and Design (Halifax), sa pratique est axée sur le politique, et ses œuvres ont été diffusées à travers le pays. Depuis 2001, Chris Lloyd poursuit le projet artistique Dear PM, qui consiste, entre autres choses, à entretenir quotitdiennement une correspondance avec le Premier ministre du Canada.

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Béatrice Dacher & Michel Gerson

du 22 octobre au 15 novembre Vernissage le Jeudi 22 octobre

Double Exposition

La double exposition présentant le travail de Béatrice Dacher et de Michel Gerson fait partie de l’échange Québec / Nantes, une initiative de la Manif d’art à Québec.

Béatrice Dacher

Dans sa pratique, Béatrice Dacher vascille entre les contextes humains et géographiques et traite du glissement entre l’intime, le public, le populaire et le quotidien. Ces thématiques traduites sous la forme d’une installation vidéo trouvent ici écho dans un objet simple : le mouchoir.

Michel Gerson

Michel Gerson propose pour sa part une série de «cartes cognitives», qui consistent en la représentation sous forme graphique d’un concept, d’une réalité ou d’un discours, oral ou écrit. Il tentera également de mettre en lumière le concept d’«Émergeur», que nous rapprochons ici à la notion de «manoeuvre».

Béatrice Dacher et Michel Gerson ont des démarches artistiques individuelles mais des engagements communs. Membres fondateurs du Collectif R et fondateurs/directeurs de la galerie Paradise (Nantes), Dacher et Gerson ont présenté leur travail à travers le monde de par diverses expositions et résidences d’artistes.

La galerie Paradise, partenaire de l’échange, est principalement axée sur la résidence d’artistes internationaux présentant une programmation ponctuelle.

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Ana Higueras & Jeff Huckleberry

le Vendredi 9 octobre Vernissage le Vendredi 9 octobre 19 h

Dans le cadre du volet réseau de la 4e édition d’Art Nomade, Le Lieu, centre en art actuel présente dès 19 h les performances d’Ana Higueras (Espagne) et de Jeff Huckleberry (États-Unis). Les performances seront précédées d’un triple lancement en formule 5 à 7. Les publications présentées seront celles de la RiAP2014 et de son DVD, de Jan Swidzinski en contexte et de son DVD et du tout dernier Inter n° 121 – Pauvreté, dépouillement et dénuement.

ANA HIGUERAS

Ana Higueras est performeure, plasticienne et organisatrice de plusieurs événements artistiques. Ses travaux sont des univers autarciques qui ne suivent pas de logique commune mais qui établissent de façon ludique leurs propres paramètres pour entrer dans le jeu, réorganisant les objets qui le peuplent et leurs significations en accord avec des logiques propres.

Site Web

JEFF HUCKLEBERRY

Jeff Huckleberry présente ses performances depuis plus de 20 ans un peu partout à travers le monde. Il aime la bicyclette, le marteau, la scie, le bois, sa femme et son fils, sa famille, ses amis, son travail. Il est le fils et le petit-fils de personnes beaucoup plus pragmatiques, ce qu’il essaie de démontrer à travers son art. Certaines personnes disent qu’il est plus beau sans ses lunettes et sa mère pense que ce serait le temps qu’il arrête de se mettre tout nu devant les gens. Oh, et il y a la mort.

Site Web

Une autre soirée du volet réseau d’Art Nomade, en collaboration avec Regart et l’Œil Poisson, sera présentée à Regart jeudi le 8 octobre à 19h. Voyez des performances de Simla Civelek (Toronto) et de Jesusa Delbardo (Uruguay).

La Rencontre internationale d’art performance de Saguenay, Art Nomade 2015, est une coproduction du centre d’art actuel Bang.

TRIPLE LANCEMENT

Le vendredi 9 octobre
dès 17 h au 345, rue du Pont à Québec

Le Lieu, centre en art actuel vous invite à un triple lancement qui se tiendra le vendredi 9 octobre lors d’un 5 à 7. Les publications présentées seront celles de la RiAP2014 et de son DVD, de Jan Swidzinski en contexte et de son DVD et du tout dernier Inter n°121 – Pauvreté, dépouillement et dénuement. Suite au lancement, Le Lieu présentera dès 19h, les performances d’Ana Higueras (Espagne) et de Jeff Huckleberry (États-Unis) dans le cadre du volet réseau de la 4e édition d’Art Nomade.

INTER, ART ACTUEL NO121 / PAUVRETÉ, DÉPOUILLEMENT ET DÉNUEMENT

Il s’agit, dans ce dossier, d’examiner les pratiques de dépouillement et de simplicité volontaire : comment peut-on assumer la pauvreté, comment la création est-elle perçue comme dénuement ? Le dépouillement constitue une posture esthétique, un parti pris pour la sobriété et la simplicité, qui dégarnit, élague, se débarrasse, préfère le peu, le pas grand-chose. Est-ce encore une œuvre ? Plusieurs auteurs commentent et réfléchissent sur ces pratiques du moindre. Aussi, ce numéro d’Inter, art actuel propose un retour sur la destruction de l’œuvre de Jean-Pierre Raynaud par la Ville de Québec ainsi qu’une critique de la dernière édition de la Biennale de Venise et du Mois Multi à Québec.

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JAN SWIDZINSKI EN CONTEXTE / W KONTEKSCIE / IN CONTEXT

Jan Swidzinski, artiste polonais majeur, instigateur de l’art contextuel, théoricien, performeur et grand complice du Lieu, centre en art actuel, est décédé le 9 février 2014. Cet ouvrage trilingue (français, polonais, anglais) rassemble des textes inédits de ses collègues et confrères du milieu de l’art actuel. Bruce Barber, Łukasz Guzek, Richard Martel, Paul Ardenne, Brian Dyson et Artur Tajber retracent sa pensée, son parcours et son influence. Des photos, des reproductions de textes originaux et un DVD viennent enrichir cette publication.

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RiAP 2014 / RENCONTRE INTERNATIONALE D’ART PERFORMANCE DE QUÉBEC

La publication de la 18e édition de la Rencontre internationale d’art performance de Québec (RiAP) relate l’essentiel des soirées de performances de ce festival. Différents auteurs y commentent et analysent les prestations des artistes provenant du Canada, de Cuba, de Norvège, des Philippines et de Pologne. Cette publication recense aussi le volet réseau du festival. Enfin, cet ouvrage comporte les actes du colloque qui s’est déroulé dans le cadre du festival, et inclus également le DVD des performances.

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Valentin Torrens

du 3 au 27 septembre Vernissage le Jeudi 3 septembre à 19h

Bienvenue dans le cauchemar

Le Lieu, centre en art actuel est fier d’ouvrir sa programmation d’automne 2015 en présentant le travail de l’artiste espagnol Valentin Torrens du 3 au 27 septembre prochain. Pour son cinquième passage à Québec en 25 ans, Valentin Torrens nous propose un dispositif interactif simple et efficace expérimentant l’aliénation par le temps, l’espace et la présence.

Inspiré du paradoxe de Schrödinger et son chat, Torrens utilise l’espace de la galerie du Lieu, centre en art actuel à la manière d’une boîte expérimentale, opposant les contextes spécifiques de l’intérieur et de l’extérieur de la salle. En pénétrant l’espace, le spectateur se voit ici privé des clés d’une compréhension complète et finie, l’amenant ainsi à produire un sens autre de par les fragments d’images et d’actions.

VALENTIN TORRENS est un artiste performeur, professeur, théoricien, éditeur et organisateur qui vit et travaille à Barcelone. Depuis 30 ans, il a présenté ses performances dans plus de 30 pays d’Europe, d’Asie, d’Afrique, d’Amérique latine et d’Amérique du Nord. Il organise également depuis 15 ans un festival d’art performance à Huesca en Espagne. En 2013, il a publié, en anglais et en espagnol, un ouvrage traitant de la pédagogie de la performance intitulé How We Teach Performance Art, en collaboration avec une quarantaine de participants de diverses provenances.

LE LIEU, CENTRE EN ART ACTUEL Actif à Québec depuis 1982, Le Lieu est engagé dans des activités sédentaires à Québec ainsi que dans des opérations nomades, activités et projets au Québec comme à l’étranger. Le caractère multidisciplinaire du centre fait côtoyer installation, performance, manoeuvre, art action, art audio, poésie sonore, vidéo et autres explorations des paramètres de l’expressivité artistique. Depuis sa fondation, Le Lieu a toujours inclus à sa programmation des activités in situ et hors les murs ainsi que des opérations proches de ce que l’on admet aujourd’hui comme des pratiques interdisciplinaires, des manoeuvres ou de l’esthétique relationnelle.





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Collectif Réparation de Poésie

6 au 23 août 2015 Vernissage 6 août dès 19 h

Exposition rétrospective + lancement + soirée de poésie

Dans le cadre des trente ans du Collectif Réparation de poésie, Le Lieu, centre en art actuel accueillera cet été une exposition rétrospective faisant côtoyer archives, vidéos, artefacts et œuvres. C’est dans une ambiance conviviale et chaleureuse que le Collectif vous invite le 6 août prochain dès 19 h au lancement de son 26e livre d’artistes. Cette soirée sera ponctuée de poésie, projections vidéos, musique et festivités. Regroupant collaboratrices et collaborateurs, artistes, musiciens, poètes et performeurs ayant participé, au fil des années, à l’effervescence et au dynamisme du milieu artistique et poétique de Québec, cet évènement permettra de renouer des liens ainsi que de mesurer l’évolution de la poétique au cœur de l’univers du Collectif. Au programme, les propositions variées de Denis Belley, Jean Coulombe, Jean-Claude Gagnon, Hélène Parée, Marie-Reine Poirier et Denis Samson.

Trente ans après sa création, le Collectif Réparation de poésie maintient le cap et poursuit sa mission en publiant cette année son 26e livre d’artistes, « Mémoires en réparation », qui consiste en soixante boitiers illustrés par six artistes et regroupant les œuvres poétiques d’une quarantaine d’artistes de partout dans le monde. (Procurez-vous sur place un exemplaire du livre d’artistes au montant de 60 $.)

Le Collectif a été fondé en 1985 par l’artiste multidisciplinaire Jean-Claude Gagnon, aussi connu sous les pseudonymes de L’Abominable Homme des Lettres et de Beurk Tisselard. Responsable de l’implantation de l’art postal dans la ville de Québec, ce dernier a généré un vaste réseau international d’art postal qui a produit, à ce jour, plus de 25 livres d’art. Publié une fois l’an, d’inspiration dadaïste et futuriste, chaque livre contient des assemblages d’œuvres originales : texte poétique, art postal, poésie visuelle, collage et art par ordinateur. Réparation de poésie génère également des soirées de poésie, créant des espaces ouverts à tous et laissant place à toutes formes de poésie vivante. Les membres du collectif produisent également des vidéos-poèmes diffusés sur le web.

Site Web officiel

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« Faut-il brûler le Lieu? »

du 9 au 31 juillet 2015 Vernissage le jeudi 9 juillet à 19 h

Steven Girard

Le Lieu, centre en art actuel et la revue Inter, art actuel sont fiers de présenter le travail de Steven Girard, récipiendaire du prix « coup de coeur » Inter-Le Lieu remis dans le cadre de l’exposition des finissants au baccalauréat en arts visuels et médiatiques de l’Université Laval 2015. Son projet FAUT-IL BRÛLER LE LIEU ? se déploiera en 3 phases à la galerie Le Lieu :

Échéancier :

Exposition : « Faut-il bruler le Lieu? »


Phase I – Rasum Tabulae

Vernissage le 9 juillet à 19 h – Vernissage avec performance au 345, rue du Pont

Phase II – Art et destruction/Destruction de l’art,

Inter n° 75 – hiver 2000

Mercredi le 15 juillet à 16 h vidéo-intervention en web-diffusion sur ce lien et diffusée dans les vitrines du Lieu.

Phase III – L’ensemble vide dit ∅

Finissage le 31 juillet à 19 h – finissage avec performance au 345, rue du Pont

Ce sont des oeuvres pour le feu; des traces dont la fin est d’être cendre; elles sont là pour disparaître; déjà, comme si elles n’étaient que présentes. Faut-il brûler les livres, faut-il brûler les documents, faut-il brûler Le Lieu ? La documentation fait-elle autorité sur l’expérience de la performance en tant que telle ? C’est en orbitant autour de cette question que Steven Girard structure son exposition. L’expérience d’une pratique éphémère et basée sur le présent peut-elle se fixer dans un document ? Proposant une sorte de tabula rasa, cette exposition explorera ce paradoxe.

Steven Girard est titulaire d’un baccalauréat en arts visuels et médiatiques de l’Université Laval et a également suivi, pour raffiner sa pratique, plusieurs ateliers de performance avec notamment Alastair MacLennan, Francis O’Shaughnessy, Alain Snyers, Richard Martel, Constanza Camelo Suarez, Elvira Santamaria Torres. Il a exposé et participé à plusieurs performances à Montréal, à Gatineau, à Québec, à Alma, au Saguenay, à Kingston, à Boston, à Belfast, à L/Derry et à Lisburn.

Phase I – Rasum Tabulae



Phase II – Art et destruction/Destruction de l’art,



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Les Vitrines – Guillaume D. Cyr

GUILLAUME D. CYR

VUE DU PONT | du 12 au 28 juin / vernissage le 12 juin à 19 h

Né en 1982 à New Richmond en Gaspésie, Guillaume D. Cyr vit et travaille à Québec comme photographe indépendant. Il détient un baccalauréat en arts plastiques de l’Université Laval ainsi qu’une formation en photographie du Cégep de Matane. Sa pratique artistique est inspirée de l’homme en relation avec son environnement.

SITE WEB

LES VITRINES est une programmation spéciale du Lieu, centre en art actuel ayant pour but d’interpeller directement les passants de la rue du Pont. Suite à un appel de dossier, trois artistes ont été sélectionnés afin de présenter leur travail dans les baies vitrées de la galerie.

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Québec / Nantes

Le projet d’échange entre des artistes en arts visuels de Québec et de Nantes (France) se poursuit en juin et juillet avec la présentation du travail de six artistes de Québec. Du 16 au 19 juin 2015, Paradise accueillera Richard Martel et Frédérique Hamelin qui présenteront leur performance. Les œuvres Appartement, de Charles-Étienne Brochu, ainsi que Les Marcheurs et La Prière de Josiane Roberge seront exposées à la Dulcie Galerie du 1er au 12 juillet 2015. Du 3 juillet au 30 août 2015, en clôture de ce volet de l’échange, l’œuvre Les Chevaliers de la résignation infinie de Diane Landry sera présentée au Lieu unique et la série Interférences imaginée et créée par Jocelyn Robert sera quant à elle présentée dans le cadre de la troisième édition de Musée Nomade initié par le Musée des Beaux-Arts de Nantes.

Richard Martel , Le lieu, centre en art actuel, 1982-2012 – Exposition
Paradise / à partir du 19 juin

Richard Martel, Construction / Déconstruction – Performance
Paradise / Workshop, le 16, 17 et 18 juin 2015 ainsi qu’une performance le 19 juin 2015

Frédérique Hamelin, titre à venir – Performance
Paradise / le 19 juin

Richard Martel
Construction/Déconstruction

«Toute action performative peut être vue comme l’ illustration d’ un phénomène où des fabrications s’ installent dans un espace et un temps partagé; c’ est une mystification démystifiante où le processus l’ emporte sur la linéarité du message.»
Richard Martel est un artiste multidisciplinaire québécois installé à Québec depuis vingt ans et qui présente régulièrement ses activités tant ici qu’à l’étranger. Actif dans plusieurs domaines, il investigue les arts visuels, tels que l’installation et la performance, la vidéo et l’installation vidéo, la radio, l’écriture, l’édition, l’organisation d’événement et l’enseignement. Membre fondateur des Éditions Intervention, dont il est coordonnateur, Richard Martel est à l’origine de la revue Inter, art actuel dont il est toujours rédacteur, et du Lieu, centre en art actuel (1982) avec lequel il organise la Rencontre internationale d’art performance (RIAP) à Québec. Engagé dans la pratique et la théorie, il s’intéresse à l’art comme système d’expérimentation et de transgression ; l’art comme activité comportementale poétique.

Frédérique Hamelin
Figure 1.3

Figure 1 s’inscrit dans une série d’expérimentations et de recherches explorant le langage, le symbole, le geste et les codes. C’est avec une conception malléable et mouvante de la réactualisation de l’action performative et par des objets et des concepts interchangés, décalés, déconstruits ou remis en contexte que l’artiste tente de modeler l’expérience à la manière d’une anagramme ouverte et indéfinie.
Frédérique Hamelin est une artiste interdisciplinaire présentant un travail axé sur la recherche et teinté d’un intérêt marqué pour les arts du mouvement et le dialogue possible entre différents médiums. En 2010, elle cofonde le collectif Cornet3Boules, qui organisera jusqu’en 2012 plus d’une douzaine d’événements performatifs dans la région de Québec. Elle a présenté son travail à la Galerie des Arts Visuels, à la Chambre Blanche et au Lieu, centre en art actuel (Québec), à l’espace Cercle Carré et à la Galerie 514 (Montréal) ainsi qu’à Mobius (Boston). Elle s’associe en 2013 avec Christophe Barbeau pour développer des projets parallèles. Outre leurs performances, le duo a présenté son travail à L’Œil de poisson (Québec) à l’automne 2014.

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Identité et identification

Le Samedi 6 Juin à 17 h

Identité et Identification

Traditions, mutations et métissages

Dans le cadre de sa programmation d’été, Le Lieu, centre en art actuel a invité Sonia Pelletier commissaire et coordonnatrice générale du Regroupement des arts interdisciplinaires du Québec (RAIQ) à présenter lors d’une soirée de performance son projet IDENTITÉ ET IDENTIFICATION / Traditions, mutations et métissages. Le point de départ se fera au 345 rue du Pont puis le public sera invité à se déplacer dans le quartier Saint-Roch afin d’y découvrir une succession de performances.

Que l’on soit orienté ou désorienté, dans un entre-deux transitoire, historiquement la confiance envers ce que l’on pourrait nommer un «nous» collectif est l’apanage des sociétés dites modernes. Pour reprendre une expression, sommes-nous devenus «une communauté par défaut» ? S’agit-il d’une quête, d’une perte de repère, d’une crise ou d’un virage identitaire ?

Dans la foulée des récents mouvements nationaux et politiques en faveur de l’indépendance et de la souveraineté, que l’on pense aux revendications récentes de territoire des Atikamekws, du dernier référendum en Écosse ou celui plus problématique des Catalans et de l’enthousiasme que ceux-ci ont suscité à l’égard des enjeux de celui du Québec, ce projet propose des artistes emblématiques en ce sens qui participent et inspirent artistiquement cette mouvance par le biais d’une œuvre médiatique interactive et d’interventions performatives.

Plus largement, ce sont pour des motifs identitaires, d’identification, de sentiment d’appartenance ou d’exclusion, d’émancipation et d’appropriation, d’incertitudes et d’espoirs, de posture et d’imposture, d’embarras et de lieux communs que nous avons rencontrés et regroupés ces quatre artistes dont les pratiques artistiques en retiennent des emblèmes, des symboles, des signes et des mythes afin de mieux interroger leur pertinence. L’histoire nous démontre que ces derniers fonctionnent et se construisent à partir d’émotions. Cela expliquerait leur résistance au temps et à l’histoire. Pouvons-nous donc encore aujourd’hui être collectivement fiers de ce que nous sommes devenus ou faut-il écarter « l’identité » et ce qui la constitue au nom de l’ouverture au monde? L’argument de la mondialisation a le dos large.

Les frontières sont devenues de plus en plus poreuses. Peut-on affirmer que les artistes sont les derniers porteurs d’une spécificité nationale et qu’est-ce qui la définit? Cela en fait-il un art proprement québécois ? Ce programme artistique propose des réflexions sur l’histoire nationale, ses emblèmes culturels, son territoire, ses politiques et ses droits. Ces constructions et appropriations identitaires sont mises en relief afin d’en révéler des traditions, leurs mutations en cours et des résultats transformés sous forme de métissages.

Le public est invité à explorer à travers une œuvre ludique de Nathalie Bujold basée sur des mises en scène d’objets folkloriques et des animations utilisant des mots de la langue québécoise. En puisant dans le passé afin de la projeter vers l’avenir, Simon Beaudry nous convie dans l’un de ces « chantiers » devenus un lieu d’expression de ses nouveaux langages au carrefour de l’engagement, de la réflexion et de l’action. Le personnage de Fritta Caro, incarné par Helena Franco Martin nous fait entrevoir un métissage de repères culturels qui s’impose aux nouveaux arrivants qui doivent s’adapter à la nouvelle réalité de leur terre d’accueil. Enfin, nous pourrons suivre la procession de Noémi McComber qui nous incite à recomposer des signes donnés pour reprendre possession de nos repères, telle une reconstruction subjective, qui s’inscrit dans un processus d’émancipation entre la faille, la prise de risque et la prise de pouvoir.

Les artistes

Simon Beaudry

Nécropolitique II, action performative, 2015

La démarche artistique de Simon Beaudry explore l’identité québécoise. Chez cet artiste, l’identité est la matière qui nourrit une réflexion personnelle et collective. Un dialogue ouvert se créé entre les deux et donne naissance à une mythologie personnelle qui transforme cette identité en puisant dans le passé afin de la projeter vers l’avenir. Ces œuvres deviennent des lieux de rencontre ou la parole et la transposition de soi sont rendues possibles et malléables. Sa pratique est en mutation. Son langage artistique se métisse tout comme notre société. Et lui, il cherche. Ces « chantiers » sont des lieux d’expression de ses nouveaux langages, au carrefour de l’engagement, de la réflexion et de l’action.

Simon Beaudry est un artiste qui vit et travaille à Montréal. Depuis 2012, il est étudiant à la maîtrise en arts visuels et médiatiques à l’UQÀM. En 2007, il a fondé le collectif «Identité québécoise» avec l’auteur Philippe Jean Poirier. Au sein de ce groupe, il organise des conférences, rédige des textes et créé ses premières œuvres sur le thème de l’identité. Depuis 2011,un premier projet d’exposition intitulé Câliboire, a été présenté par les centres d’artistes Espace Virtuel à Chicoutimi, Espace F à Matane, la galerie Art Mûr à Montréal, au sein de l’exposition collective Chromatique à la SAT à Montréal et aux Centres d’exposition d’Amos et de Val-D’Or. Depuis 2013, il a réalisé le projet Véhicule et Scalp pour la galerie BAC à Montréal, puis pour la Maison de la culture Marie-Uguay. Trois autres expositions solos ont été présentées en 2014 à la Maison Hamel- Bruneau à Québec et au Centre Sagamie à Alma et au centre d’exposition à Val-David.

simonbeaudry.ca

Nathalie Bujold

Hourra pour la pitoune, œuvre médiatique interactive,
produit par l’Agence TOPO, Montréal, 2014

Cette œuvre fait référence à l’identité sociale québécoise en utilisant des objets familiers du quotidien ou des matériaux d’un folklore idéalisé. En écho numérique à son exposition En Wing en Hein présentée dans plusieurs centres d’artistes au Québec, Nathalie Bujold propose un site ludique basé sur des mises en scène d’objets folkloriques et des animations utilisant des mots de la langue québécoise. L’identification ou la construction identitaire passe ici par le langage et les images qu’il produit. Du tricot aux technologies de pointe, il s’agit d’un métissage de savoirs faire. Pour les mutations, la fermière numérique nous convie à les expérimenter en naviguant joyeusement. Hourra pour la pitoune!

Nathalie Bujold complète actuellement une maîtrise en arts visuels et arts médiatiques à l’Université du Québec à Montréal. Des 1992, elle s’est joint au centre d’artistes l’Oeil de Poisson à Québec. Une exposition solo intitulée Le nouveau Wing en hein (1998) a circulé dans plusieurs centres d’artistes au Québec, au Canada et à Marseille en France. L’exposition « Pixels et Petits points » présentait diverses manières d’aborder les images en mouvements au Centre Clark (2004). Plusieurs expositions collectives et résidences l’ont menée à Turin, Soissons, Bogota, Beyrouth et Marseille. Une connivence avec la musique l’amène à signer les musiques du spectacle « Le voyage d’un gâteau » (1992) et à collaborer avec le Quatuor Bozzini: avec Bernard Falaise pour « Les petites portes » (2010) et plus récemment avec Taylor Brook. Son travail impliquant l’image en mouvement débute en 1989 avec des formats Super-8 dont « Simple, rapide et délicieux » et « Le Sheik brun » acquis par la cinémathèque de l’Université Laval. Par la suite, une quinzaine de monobandes vidéo suivront dont « Les trains où vont les choses » qui lui valent le prix à la création artistique du CALQ en 2008.

espritpratique.wordpress.com

Helena Franco Martin

Effet colombe, action performative, 2015

Fritta Caro tout comme ses autres personnages de fiction sont nés de questionnements sur l’identité lors de l’adoption d’un nouveau territoire politique. Son immigration au Québec lui a fait connaître de nouvelles traditions. Un métissage de repères culturels s’impose aux nouveaux arrivants et des choix doivent s’effectuer afin de s’adapter à une nouvelle réalité. Lors de ce processus d’apprivoisement, la culture d’origine tout comme les cultures d’accueil sont remises en question et de ce processus, apparaissent de nouvelles appartenances. Il devient difficile de résumer ces identités émergentes sous la forme d’un drapeau ou par un simple passeport. Le personnage de Fritta Caro se positionne alors dans certaines actions qui visent à nommer certaines incohérences des discours, des politiques institutionnels d’intégration des immigrants et des éléments sur l’identité même de la culture d’accueil. Fritta Caro est à la fois questionnement et désir d’appartenance.

Helena Martin Franco est née à Cartagena en Colombie. Elle vit et travaille à Montréal depuis 1998. Elle a fait des études de maîtrise en arts visuels et médiatiques à l’Université du Québec à Montréal. Elle a également enseigné les arts dans des universités colombiennes et à Montréal et s’est impliquée activement dans des organismes communautaires voués à l’éducation populaire et à la diffusion de l’art contemporain. Elle est membre du collectif La Redhada (réseaux des femmes artistes du caraïbe colombien), et du collectif de diffusion d’art actuel L’Araignée, Québec. Sa pratique multidisciplinaire explore le métissage qui dialogue avec la photographie, la vidéo, la performance, l’installation et le cyberespace. Son travail plus récent interroge sur les transformations identitaires dans des milieux d’immigration. Il a été présenté en République Dominicaine, Espagne, Nouvelle-Zélande, Colombie, États-Unis et dans des centres d’artistes au Québec. Elle a également réalisé une série de performances sous le personnage métissé de Fritta Caro, qui résulte de son expérience vécue et de la recherche sur l’identité et l’immigration. Cette démarche lie différents référents culturels où cohabite à la fois un dialogue fluide et parfois truffé de tensions contradictoires.

helenamartinfranco.com

Noémi McComber

Reconfigurations ; La procession des drapeaux, action performative, 2015

L’artiste s’intéresse au concept de l’autre et de l’altérité, à la rencontre et au dépaysement, au moment de rupture et de déconstruction qui nous mène devant un vide, dans un moment de vertige, qui nous pousse à recomposer les signes donnés pour reprendre possession de nos repères, telle une reconstruction subjective, qui s’inscrit dans un processus d’émancipation entre la faille, la prise de risque et la prise de pouvoir. Plus particulièrement, elle s’intéresse au folklore québécois, comme un bagage identitaire dans lequel elle puise en plongeant dans une tradition et une histoire singulière pour en extraire de la matière à réexaminer, à recomposer et à reformuler. Mettre en valeur le « matrimoine » et le patrimoine du lieu d’où elle vient, en se les réappropriant, pour leur redonner une charge critique et une valeur renouvelée dans le contexte actuel de dépossession, de mondialisation et de pertes de repères identitaires est au cœur de ce projet.

Noémi McComber a complété une maîtrise en arts visuels et médiatiques du Chelsea College of Art (University of the Arts, Londres) au Royaume-Uni en 2002. Depuis, elle poursuit avec différents projets artistiques en tant qu’artiste et commissaire, adoptant une approche multidisciplinaire et collaborative. Elle a notamment présenté son travail au Institute of Contemporary Art (ICA) à Londres et au Kunstverein Kohlenhof à Nurembourg en 2003, au Moscow Centre for the Arts et à la Castlefield Gallery de Manchester en 2006, à la galerie L’Oeil de poisson de Québec et au Musée des Beaux-arts de Sherbrooke en 2007, ainsi qu’à La Centrale galerie Powerhouse et à B-312 à Montréal en 2009. En 2011, elle a présenté Nouveaux drapeaux pour vieux monuments à Dare-Dare, Déploiement en règle à Viva art action! à Montréal ainsi que La peau du bronze, une exposition solo à la Maison des Arts de Laval. En 2013 on a pu voir ses vidéos à Optica dans une exposition individuelle intitulée Mise en échec et son travail a été diffusé en Finlande, au Pays de Gales et en Colombie. Elle est l’une des membres fondatrices du collectif L’Araignée, collectif féministe de diffusion en art contemporain. Elle vit et travaille à Montréal.

noemimccomber.com

La commissaire

Sonia Pelletier est active au sein de plusieurs organismes culturels québécois œuvrant dans le milieu de l’art actuel en tant que complice, coordonnatrice de projets, critique d’art, commissaire et éditrice indépendante. Elle s’intéresse aux idées, à la politique, à la culture, aux pratiques d’art action, d’intervention, plastiques également et à leurs multiples lieux de diffusions éphémères et permanents. En plus de ses collaborations à de nombreuses publications de centres d’artistes à Montréal et en région, elle a notamment publié dans Le Devoir et dans plusieurs périodiques culturels québécois. Elle a aussi été directrice artistique de 2006 à 2009 à la revue Spirale. Elle a été coordonnatrice des Éditions Artextes de 2002 à 2005 et elle a également fondé et dirigé la maison d’édition PAJE (Projet Adapté à la Jeune Écriture) de 1989 à 1996, qui se consacrait à la publication d’ouvrages littéraires, d’essais, de bandes dessinées et de catalogues d’exposition. Parmi les ouvrages qu’elle a coordonnés et dirigés, mentionnons : ATSA Quand l’art passe à l’action (ATSA, 2008), et plus récemment en collaboration avec Michel Lefebvre et Bernard Schütze .(La Société de Conservation du présent), (1985-1994) (Agence TOPO, 2013). Elle coordonnait jusqu’à tout récemment l’édition de la revue Ciel variable et est actuellement coordonnatrice générale du Regroupement des arts interdisciplinaires du Québec (RAIQ).

Map

Artistes : Simon Beaudry, Nathalie Bujold, Helena Martin Franco, Noémi McComber
Commissaire : Sonia Pelletier
Les médiateurs Mélissa Correia et Guy Sioui Durand seront sur place pour accompagner le public.

Les artistes et la commissaire tiennent à remercier l’Entente de développement culturel / Ville de Québec, Le Lieu, centre en art actuel, le Conseil de la culture des régions de Québec et de Chaudière-Appalaches ainsi que le RAIQ pour leurs précieux soutiens.

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Les Vitrines – Julie Bernier

Présentation de l’artiste
ce soir, le 3 juin à 17 h

JULIE BERNIER

RACONTER LA RUE | du 1er au 7 juin, de 17 h à 23 h

Originaire de St-Bruno-de-Kamouraska, Julie Bernier a obtenu un baccalauréat en arts de l’UQAC en 2013. Par la performance et l’installation, elle tente de soulever des questionnements sociaux en s’appropriant des lieux de circulation et en stimulant des échanges et contacts humains, lui inspirant ainsi des textes à caractère documentaire et poétique.

SITE WEB

LES VITRINES est une programmation spéciale du Lieu, centre en art actuel ayant pour but d’interpeller directement les passants de la rue du Pont. Suite à un appel de dossier, trois artistes ont été sélectionnés afin de présenter leur travail dans les baies vitrées de la galerie.

Vous souhaitez contribuer au projet?

Soumettez une histoire personnelle que vous auriez
envie que l’artiste raconte à la rue en écrivant à

*Toutes les histoires seront gardées anonymes.

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Les Vitrines – Lorraine Beaulieu

15 au 31 mai 2015 Vernissage 15 mai à 17 h

LORRAINE BEAULIEU

JE CRÉE, DONC JE SUIS III | du 15 au 31 mai / vernissage le 15 mai à 17 h

Lorraine Beaulieu vit et travaille à Trois-Rivières. Titulaire d’une maitrise en arts visuels, son travail a été présenté dans plusieurs pays d’Amérique du Sud et d’Europe. Sa production artistique multidisciplinaire compte plusieurs œuvres engagées par rapport à l’environnement. Elle exploite également des notions d’identité culturelle, de nature et d’écologie, qui donnent parfois lieu à des œuvres participatives.

Ici, elle extirpe la matière de son cycle d’existence pour la faire revivre dans une œuvre d’art. À partir de matériaux banals, tirés du quotidien, elle construit des assemblages, recherchant une triangulation écologique entre la matière, la culture et la forme. Il en résulte une œuvre à la fois poétique et critique de notre société, tout en étant parfois introspectives.

SITE WEB

LES VITRINES est une programmation spéciale du Lieu, centre en art actuel ayant pour but d’interpeller directement les passants de la rue du Pont. Suite à un appel de dossier, trois artistes ont été sélectionnés afin de présenter leur travail dans les baies vitrées de la galerie.

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Soirée de Projections

8 mai 2015

Le Lieu, centre en art actuel profite d’une pause dans sa programmation pour vous convier au visionnement de vidéos portant sur deux artistes nous ayant quittés récemment, soit Bernard Heidsieck (1928 – 2014) et Jan Świdziński (1923 – 2014)

Bernard Heidsieck : La Poésie en Action (2014)

Auteurs et réalisation : Anne-Laure Chamboissier et Philippe Franck, en collaboration avec Gilles Courbet (56 minutes, français)

Archives d’actions et extraits d’entrevues et de commentaires portant sur et avec Bernard Heidsieck.

Né à Paris en 1928, Bernard Heidsieck est l’un des pionniers de la poésie sonore (1955) et de la poésie action (1962). Il a organisé le premier festival international de poésie sonore en 1976, ainsi que les «Rencontres Internationales 1980 de poésie sonore».

Kosuth Świdziński Spotkanie w Rzymie (2010)

Scénario et réalisation : Piotr Weychert (39 minutes, anglais)

Discussion entre Jan Świdziński et Joseph Kosuth portant sur les rapports entre le conceptualisme et le contextualisme.

Jan Świdziński est né en Pologne en 1923. Artiste multidisciplinaire et théoricien, il est initiateur de l’art contextuel. Il est l’auteur de plusieurs publications et articles sur publiés sur le sujet au Canada et en Europe : Art as Contextual Art ; Art, Society and Self-consciousness ; Freedom and Limitation – The Anatomy of Postmodernism.

Notez que M. Philippe Franck, directeur de Transcultures – Belgique sera sur place lors de la soirée.

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P.K.P. HOCKEY P.Q.

10 avril au 3 mai Vernissage 10 avril à 17 h

P.K.P. HOCKEY P.Q. s’intéresse au hockey – ce sport devenu spectacle et divertissement – dans son historique québécois et montréalais. Entre les vingt-quatre coupes Stanley remportées par les Canadiens de Montréal et l’éventuel retour des Nordiques, le sport national canadien et québécois est présenté comme un terrain de jeu où des politiciens, le commissaire de la Ligue nationale de hockey et un ex-directeur général de club se tirent la langue à qui mieux mieux.

Marc-Antoine K. Phaneuf est artiste et auteur. Depuis 2006, son travail a été présenté dans plusieurs centres d’artistes autogérés, galeries et musées du Québec, dont le Centre Clark, L’Œil de Poisson, Articule, le Musée régional de Rimouski, la Galerie Leonard et Bina Ellen et la Galerie Antoine Ertaskiran. En 2013, il a été nominé pour le Prix Pierre-Ayot, remis par la Ville de Montréal et l’Association des galeries d’art contemporain, célébrant un artiste montréalais en début de carrière. Il a publié trois livres de poésie aux éditions Le Quartanier, dont Téléthons de la Grande Surface (Inventaire catégorique) en 2008, pour lequel il a été finaliste au prix Émile-Nelligan, et Cavalcade en cyclorama en 2013. Il participe fréquemment à des lectures de poésie qui l’ont amené, avec les Productions Rhizome, jusqu’en France et en Belgique. Il vit et travaille à Montréal.

L’artiste tient à remercier Viviane Archambault-Lavigne, Mathieu Arsenault, Gwenaël Bélanger, Mathieu Jacques et Yann Pocreau pour leur soutien dans la réalisation de ce projet.

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Boston en performance

27 mars 2015 Vernissage 27 mars 2015 à 17 h

Boston en performance dans le cadre de l’échange Québec / Boston

en collaboration avec Mobius

C’est dans le cadre du premier volet de l’échange Québec/Boston que le travail de quatre artistes Bostonnais a été présenté au Lieu, centre en art actuel le 27 mars dernier. Nous remercions chaleureusement Jimena Bermejo-Black, Daniel S. DeLuca, Philip Fryer et Sara June d’avoir ainsi donné lieu à une soirée des plus riches et singulières.

Le deuxième volet de l’échange se tiendra à Boston le samedi 2 mai prochain chez notre partenaire Mobius (Cambridge). Christophe Barbeau, Emmanuelle Duret, Steven Girard et Frédérique Hamelin y présenteront à leur tour leur travail dans l’intention d’y renvoyer l’écho.

Un merci particulier à la Délégation du Québec à Boston pour leur soutien.

Mobius est un organisme à but non lucratif fondé par Marilyn Arsem en 1997 dont la mission est de produire et de mettre en forme des expérimentations artistiques. Au cours des 30 dernières années, Mobius s’est impliqué dans la création de projets d’échange qui ont permis à des milliers d’artistes provenant de différentes régions géographiques (Macédoine, Croatie, Pologne, Taïwan, etc.) de travailler ensemble aux États-Unis, au Canada, en Europe et en Asie.

LES ARTISTES

Daniel S. DeLuca

Daniel S. DeLuca utilise des actions, le contexte, la photographie et des matériaux appropriés pour explorer des structures et des concepts concernant la mondialisation de la culture, de l’art et de la langue.

DANIELSDELUCA.com

Sara June

Sara June considère la performance comme une occasion de développer et d’éprouver de nouveaux langages. Son travail est enraciné dans les formes inspirées du corps et remet en question les limites du soi, de l’espèce et de la conscience.

LORDANDJUNE.com

Philip Fryer

Philip Fryer explore les concepts de la mortalité, du chaos et de l’ordre ; le corps en tant que circuit et l’omniprésence du son. Il travaille principalement en performance, mais intègre également le bruit, la vidéo et l’installation dans son travail.

PHILIPFRYER.com

Jimena Bermejo-Black

Jimena Bermejo-Black s’intéresse aux comportements humains et s’inspire des enjeux sociaux, de la mémoire, de la danse et de la musique afin de créer des situations intimes et engagées avec le public dans une approche expérimentale.

jbermejo-black.com






Photos: Patrick Altman

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bad sampling

20 février au 15 mars 2015 Vernissage le vendredi 20 février à 17 h

Alexis Bélanger

Que se passerait-il si nous étions contraints à analyser notre environnement à la manière d’un capteur numérique, d’une charte de valeurs prédéfinies qui regrouperait les informations presque similaires ? Dans ses propositions, l’artiste contraint le regardeur à vivre une expérience sensorielle limitée, à lui imposer un mode de lecture, des informations perceptuelles, de façon à rendre tangibles et vivants des concepts jusqu’alors réservés au monde virtuel de l’informatique et de l’électronique. Ses recherches antérieures lui ont permis de réinterpréter sous différentes formes d’installation nos modes de perception, les comparants à des systèmes de quantification numérique et analogique.

Artiste multidisciplinaire œuvrant principalement en performance et en installation, Alexis Bélanger, originaire du Saguenay, est détenteur d’un Baccalauréat interdisciplinaire en arts de l’Université du Québec à Chicoutimi. Son travail artistique a été présenté dans plusieurs expositions collectives, notamment à Montréal, Chicoutimi, Alma et Sept-Îles. Sa démarche en art numérique s’illustre par le rendu des concepts virtuels dans des matériaux tangibles. En 2013, son travail est reconnu par le centre d’artistes Le Lobe où il se voit remettre le prix d’excellence pour son projet L’Objet 1.0 qui sera suivi d’une exposition sur l’espace Plateforme du Lobe intitulée Résolution 1:1. Depuis plusieurs années, il se démarque aussi dans le domaine de la performance de par son implication au sein de la relève performative (Rencontre interuniversitaire de performance actuelle [RIPA] et Art Nomade, rencontre internationale d’art performance au Saguenay, volet relève).

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B|EACH

16 Janvier au 8 Février 2015 Vernissage le Vendredi 16 Janvier à 17 h

François Raymond

« L’art est un jeu, le jeu d’une vie peut-être. L’artiste et la vie doivent être liés. Dans les propositions présentées, je m’intéresse surtout à la notion de la finalité de l’oeuvre. Avec l’avènement du readymade, les objets utilitaires ont migré dans le champ artistique, devenant ainsi des oeuvres. Mais est-ce que l’oeuvre peut avoir une fonction ‘‘ utilitaire ‘‘ au sens propre ? »

François Raymond questionne notre identité, les normes établies, les idées reçues et l’a priori imposé à travers le détournement des codes de notre société (langage, symbole, image, etc.). Construites autour de la notion de jeu, ses pièces tentent ainsi de faire surgir de nouveaux territoires de sens aux choses, de les questionner sous un nouvel angle afin de permettre au spectateur de se questionner à son tour. S’appropriant des éléments du quotidien, les remodelant et les assemblant, il crée des sculptures ou des images qui mettent en lumière certains liens disjonctifs cachés tout en proposant un double jeu, de par leur construction et leur lecture.

Originaire du Saguenay, François Raymond poursuit actuellement une maîtrise en arts visuels à l’Université Laval. Il a été membre-fondateur de la galerie Tzara ainsi que de l’événement Non-maison présenté lors de la Manif d’art 6 de Québec (exposition satellite). En 2011, il présentait sa première exposition solo f.Utilité à la galerie Art Mûr de Montréal et en 2012, D I Y à la suite d’une résidence au Lobe, à Chicoutimi. En 2014, certaines de ses oeuvres ont été présentées lors de l’exposition Elles viennent par deux, trois ou quatre à St-Bruno de Montarville, ralliant les pièces de deux collectionneurs québécois d’art actuel. En 2014, il a exposé ses dernières réalisations lors de l’exposition Peinture fraîche et nouvelle construction (volet rétrospective) à la galerie Art Mûr et différents projets lors d’une résidence de création dans la région de Kamouraska. François Raymond vit et travaille dans la Vieille Capitale.

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Encan Le Lieu

10 au 11 décembre 2014 Vernissage le jeudi 11 décembre 2014

Le Lieu, centre en art actuel, vous convie à sa deuxième vente aux enchères. Suite au succès de la première édition, cet encan sera l’occasion idéale de débuter ou d’enrichir votre collection ou encore de vous procurer des cadeaux de Noël. Venez miser sur des oeuvres variées où les enchères de départ se situeront entre 1 et 100 $. Abordable et festif, cet encan réunira différentes créations d’artistes reconnus ainsi qu’émergents. Vous pourrez convoiter ces œuvres les 9-10 et 11 décembre à la galerie Le Lieu.

Dès 17h, c’est dans l’ambiance d’un cocktail dinatoire amical et festif que vous aurez la chance de repérer vos pièces favorites ou encore de consulter les publications des éditions d’arts de Québec (La Galerie des Arts Visuels et Les Éditions Intervention). Animée par nul autre que l’artiste et encanteur Hugo Nadeau, la vente aux enchères débutera à 19h.

Vous pourrez convoiter ces œuvres les 9-10 et 11 décembre à la galerie Le Lieu situé au 345, rue du Pont. Si une œuvre vous intéresse, soyez parmi nous le 11 décembre dès 17h pour un « happy hour » suivi de l’encan qui débutera à 19h.

Artistes participants :

Thierry Arcand-Bossé | Stéphanie Auger | Étienne Baillargeon | Adam Bergeron
Carl Bouchard et Martin Dufrasne | Charles-Étienne Brochu | Pierre-Luc Brouillette
Monty Cantsin | Blaise Carrier-Chouinard | Isabelle Demers | Audrée Demers-Roberge | William Dion
Xiang Dominguez | Emmanuelle Duret | Esther Ferrer | Janine Fortin | Frédérique Hamelin
JoëL Hubaut | Joseph Kieffer | Lise Labrie | Myriam Laplante | Zoé Laporte
Louis-David Létourneau-Gagnon | Vanessa Locatelli | Richard Martel | François Raymond
Geneviève Roy | Carlos Ste-Marie | Alain Snyers | Armand Vaillancourt | Giorgia Volpe

Télécharger
le catalogue de l’encan

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En cas de doute

14 novembre au 7 décembre 2014 Vernissage Le jeudi 14 novembre 2014

Myriam Laplante

Nos convictions sont-elles incontestables ? Est-ce que notre perception des choses est véritablement objective ? Avons-nous peur de basculer nos croyances pour voir ce qui se cache derrière ? Entre la certitude et la méfiance il y a le doute.

L’installation initiale consiste en un petit salon. L’artiste lit un livre, paisiblement assise sur un fauteuil. Seule anomalie, le plancher et le mur sont inversés. L’ordre des choses sera bouleversé et le rôle des objets sera subverti.

Myriam Laplante est née au Bangladesh en 1954, a grandi au Québec et vit en Italie depuis plus de 15 ans. Elle a étudié les arts visuels et la linguistique à l’Université d’Ottawa. Elle travaille avec le collectif de performance Black Market International depuis 2001. Son travail d’installation, de sculpture, de photographie et de performance a été présenté dans plusieurs musées, galeries, squats et festivals en Europe, en Amérique du Nord et en Asie. On retrouve ses œuvres dans les collections permanentes du Musée national de la photographie (Ottawa), du Musée national des beaux-arts du Québec, de la Galerie d’art moderne et du Musée d’art contemporain de Rome.

Toutes nos activités sont gratuites !

Bienvenue à tous !

Photos: Philippeft.com

MyriamLaplante.net

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Mesures d’austérité

3 au 26 octobre 2014 Vernissage Le jeudi 3 octobre 2014

Michael A. Robinson

En période d’austérité, tout le monde est touché : les grandes institutions artistiques tout comme les lieux locaux de diffusion culturelle ainsi que les artistes.

Néanmoins, les acteurs du monde de l’art ont vu pire. Les artistes n’ont-ils pas survécu à la censure, à la guerre, à la grande crise tout en faisant preuve d’une grande résilience ?

Glanant des objets modestes de son quotidien et les transformant par le biais de sa signature artistique imprégnée de simplicité et de spontanéité, les œuvres de Michael A. Robinson continuent d’explorer les circonstances de l’artiste et la source de ses impulsions créatrices.

L’artiste livre ici des œuvres qui s’interrogent et nous interpellent en réponse aux épreuves difficiles auxquelles nous sommes tous confrontés de temps à autre.

Michael A. Robinson vit et travaille à Montréal. Enseignant à l’École des arts visuels et médiatiques de l’UQAM depuis 2007, il est titulaire d’un baccalauréat en beaux-arts de l’Université Concordia et d’une maîtrise en arts plastiques de l’Université de Paris I/Panthéon-Sorbonne. L’artiste qualifie lui-même son processus comme un ensemble de liens tissés, puisant dans de multiples références, misant sur la transparence plutôt que la rigueur, le parcours plutôt que la destination, la transformation et l’ouverture plutôt que la conclusion et l’affirmation. Ses participations notables à des expositions collectives dans la dernière décennie comprennent Art Histories, VOX centre de l’image, Montréal (2012), Québec Gold, Reims (2008), la Biennale nationale de sculpture contemporaine, Trois-Rivières (2006) et Avancer dans le brouillard, Musée national des beaux-arts du Québec (2004). Son travail a également fait l’objet de plusieurs expositions individuelles, notamment à la galerie YYZ Artist’s Outlet, Toronto (2014) et à la Galerie Antoine Ertaskiran, Montréal (2013). Ses œuvres font partie de nombreuses collections privées et publiques, dont celles du Musée d’art contemporain de Montréal, du Musée national des beaux-arts du Québec et de la Banque d’œuvres d’art du Conseil des arts du Canada. www.michaelarobinson.org

MichaelARobinson.org

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Exposition RiAP – 30 ans d’art action

RiAP – 30 ans d’art action

Vernissage le 28 août 2014 dès 17h

Du 28 août au 21 septembre 2014
Rétrospective de la rencontre internationale d’art performance de Québec.
Cette exposition présentera les éditions antérieures de la RiAP.
Heures de présentation: de 9h00 à 16h00 du lundi au vendredi

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Manif D’Art 7

Du 3 mai au 1 juin 2014 Vernissage Le Samedi 3 mai à 14h50

Regina José Galindo

Expansive (2014)

Performance – Présenté en vidéo au Lieu

Looting (2010)

Images tirées de la vidéo

Marabunta (2011)

Vidéo, 31 min 14 sec

¿Quién puede borrar las huellas? (2003)

Vidéo, 37 min 22 sec

Tierra (2013)

Vidéo, 33 min 56 sec

Exposition à la Galerie Le Lieu du 3 mai au 1er juin.

Dans le cadre de Manif d’art 7, Regina José Galindo présente trois vidéos, une photographie et une performance. Les vidéos ¿Quién puede borrar las huellas? et Tierra ont été réalisées à la mémoire des victimes du génocide ayant eu cours au Guatemala, qui a fait plus de 200 000 morts. La photographie Looting est tirée d’une action qui rappelle le passé colonial du pays d’origine de l’artiste. Quant à la vidéo Marambunta, elle agit comme une métaphore entre l’agressivité de la fourmi des Caraïbes et l’homme, qui en vient à tout consommer et à tout détruire. Enfin, la performance Expansive ouvre le dialogue sur l’objet d’art, tout en mettant l’emphase sur la relation entre l’art et l’audience. À travers ses performances, l’artiste utilise non seulement son corps comme un corps individuel, mais aussi comme un corps social, collectif et universel.

TOUTES NOS ACTIVITÉS SONT GRATUITES ET POUR TOUS

ReginaJoseGalindo.com/

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BRAINSTORMING

du 28 mars au 20 avril 2014 Vernissage le Vendredi 28 mars 2014

Manuela Lalic

Le Lieu, centre en art actuel vous convie du 28 mars au 20 avril à voir l’installation Brainstorming
de Manuela Lalic. Dans le cadre de cette exposition, l’artiste porte une attention particulière à l’aspect fonctionnaliste de notre système d’organisation sociale. Elle questionne les mouvements de masse, la standardisation de nos désirs et de nos besoins préfabriqués.

Dans le projet Brainstorming, Lalic élabore des mises en scène à la fois inquiétantes et joyeuses qui questionnent avec ironie nos moments collectifs. Parfois exubérantes ou plus minimalistes, ses images, installations et performances, habitées par des préoccupations d’ordre politique et écologique, offrent différents niveaux de lecture.

L’artiste mêle l’organique à l’artificiel, le métallique au végétal. Elle utilise des accumulations d’objets communs comme des tables, des trombones qu’elle triture, déforme 100 000 fois et qu’elle associe ensuite à du vivant. Lalic réfère ainsi à l’idée d’une «nature objectivée» et cherche continuellement à révéler les points de tension entre ce qui est de l’ordre du collectif et ce qui est de l’ordre individuel.

Manuela Lalic a présenté son travail au Canada, aux États-Unis, en Europe, au Liban, au Japon, en Chine et en Inde. Finaliste du prix Powerhouse 2012 et récipiendaire du prix Pratt et Whitney Canada (2009), elle a obtenu la résidence du Conseil des arts du Canada (International Studio and Curatorial Program) à New York (2009) et plus récemment, en 2014, elle a effectué une résidence au Sandarbh Artists Residency (Rajasthan, Inde). Elle prépare actuellement plusieurs expositions, notamment dans le cadre de projets collectifs à la Galerie RDV (Nantes, France) et au Musée National de l’Estampe à Mexico.

TOUTES NOS ACTIVITÉS SONT GRATUITES ET POUR TOUS

LalicManuela.com

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Performances / Conférences

21 MARS À 20H / 22 MARS À 19H

Chumpon Apisuk et Michel Collet

Fidèle à ses orientations, Le Lieu présente les 21 et 22 mars deux soirées où se succèderont une conférence et une performance des artistes : Chumpon Apisuk (Thaïlande) et Michel Collet (France). Ces soirées seront une bonne occasion de saisir les écarts, les enjeux ainsi que les critères culturels propres aux activités des artistes invités tout en questionnant l’art dans ses rapports sociaux et historiques.

Vendredi 21 mars 20h

Conférence en anglais : Victory to the people de Chumpon Apisuk au sujet de l’activisme artistique et des derniers événements à Bangkok et en Thaïlande.

Performance : Michel Collet nous présentera sa performance intitulée Immatériel pour l’anti-fonction.

Samedi 22 mars 19h

Table de vente des Éditions d’art de Québec : Venez découvrir et vous procurer les dernières publications éditées par la Galerie des arts visuels, VU Photo et Inter, art actuel.

20h – Conférence : Inassignable & lignes de sens, Robert Filliou et Charles Fourier de Michel Collet.

Performance : Subject matters de Chumpon Apisuk.

CHUMPON APISUK

Né en 1948, il vit et travaille à Bangkok. Il est directeur artistique au centre Concrete House, et se consacre aux pratiques performatives en lien avec l’activisme et l’art engagé. Il est aussi initiateur du festival Asiatopia pour la présentation d’art action et d’art performatif qu’il a initié en 1998. Il siège également sur le Conseil d’administration du BACC (Bangkok Art and Culture Center). De plus, il a récemment organisé le programme culturel de la 11th International Conférence on Aids in Asia & the Pacific 2013. Comme artiste et performeur, il a présenté des activités sur une base régulière en Allemagne, Angleterre, Canada, Japon, Philippines, Indonésie, Vietnam, Corée, Hong-Kong et Singapour. Il est bien connu comme organisateur et praticien de l’art action.

MICHEL COLLET

Vit et travaille en France. Il est poète, performeur et organisateur d’événements artistiques mixant les médias, actions, poésie sonore, performance et théorie. Artiste international, il dirige un centre de recherche en performance, intitulé Le corps de l’artiste à l’Institut Supérieur des Beaux-Arts à Besançon. Il participe à la construction d’une plateforme européenne dans le champ de l’art d’action en partenariat avec des organisations et des artistes de différents pays. Il publiera prochainement un ouvrage consacré à Blago Bung Event, dont il est le co-organisateur avec Patrice Lerochereuil.

TOUTES NOS ACTIVITÉS SONT GRATUITES ET POUR TOUS

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FAMILY FIRST

du 21 février au 16 mars 2014 Vernissage le vendredi 21 février à 17 h

Une réserve de survie (entre le réel et la fiction)

Family First d’Hugo Nadeau au Lieu (du 21 février au 16 mars 2014)

Des dizaines de boites de conserve, de céréales, des bouteilles d’eau, du savon sont bien rangés sur des étagères. Avec le projet Family First, Hugo Nadeau a transformé l’espace d’exposition du Lieu en une petite épicerie, un dépanneur, une réserve de survie en cas de catastrophe. Une réserve semblable à celles que font tant de gens dans une pièce dans leur maison pour être prêts à affronter toutes les pénuries et autres fins du monde.

Avouons que cette exposition est tout à fait dans l’air du temps, alors que des études scientifiques font régulièrement état des bouleversements climatiques et que les ouragans, tempêtes et inondations sont de plus en plus extrêmes. Elle est une façon d’aborder la peur que tout cela suscite. Mais ce n’est pas une posture que prend Hugo Nadeau. Il prend le sujet véritablement au sérieux, quoiqu’il soit toujours un peu ironique ; l’humour lui permettant de conserver un peu de distance avec son objet.

Tout n’est pas véridique dans cette installation, il y a quelques apparats ici et là. Si à certains endroits ce ne sont que des façades de boites de carton, il y a beaucoup de vraies conserves de soupe et de fèves au lard. Comme il explique : « J’en ai acheté autant que j’ai pu. Mais dans dix ans, elles ne serviront plus. Je ne vais pas continuer ce projet très longtemps. Il faudrait que j’entretienne ses réserves toute ma vie. » Voilà déjà poindre les limites de ce mode de survie.

La famille d’abord

Fasciné par les récits post apocalyptiques, l’artiste à l’imaginaire foisonnant a commencé ce projet lors d’une résidence au centre d’artistes Lobe de Chicoutimi où il a présenté pour la première fois ses étalages de produits. Il les a depuis accumulées dans la réserve de ses parents dans la Beauce d’où il est originaire. La famille de l’artiste a été mise à contribution pour cette exposition, notamment dans la présentation de vidéo de mariage du frère de l’artiste, des films de sa grand-mère et dans plusieurs des photos utilisées dans la revue qu’il a lui-même éditée pour l’occasion : le FFIRST (Family First Magazine).

La revue, dont plusieurs éditions sont exposées, s’inspire des mises en page de magazines à potins, dont il se moque allégrement pendant une cinquantaine de pages. Des récits de vie vraisemblables et drôles côtoient des passages d’autopromotions du travail de l’artiste (l’exposition Family First y est expliquée). Une série de collages photographiques loufoques montre l’artiste Florent Cousineau dans le plus simple appareil, un horoscope et des textes délirants signés par Hugo Nadeau se succèdent sans hiérarchie et sans prétention. Lors de l’inauguration, l’artiste a même invité les gens présents à faire une ronde d’amour, tout le monde se tenant bras dessus bras dessous tournant autour des étagères créant un rituel absurde et pourtant touchant.

Une œuvre conséquente

Cette réserve de survie est tout à fait dans la lignée du travail d’Hugo Nadeau où les angoisses collectives se conjuguent avec humour. Pensons à des titres comme Conspiration H1N1 (projet fictif aux initiales du nom de l’artiste ou encore à l’Édifice H. Nadeau pour la poésie, un projet d’entreprise fictive où il prend la figure d’un vendeur d’assurances. Pensons aussi à son exposition en 2010 au centre d’artistes l’Oeil de poisson, au titre précurseur : Bienvenue 24 heures : je dors avec mon portefeuille, mes clés et toutes mes affaires où l’installation s’inspirait des tombeaux des pyramides d’Égypte.

Le projet de réserve de survie demeure tout de même une chose étrange. N’y en a-t-il pas trop d’objets ? Y ajouter les revues, des vidéos, n’est-ce pas trop d’informations, une surabondance d’images, de messages ? Il semble qu’Hugo Nadeau veuille tout nous dire en même temps, porté par une sorte d’avidité, d’urgence peut-être. Même s’il y a trop de couleurs, trop de choses, l’ensemble possède au final, une dimension sculpturale et prend forme dans l’espace. Une proposition antiesthétique est encore une proposition esthétique ! Pas tellement une invitation à la contemplation, mais plutôt une invitation à questionner les limites entre le réel et la fiction et surtout nos différentes façons de se préparer pour faire face aux catastrophes éventuelles…

Nathalie Côté



Hugo Nadeau

Le Lieu, centre en art actuel est fier de présenter du 21 février au 16 mars l’exposition FAMILY FIRST d’Hugo Nadeau. Family First est une exposition résolument dédiée à la famille. D’abord créée au Lobe pour financer l’achat de réserves de survie familiales, elle prend une forme et un sens plus lourd dans cette deuxième manifestation, tout en faisant participer davantage la famille de l’artiste.

Les Joyeux Mariés, une série télévisée complète entièrement filmée et narrée par Mamie Colette y sera diffusée. Les épisodes relatent le mariage du frère aîné en Alberta, qui a inspiré le projet il y a quelques années avec ses propres réserves de survie portatives. L’installation, sous la forme d’un modeste magasin familial loin de l’espace commercial normalisé, sent vaguement le dépanneur du coin et la chambre froide. Elle affiche un visuel singulier plaidant pour l’appropriation personnelle de la marchandise et l’amour du produit. On y retrouve entre autres un présentoir rempli d’une parution maison du magazine FFIRST. Clone des revues à potins, il est consacré à la famille de l’artiste et au projet, imprimé pour tout expliquer, tout révéler, trop parler.

Explorant l’apparente obsession de la culture populaire pour les catastrophes, l’artiste cherche l’argent où il peut pour se préparer au pire, utiliser l’art comme imprévisible matière de survie. Il s’affiche en réaction aux inquiétants visages de l’avenir, mais reconnait que les solutions magiques meurent vite. On imagine une accélération des problèmes, des famines aux ouragans, en passant par la fermeture du Lieu, centre en art actuel. C’est dans une vie glissante et monnayable que chacun s’arrange comme il peut, calmé par sa dose quotidienne d’épicerie, d’eau courante et de courant. Quand même, le confort rassure le futur.

Libre acteur des arts visuels, de la performance et de la poésie, Hugo Nadeau a présenté ses projets au Québec, aux États-Unis, au Brésil, en Angleterre ainsi qu’en Chine. Il est récipiendaire de la bourse René-Richard et Première Ovation. Son parcours l’a mené à développer une série de projets perpétuels comme la conspiration H1N1, Projet Citoyen Modèle, la LHN (Ligue Hugo Nadeau) et le CACHE (Centre d’Art Caché d’Hugo pour l’Éternité). Il est originaire de Saint-Zacharie en Chaudière-Appalaches et vit à Montréal.

Remerciements : Le Lieu, centre en art actuel, la famille Nadeau, Marilyne Nadeau, le Studio Pierrot Nadeau et Serge Duquet, Étienne Baillargeon, Sarah Chouinard-Poirier et Marylou Fortier.

TOUTES NOS ACTIVITÉS SONT GRATUITES ET POUR TOUS

HugoNadeau.com

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TROUÉE

du 16 janvier au 9 février 2014 Vernissage le jeudi 16 janvier à 17 h

Trouée d’Olivier Lavoie: Perforer l’infranchissable

Présentée en ouverture de la saison d’hiver 2014 de la programmation du Lieu, centre en art actuel, l’installaction d’Olivier Lavoie, Trouée, fut inaugurée devant public le 16 février 2014. Tout récemment issu du baccalauréat interdisciplinaire en arts à l’UQAC à Saguenay, Olivier Lavoie a proposé un projet hybride, mi-installation, mi-performance.

Utilisant son corps, et surtout ses poings, comme des outils de perforation, il s’est foré un passage, à travers la laine minérale rose, à l’intérieur d’un monolithe préfabriqué : un immense bloc de placo-plâtre et de cimaises, trônant au milieu du Lieu. Rampant, bottant, creusant, crachant, il s’est arraché un chemin pour évader son corps, éraflé, couvert de poussière et de débris, pour l’extraire de là « où tout tend à être planifié et contrôlé selon les standards de l’industrie ». Parfois léger, parfois au bord de l’asphyxie, il garda tout au long de sa traversée un contact verbal avec le public, qui attendait de plus en plus fébrilement son apparition, à l’autre extrémité du bloc. Il s’en est arraché avec rage, comme pour se dégager de l’opacité du réel, se délivrer d’un couloir initiatique étouffant.

Olivier Lavoie dit avoir puisé dans ses expériences professionnelles passées et actuelles la radicalité de son action: « les chantiers de construction, les usines, les gros travaux d’envergure, ce sont des conditions de travail abrutissantes, aliénantes. » L’artiste nous a placés devant ce qu’il reste de ce rite de passage, devant l’exposition de l’évidage même de l’humain, l’expérience de ce qui a été. Ce retranchement du vivant après l’exécution performative évoque le déni de ceux qui sont retenus en-dedans, en situation d’exclusion, dans l’enfermement des structures de pouvoir et soustraits au temps réel du dehors, de la vie et d’un possible accès à l’art.

Mélissa Correia

Avec la collaboration d’Adeline Corrèze

Olivier Lavoie

Le Lieu, centre en art actuel est fier de présenter, dès le 16 janvier à 17 h, sa première exposition de l’année intitulée TROUÉE d’Olivier Lavoie, dans le cadre de sa programmation hiver 2014. L’artiste invité détourne les conceptions courantes face aux objets et matériaux usuels afin d’y matérialiser des préoccupations d’ordre esthétique. Sa démarche tente d’exploiter la distance entre l’homme et l’art afin de s’inscrire en contrepoint dans une écologie personnelle. Il apporte un regard neuf sur quelque chose que l’on connaît trop bien en le magnifiant par son contexte et le souci du détail dans l’aspect brut ou banal des matériaux.

Témoignage d’un désir d’hybrider sa pratique, TROUÉE est une tentative de l’artiste d’intégrer le corps, outil à l’intervention aléatoire, dans une démarche où tout tend à être planifié et contrôlé selon les standards de l’industrie. C’est également l’exploitation d’une matière à l’esthétisme banal. Une banalité qui mettra en contraste le caractère organique mis à jour par l’intervention du corps.

Olivier Lavoie est un artiste multidisciplinaire qui vit et travaille au Saguenay. Il complète en 2013 un baccalauréat interdisciplinaire en arts à l’UQAC. Il travaille principalement la sculpture, l’installation et la performance. Son travail a été exposé au Centre national d’exposition de Jonquière, aux Galeries l’Œuvre de l’Autre, Le Lobe, Séquence, Espace Virtuel, ainsi qu’ailleurs au Québec et à l’international. Il est le lauréat de plusieurs prix et bourses.

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PROGRAMMATION HIVER 2014

Olivier Lavoie – installation et intervention

16 janvier au 10 février

vernissage le jeudi 16 janvier 17 h

Hugo Nadeau – installation

21 février au 16 mars

Michel Collet et Chumpon Apisuk – performance et intervention

21 mars & 22 mars

Manuela Lalic – installation

28 mars au 20 avril

Manif d’ art 7

Résistance – Et puis, nous avons construit de nouvelles formes

3 mai au 1 juin

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NOËL D.I.Y.

LE 19 DÉCEMBRE 2013 DE 13 H À TARD DANS LA NUIT

NOËL D.I.Y. – Fabriquer Noël

Le Lieu, centre en art actuel vous invite à venir fabriquer Noël, le jeudi 19 décembre dès 13h. De multiples activités en continu vous seront proposées toute la journée comme une fabrique de cadeaux, des échanges de cadeaux, de la cuisine de Noël en direct, des cocktails de Noël, du karaoké de Noël, des surprises de Noël et sans oublier Richard Martel qui chantera des Cantiques de Noël pour le plaisir de tous. Les artistes participants sont : Le collectif M&M (Mathieu Fecteau et Mathieu Gotti), Frédérique Laliberté, le collectif OscarIndiaRomeo, Ulysse Ruel, le « vrai » Père Noël, l’équipe du Lieu et encore plus de gens et de choses imprégnées de l’esprit des Fêtes.

Si elle a été de tout temps en filigrane de la définition même de l’art, la philosophie D.I.Y. s’impose aujourd’hui consciemment dans la démarche de création et aussi dans l’esthétique des œuvres de certains artistes, notamment chez la jeune génération. Au cours des dernières années, le D.I.Y. s’observe également dans différents contextes : les logiciels libres et le libre partage de connaissances sur le Web, les artistes qui donnent ou financent leur musique sans maisons de disques, la montée en popularité de la création artisanale, etc.

«Do it yourself (D.I.Y.) est une appellation, dont la traduction littérale en français serait “Faites-le vous-même”, “Faites-le par vous-même“, ou encore “fait maison”, ou “fait à la main” au Canada, qui désigne à la fois certains mouvements culturels et des activités visant à créer des objets de la vie courante, des objets technologiques ou des objets artistiques, généralement de façon artisanale.»

-Wikipedia, l’encyclopédie D.I.Y. par excellence

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RAIL LAIR

finissage et performances simultanées le vendredi 22 novembre à 20 h

Finissage et performances simultanées le vendredi 22 novembre à 20 h

Lors de cette soirée de performances, 10 artistes feront des performances en simultanées. Cette soirée sera le résultat du workshop intensif qui s’est produit, le weekend dernier, sous la direction d’Alastair MacLennan. Les artistes participants sont : Mélissa Correia, Julie Fiala, Marianne Béliveau, Andrée-Anne Gauthier, Marie-Claude Gendron, Frédérique Hamelin, Jean-Michel René, Steven Girard, Sarah Smith et Emmanuelle Duret. De plus, Alastair MacLennan fera une seconde performance.

Alastair MacLennan

Alastair MacLennan propose dans le cadre de son passage au Lieu, centre en art actuel, deux (courtes) Actuations (performance/installations) touchant indirectement ces quelques questions : l’éthique – l’esthétique, l’ « étranger » – les institutions politiques/sociales, la bigoterie politique/religieuse – la tolérance inclusive, la « déréliction » – les responsabilités publiques/privées, l’opposition ou le consensus comme moyen politique/social, le progrès, la mort – la décomposition, nouvelle vie et mutation, la transformation.

Une des fonctions principales de l’art est de faire le pont entre nos mondes mental et physique. Par le matérialisme crasse, nous avons réduit l’art à de l’immobilier culturel. La « vraie » créativité ne peut être achetée ni vendue, les coquilles et les peaux le sont souvent, même s’il s’agit d’enveloppes. En art, il est possible d’utiliser des méta-systèmes sans dépendre excessivement du résidu physique, sans avoir à se soumettre au marché en se prostituant, en se bousculant et en se disputant. L’art est le souhait et la volonté montrés dans le but de résoudre un conflit intérieur et extérieur, qu’il soit spirituel, religieux, politique, personnel, social, culturel… Il y a l’écologie de l’environnement naturel, comme l’écologie de l’esprit et de l’âme, chacune étant un aspect intégré de l’autre. De nos jours, notre défi est de vivre cette intégration. Nous sommes déjà en retard. Le temps que nous « avons » n’est jamais aussi vital que le temps que nous « faisons ». – Alastair MacLennan

En 1997, Alastair MacLennan représentait l’Irlande à la Biennale de Venise avec une œuvre inter média commémorant les noms de tous ceux qui moururent en raison des désordres politiques survenus en Irlande du Nord de 1969 à 1997. Pendant les années soixante-dix et quatre-vingt, il a réalisé plusieurs performances de longue durée, allant parfois jusqu’à 144 heures. Les thèmes abordés portaient sur le dysfonctionnement politique, social et culturel. Depuis 1975, il est établi à Belfast (Irlande du Nord). Membre fondateur du Belfast’s Art and Research Exchange (1978), il a enseigné à la Ulster Polytechnic et plus tard, à l’Université d’Ustler, où durant onze années, il dirigea le programme de maîtrise des beaux-arts. Actuellement, il voyage beaucoup à l’Est et à l’Ouest de l’Europe, en Asie, aux États-Unis et au Canada, présentant Actuations (performance/installations). Depuis 1989, il est membre de Black Market International, une entité en art performance se produisant à l’échelle planétaire. Il est actuellement professeur émérite en beaux-arts de l’Université d’Ustler, membre honoraire du Collège des arts de Darlington à Devon, associé honoraire du National Review of Live Art à Glasgow et un des membres fondateurs du collectif d’art performance Bbeyond.

– – – – – – – APPEL À TOUS – – – – – – –

Le Lieu, centre en art actuel, présentera le travail de l’artiste Alastair MacLennan lors de son exposition intitulée Rail Lair, du 14 au 24 novembre prochain.

Pour l’occasion, l’artiste prépare un workshop intensif et est à la recherche d’une douzaine de participants pour le concrétiser. Le workshop s’échelonnera sur trois journées de 6 à 7 heures d’atelier intensif, soit les 15, 16 et 17 novembre, et les participants seront ensuite amenés à présenter simultanément une performance au Lieu le 22 novembre prochain, lors du finissage de l’exposition.

Le workshop que propose MacLennan explore l’idée du «moment présent» et sera axé sur le développement et l’activation de la concentration, de l’intention, de la vision, de l’innovation, de la flexibilité et de l’adaptabilité.

Vous avez jusqu’au vendredi 8 novembre pour signifier votre intérêt par courriel à l’adresse suivante : projetsnomades@inter-lelieu.org .

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Performances FinlandaisesPrésentation et Éditions Dernier Télégramme

du 30 au 31 octobre 2013 Vernissage le Mercredi 30 octobre 2013

Performances Finlandaises

Le Lieu, centre en art actuel présente deux soirées de performances où se produiront des artistes finlandais suite à un échange artistique entre le Québec et la Finlande. Cet échange a permis à sept artistes québécois de proposer des activités à Pori et à Turku en mai 2013. En collaboration avec l’organisme Fluxee et Le Lieu, centre en art actuel, cet échange international nous permet de présenter des activités en art action les 30 et 31 octobre à 20 h dans notre galerie. Les artistes suivants se produiront au Lieu, centre en art actuel : Aapo Kustaa Korkeaoja, Marko Alastalo, Tero Nauha, Leena Kela et le duo Antti Jussila et Jari Kallio.

Éditions Dernier Télégramme

Le Lieu, centre en art actuel vous invite à un 5@7, le mercredi 30 octobre, pour la présentation des Éditions Dernier Télégramme (Limoges) par l’éditeur Fabrice Caravaca. Il s’agira d’une occasion pour prendre connaissance des publications de poésies et de nouvelles françaises; avec une présence performative textuelle.

Programmation

    le Mercredi 30 octobre

  • 17 h à 19 h : Fabrice Caravaca pour les Éditions Dernier Télégramme;
  • 20 h : Leena Kela et le duo Antti Jussila et Jari Kallio;

    le Jeudi 31 octobre

  • 20 h : Aapo Korkeaoja, Marko Alastalo et Tero Nauha.

Le Lieu, centre en art actuel remercie Aapo Korkeaoja qui s’est impliqué dans cet échange en Finlande. De plus, nous remercions le programme MCC Ville de Québec, qui a permis aux artistes québécois de présenter des activités en Finlande ainsi que le festival Art Nomade et Francis O’Shaughnessy.

Art Nomade

Dernier Télégramme

Leena Kela

Marko Alastalo

Tero Nauha

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Retour sur l’expérience, et après?

du 10 au 25 octobre 2013 Vernissage le Jeudi 10 octobre 2013

Alain Snyers

Diplomé de l’École Nationale des Arts Décoratifs de Paris, Alain Snyers est co-fondateur du groupe Untel, collectif duquel il sera membre jusqu’en 1978. En 1979 et 1980, il s’associera avec Hervé Fischer pour divers projets d’art sociologique. Il fût directeur de l’École d’Art d’Amiens de 1991 à 2004, et coordonateur artistique de la Fête des Lumières de Lyon jusqu’en 2010. Alain Snyers vit et travaille en Isère (France) et mène une pratique d’intervention et d’installations ayant principalement trait à la ville. Il développe une démarche d’observation, de détournement et de parodie en regard de différents aspects du quotidien.

Programmation

    le Jeudi 10 octobre

  • 18 h : vernissage
  • 19 h : conférence/Débat : « Regards sur les pratiques de l’art sociologique à la fin des années 70 », avec la participation de Hervé Fischer

    le Jeudi 17 octobre

  • 18 h : performances : Restitution du workshop, rue du Pont et au Lieu, avec la participation d’artistes invités
  • 18 h 30 : vente à l’encan de l’immobilier d’INTER-immo
  • 19 h : conférence/débat : « L’intervention urbaine dansl’espace public »
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LANCEMENT

2 octobre 2013 Vernissage le mercredi 2 octobre à 17 h

LANCEMENT AU 345 RUE DU PONT

INTER, ART ACTUEL : 35 ANS DÉJÀ

En mars 1978 paraissait le premier numéro de la revue Intervention, maintenant Inter, art actuel. Revue culturelle s’intéressant à diverses formes de l’art actuel : performance, installation, poésie, multimédia, Inter, art actuel interroge depuis 35 ans les rapports de l’art au social et au culturel, au politique et à l’éthique. Dans le cadre de notre 35e anniversaire envolez-vous vers Cuba ! À l’achat d’un abonnement d’une durée de 2 ans à notre revue, courez la chance de gagner un voyage culturel à Cuba lors de la prochaine édition de la Biennale de la Havane en avril 2015. (Le concours s’adresse aux individus de 18 ans et plus résidant au Québec et au Canada).

Dans ce 115e numéro, Inter, art actuel, avec son dossier « PERFORMATIFS », fait un retour sur les 35 ans de la revue sous la plume d’Alain-Martin Richard qui positionne l’aventure grâce à une « phrase » héroïque de 6 000 mots, dressant un portrait significatif d’Inter qui se dévoue depuis ses débuts à la promotion des artistes et de leurs productions en fonction de systèmes alternatifs : art action, manœuvre, art en contexte, proposition en actes… En supplément se trouve un « Index du performatif » concernant les pratiques performatives et d’art action. Cet index illustre ici certaines de leurs particularités pour mieux en saisir les enjeux. Toujours dans ce numéro, un compte rendu bilingue (français/anglais) a été tiré d’une rencontre tenue à Vancouver, à l’automne 2012, réunissant plusieurs organisateurs de festivals de performances au Canada. Une information pertinente pour connaître la réalité performative sur le territoire canadien !

LIVRE ET DVD RIAP 2012

Cette publication et ce DVD portant sur l’édition 2012 de la Rencontre internationale d’art performance (RIAP) de Québec relatent l’essentiel des sept soirées d’art action et de performances de ce festival. Avec des artistes provenant de la Colombie, de l’Espagne, de la France, de la Suisse, du Québec, de l’Uruguay et du Vietnam.

NOUVEAU SITE WEB DES ÉDITIONS INTERVENTION

L’équipe des Éditions Intervention vous convie au dévoilement de son NOUVEAU SITE WEB réalisé par Vincent Hanrion et Olivier Larochelle, design et programmation.

PERFORMANCES DE DAVID DULAC ET JULIE GAGNON

Pour clore la soirée, vous aurez l’occasion d’assister à des performances de David Dulac et de Julie Gagnon.

Nous vous attendons en grand nombre, le mercredi 2 octobre à 17 h, au 345, rue du Pont, à Québec.

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Château

5 au 29 septembre 2013 Vernissage le jeudi 5 septembre à 17 h

Cédule 40

Le Lieu, centre en art actuel lance sa programmation d’automne 2013 avec le collectif CÉDULE 40 et leur projet Château, une composition de blocs de construction faits de sable et de ciment. L’œuvre s’amuse de certains opposés fondamentaux, d’une part le principe de solidité qui émane du mur, du château bâti pour la protection et s’élevant avec autorité et domination, et d’autre part, l’idée de la fragilité du sable, mouvant et volatile.

Rappelant la forme du château de sable, symbole de la brièveté, il ne résiste habituellement que quelques heures aux marées, établissant ainsi sa propre échelle de temps, celle de la fragilité et de la mémoire. Le mur est ici figé par le ciment, présentant ses deux façades, l’une couleur sable et l’autre bleue, ajoutant profondeur et ouverture, tout en contraste avec l’image que l’on se fait du mur, qu’il soit célèbre (mur des lamentations, mur de Berlin, mur séparant Israël de la Palestine) ou anodin : pensons au Street art qui s’approprie le mur comme subjectile.

Le collectif CÉDULE 40, fondé en 2005 au Saguenay-Lac-St-Jean, réuni les quatre artistes Julien Boily, Sonia Boudreau, Étienne Boulanger et Noémie Payant-Hébert. Suivant une approche transdisciplinaire, CÉDULE 40 allie l’installation, à la sculpture, l’architecture et le dispositif mécanique. Sensible à l’aspect visuel et à l’ingéniosité technique des outils, le collectif travaille à la construction d’œuvres ludiques et poétiques pouvant générer et modifier des paysages. Les principales réalisations de CÉDULE 40 ont eu lieu au 400e anniversaire de la ville de Québec en 2008, à l’événement d’art actuel Orange de St-Hyacinthe en 2009, au Centre Sagamie d’Alma en 2010 et au Festival international de Jardins de Métis de 2006 à 2012. Des œuvres d’intégration à l’architecture sont présentes ou seront inaugurées prochainement à Alma, St-Honoré-de-Chicoutimi et St-Mathieu-de-Rioux.

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PROGRAMMATION AUTOMNE 2013

CÉDULE 40

5 au 29 septembre

vernissage le jeudi 5 septembre 17 h

Soirée de Lancements

revue Inter, art actuel # 115 / performatifs incluant un Index du performatif

livre et DVD RIAP 2012

performances de David Dulac et Julie Gagnon

2 octobre 17 h

ALAIN SNYERS

10 au 25 octobre

vernissage le jeudi 10 octobre 17 h

Présentation des Éditions Dernier Télégramme – France

30 octobre 17 h

Performances finlandaises dans le cadre d’Art Nomade,
rencontre internationale d’art performance de Saguenay

30 octobre et 31 octobre 20 h

ALASTAIR MACLENNAN

14 au 24 novembre

vernissage le jeudi 14 novembre

Soirées de performance

11-12 décembre 20 h

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Le Lieu fête ses 30 ans

14, 15 et 16 juin 2013

ACTION – DISCUSSION – DOCUMENTATION – INTERVENTION – PERFORMANCE – VIDÉO

Le Lieu, centre en art actuel, célèbrera son 30e anniversaire par un événement tout à la fois rétrospectif, festif et réflexif.

Allergique à la nostalgie, mais conscient de son parcours, le centre proposera un regard dans le rétroviseur pour mieux poursuivre sa route.

En effet, l’équipe du Lieu est à concocter une programmation spéciale, échelonnée sur 3 jours, où se regrouperont de nombreux artistes et penseurs sélectionnés pour leur apport singulier à l’histoire du centre. Ces praticiens et théoriciens auront pour mission d’actualiser une recherche débutée il y a 30 ans en la propulsant vers le futur.

Les détails de cette riche programmation, où le réel jubilaire sera le public, seront dévoilés ultérieurement.

C’est donc un rendez-vous, les 14, 15 et 16 juin 2013.

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20 Hz – 2,4 GHz

16 mai au 9 juin 2013 Vernissage le Jeudi 16 mai à 17 h www.kristenroos.com

Une performance de l’artiste canadien Kristen Roos

Pour sa performance-installation au Lieu, Centre en art actuel, Kristen Roos installera des hautparleurs et des transducteurs tactiles dans la galerie afin d’utiliser l’espace en tant que matériau et de lui faire jouer un rôle dans la composition sonore qu’il créera.

L’artiste cherche à recueillir un large spectre sonore présent dans l’espace par des micros de contact, un micro canon et un fréquencemètre, permettant de capter des fréquences très élevées, inaudibles par l’oreille humaine, et de les transformer en son audible et utilisable. Les sons enregistrés à partir de la source sonore (l’espace de la galerie) seront adaptés, sculptés et transformés selon les diverses surfaces de l’espace de la galerie. Les surfaces de l’espace ainsi que les objets dans l’espace deviendront ainsi les voix et les joueurs des sons captés.

Démarche

Roos s’inspire de l’histoire, de l’écologie acoustique urbaine et rurale, et des possibilités que lui offrent ses modes de transmission pour évoquer des réalités cachées ou nouvelles, en lien avec les sujets qu’il explore. Son travail et ses performances ont été présentés dans des centres d’artistes et des festivals au Canada, en Suède et au Royaume-Uni, et ont été diffusés par des stations de radio de New York, Boston, Londres et Melbourne. On peut lire ses écrits sur le son et l’art sonore dans Radio Territories, publié chez Errant Bodies et dans Islands of Resistance: Pirate Radio in Canada, publié chez New Star Books. Kristen Roos détient un baccalauréat en beaux-arts de l’Université de Concordia et une maîtrise en beaux-arts de l’Université de Victoria.

Qu’il utilise des radios miniatures, une quantité impressionnante de basses fréquences, des échantillons sonores ou des constructions rythmiques séquentielles, Kristen Roos démontre que le son n’est pas seulement ce que l’on peut entendre. Dans son travail, il reconstruit et réoriente le sens des objets et transforme leur signification en une multitude de sens possibles.

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Unspeakable/truths – Sarah Hill

DU 11 AVRIL AU 15 MAI 2013

DU 11 AVRIL AU 15 MAI 2013

The Yellow Wall Paper (2012-2013)

« Ce récit n’était pas destiné à rendre les gens fous, mais à les sauver d’une folie menaçante. Et ce fut une réussite ! » Charlotte Perkins Gilman

Sarah Hill travaille présentement sur The Yellow Wallpaper, une nouvelle écrite par l’auteure américaine Charlotte Perkins Gilman. Ce texte comporte de nombreux moments performatifs : l’odeur « jaune », le motif « qui pend comme une tête coupée », les lambeaux de papier arraché et le fait que le papier déteint tout en laissant des taches sur la peau et sur les vêtements de ceux qui y touchent. Par la vidéo, l’artiste réfléchit aux manières de créer une image de la haunted queer, définie par Heather Love dans Feeling Backward. Dans ce texte, Love jette un regard sur des nouvelles écrites par des homosexuel(le)s au début du XXe siècle, souvent écartées sous prétexte qu’elles étaient déprimantes, et se questionne sur les manières de valoriser et de s’approprier les sentiments sombres exprimés dans ces nouvelles.

I’m Fine (2011-2013)

« Nul n’a jamais écrit ou peint, sculpté, modelé, construit, inventé, que pour sortir en fait de l’enfer.» Antonin Artaud

Les préoccupations profondes de la performance I’m Fine visent à amener le public à ressentir une émotion en réponse à la colère de la performeure. Sous cet angle, Sarah Hill conçoit sa pratique comme un dialogue cathartique, une « purge », un nettoyage émotionnel dont l’expérience peut être thérapeutique sans jamais être une thérapie. En d’autres termes, un laxatif puissant qui permet de faire sortir ce qu’il n’est plus nécessaire de garder en soi.

Sarah Hill détient un baccalauréat de l’Université Grand View, à Des Moines, en Iowa, et a récemment obtenu une maîtrise de l’École du Musée des beaux-arts de Boston en partenariat avec l’Université Tufts. Elle a étudié avec Black Market International à Glasgow, en Écosse et a réalisé des des performances à Mobius, à la galerie Proof (Boston) et au Grace Exhibition Space (New York). Sarah a été auxiliaire d’enseignement au Département de performance du Artist Resource Center, qui lui a également accordé une bourse d’études supérieures. sarahhill.org

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Performances polonaises

4-5-6-7 avril 2013

FAIS OÙ TU ES, PRATIQUES CONTEXTUELLES ENTRE LA POLOGNE ET LE QUÉBEC

4-5-6-7 avril 2013

Dans le cadre d’un échange entre artistes polonais et québécois Fais où tu es, pratiques contextuelles entre la Pologne et le Québec est une occasion unique de saisir l’originalité et la pertinence de l’art action et de la performance en Pologne. Parallèlement, cet événement rendra hommage à Jan Swidzinski, le fondateur de l’art contextuel et un des plus vieux performeurs au monde qui fêtera son 90e anniversaire ce printemps.

  • Jeudi 4 avril

    Conférence / présentation à l’École des arts visuels – Université Laval (295, boul. Charest-Est, local 3153) à 12 h

  • Vendredi et samedi 5-6 avril

    Performances et vidéo au Lieu, centre en art actuel à 20 h

  • Dimanche 7 avril

    Présentation des artistes et discussion sur la situation de la performance à Cracovie et en Pologne au Lieu, centre en art actuel à 13 h

ARTISTES PERFORMEURS :

Janusz Baldyga, Przemyslaw Branas, Artur Greaux-arts de Cracovie , Faculté Intermedia, la Galerie des Arts Visuels, l’Université Laval ainsi qu’ Artur Tajber, Pawel Kaminski, Francis O’Shaughnessy et Amélie-Laurence Fortin.

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Ébranlement – Patrick Bérubé

21 FEVRIER AU 24 MARS 2013

21 FEVRIER AU 24 MARS 2013

Puisant à même nos préoccupations actuelles, l’exposition Ébranlement propose des interrogations des plus profondes sur notre monde en déchéance. Exploitant la dimension tragique et paradoxale du temps et de la salle d’attente, l’installation amène tout un champ de réflexion autour de la précarité et de la fragilité des choses. En effet, les œuvres tenteront de nous montrer que les fantasmes qui nous obsèdent nous entraîne généralement dans des situations contradictoires et des systèmes de causes et d’effets qui se dégradent et qui entraînent plus souvent qu’autrement notre perte. De ce fait, l’artiste se moque en démontrant que malgré toutes nos précautions, certaines choses sont inéluctables et que nous demeurons vulnérable et victime de nos craintes, de nos désirs et de la futilité des choses.

Cherchant à déstabiliser, par des retours sur la culture, la société ou nos habitudes de vie, tout en usant de stratégies de détournement, d’humour ou d’ironie, ce ramassis d’œuvres sarcastiques souligne le caractère absurde des préoccupations de notre époque qui nous tourmente, notamment notre recherche constante de pouvoir et de performance, de contrôle et de sécurité ou encore de confort et d’aseptisation. Posant un regard critique sur notre perte d’identité à travers nos désirs, nos ambitions et nos espérances, elles cherchent sans cesse à nous rappeler que ces obsessions sont souvent absurdes, éphémères et illusoires. Ce désordre, cette révolte, que disent-ils, de la société, de ces latences, de ces espérances ?

Patrick Bérubé a obtenu une Maîtrise en arts visuels et médiatiques de l’Université du Québec à Montréal en 2005. Finaliste pour le prix Pierre Ayot en 2010 et 2011, son travail a été remarqué sur la scène nationale et internationale par ses participations à de nombreuses expositions et événements majeurs. Notamment, en 2010, lors de l’exposition Ceci n’est pas un Casino au Casino Luxembourg, au Luxembourg et à la Villa Merkel en Allemagne. En 2005, il obtenait le prix du jury dans le contexte de la Manif d’art 3 de Québec. Il compte également plusieurs séjours en résidence d’artiste dont la résidence du Conseil des arts et des lettres du Québec à Barcelone en Espagne, en 2009, à la Cité internationale des Arts à Paris, en 2007 et à Buy-Sellf, à Bordeaux, en 2011. Il réalisera sa toute première exposition solo à New York en janvier 2013. Il est membre fondateur du collectif Pique-Nique et il a réalisé, en 2010, une première œuvre d’intégration à l’architecture et travail à la réalisation de deux autres.

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John Boyle-Singfield

17 janvier au 10 février 2013

17 janvier au 10 février 2013

John Boyle-Singfield travaille dans un large éventail de domaines (vidéo, sculpture, installation, peinture, texte et Internet). Son approche, axée sur l’appropriation et le détournement, amène une réflexion critique sur le domaine des nouveaux médias et des nouvelles technologies. À l’intérieur des transformations que génère cette nouvelle société du spectacle, Boyle-Singfield engage des pratiques hybrides, des contextes readymades et des jeux conceptuels qui provoquent tout en questionnant le statut de l’art et son comportement en société. L’exposition que propose John Boyle-Singfield au Lieu, centre en art actuel donne suite à une résidence au centre d’artistes Espace Virtuel qui s’est échelonné sur plusieurs mois, débutant en juin 2012. Elle porte sur l’idée de la dévaluation productrice, où l’objet de la marchandise (Coke Zéro, e-cigarettes, café décaféiné, objet d’art, etc.) est dénué de substance pour réaliser son économie. Dans un monde hyper relationnel axé sur le flux et la vitesse des images, l’artiste sert de lubrifiant à ces situations décontextualisées.

John Boyle-Singfield est né en 1987 à Chicoutimi. Il a présenté son travail lors d’expositions solos à Eastern Bloc (Montréal), Galerie sans Nom (Moncton), Le Lobe (Chicoutimi) et aussi dans plusieurs expositions collectives, notamment à la galerie Family Business (New York), à la Maison de la Culture Côtes-des-neiges (Montréal), l’Espace Virtuel (Chicoutimi) et au Centre national d’exposition de Jonquière. Il est le fondateur de la maison d’édition Jeune Fille, une entreprise vouée à la diffusion, l’expérimentation et la mise en marché du livre numérique au Québec. John Boyle-Singfield vit et travaille à Chicoutimi. johnboylesingfield.com

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Explorations performatives 2

LES 14 ET 15 DÉCEMBRE 2012 À 19 H

LES 14 ET 15 DÉCEMBRE 2012 À 19 H

Pour faire suite aux premières soirées de performance dans le cadre du cours sur l’art action et de performance de l’École des arts visuels de l’Université Laval donné par Richard Martel, l’équipe du Lieu, centre en art actuel vous convie à deux autres soirées de performance où une vingtaine d’étudiants(es) présenteront la suite de leurs recherches. Ces deux soirées sont une manière de se familiariser avec l’art action et la performance tout en prenant le pouls de productions récentes de la part d’artistes en formation. Elles auront lieu le vendredi 14 décembre et le samedi 15 décembre 2012 à partir de 19 h dans l’espace du Lieu, centre en art actuel au 345, rue du Pont à Québec.

Les artistes sont :

Josiane Roberge, Catherine L-Magnan, Steven Girard, Stacy-Ann Olivier, Stéphanie Auger, Nicolas Tremblay, David Dulac, Eugénie Paradis-Charette, Carolyn Fortin, Camille Roy-Houde, Claudelle Houde-Labrecque, Jean-Philippe Maheux, Cindy Rodrigue, Chrystina Fortin, Maude Ostiguy-Lauzon, Thessa Auclair-Turcotte, Alexis Cousineau, Cassie Lefebvre, Nadia Jacques et Julie Gagnon.

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Votre opinion est importante – Edith Brunette

DU 30 NOVEMBRE AU 12 DÉCEMBRE 2012

DU 30 NOVEMBRE AU 12 DÉCEMBRE 2012

« Pour nous, votre opinion est importante ». Une phrase sirupeuse et lénifiante, mille fois entendue, répétée ad nauseam par les systèmes de mise en attente téléphonique de toutes les entreprises, de toutes les institutions. Une phrase destinée à orner d’une vague aura démocratique une relation qui ne l’est nullement. Inversons les termes.

Sur le sol de la galerie du Lieu, centre en art actuel un ordinateur, un programme de composition automatique, des haut-parleurs. Un même message, envoyé à des numéros d’entreprises et d’institutions : « VOTRE OPINION EST IMPORTANTE ! », crié et répété en boucle. La rengaine devient ainsi notre riposte, et à l’envahissement répond l’envahissement – car pourquoi le privilège des uns ne serait-il pas l’arme des autres ?

Edith Brunette allie pratique artistique et recherche théorique. Elle s’intéresse aux formes des discours dominants, à leur manière de représenter le monde − celui de l’art, entre autres −, d’en exclure certains éléments et d’en simplifier d’autres. La Galerie de l’UQAM (Montréal), Praxis (Sainte-Thérèse), le centre de documentation de La chambre blanche (Québec) et les revues ETC et Inter, art actuel sont quelques-uns des espaces qui ont accueilli récemment ses idées et ses images. Son travail sera présenté au centre d’artistes Skol (Montréal) en janvier 2013.

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Exploration Performatives

LES 22 ET 24 NOVEMBRE 2012 À 19 H

LES 22 ET 24 NOVEMBRE 2012 À 19 H

Dans le cadre du cours sur l’art action et de performance de l’École des arts visuels de l’Université Laval donné par Richard Martel, l’équipe du Lieu, centre en art actuel vous convie à deux soirées de performance où une vingtaine d’étudiants (es) exploreront cette discipline. Ces deux soirées sont une manière de se familiariser avec l’art action et la performance tout en prenant le pouls de productions récentes de la part d’artistes en formation. Elles auront lieu le jeudi 22 novembre et le samedi 24 novembre 2012 à partir de 19 h dans l’espace du Lieu, centre en art actuel au 345, rue du Pont à Québec.

Les artistes sont :

Josiane Roberge, Catherine L-Magnan, Steven Girard, Stacy-Ann Olivier, Stéphanie Auger, Nicolas Tremblay, David Dulac, Eugénie Paradis-Charette, Carolyn Fortin, Camille Roy-Houde, Claudelle Houde-Labrecque, Jean-Philippe Maheux, Cindy Rodrigue, Chrystina Fortin, Maude Ostiguy-Lauzon, Thessa Auclair-Turcotte, Alexis Cousineau, Cassie Lefebvre, Nadia Jacques et Julie Gagnon.

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Justice & Prudence – Baptiste Debombourg

Du 26 octobre au 18 novembre 2012

Du 26 octobre au 18 novembre 2012

Le geste initial de Baptiste Debombourg se manifeste souvent par la destruction d’emballages, de meubles standards ou de verre feuilleté. Le colmatage puis la fabrication d’objets ou d’environnements insolites à partir de ces éléments de rebus constituent l’acte central de sa pratique de sculpteur. Brisé, déchiré, démantelé, le support, auquel l’artiste accorde peu d’importance, est ensuite recomposé et ennobli au travers d’oeuvres radicales et visuellement puissantes qui réinventent notre quotidien avec ironie, distanciation, et parfois violence. Les oeuvres sculptées interrogent la mémoire des lieux, modifient notre perception de l’espace et nos codes de déambulation, et révèlent l’action insidieuse de l’environnement sur notre comportement et l’histoire qui en découle. Se définissant lui-même comme un « chercheur dans un laboratoire », Baptiste Debombourg multiplie les expérimentations et les collaborations, et reconnaît en véritable esthète la place de l’ornementation dans son oeuvre. Pour un art qui concilie en une pluralité de gestes, sur-mesure et démesure, éphémère et immuable, trivialité et sublime. Après Agony in the Garden (Galerie Krupic Kersting, Cologne) et Massacre Innocent (Galerie Patricia Dorfmann, Paris), Justice & Prudence s’inscrit dans cette trilogie d’exposition ou le modèle de société qu’il soit religieux, politique ou économique est sujet à réflexion. Le projet au Lieu, centre en art actuel prolonge cette thématique amorcée lors des expositions précédentes et aborde dans ce volet, l’idéologie capitaliste et ces rêves de réussite incarnés par l’argent et le pouvoir d’achat. L’oeuvre « Marx » aborde cette spéculation. À travers cette pièce, Baptiste Debombourg en collaboration avec l’artiste David Marin, sacralise avec cynisme des certitudes autrefois inébranlables, aujourd’hui reconsidérées. Un sac plastique de grande distribution recouvert finement à la feuille d’or 24 carats, à la fois pépite ou détritus, devient le pivot d’une réflexion sur la transformation à venir de notre système sociétal.

Baptiste Debombourg est né en 1978. Il vit et travaille à Paris. Diplômé de l’École nationale des beaux-arts de Lyon et de l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris, il enseigne aujourd’hui à l’École nationale supérieure d’architecture de Paris-La Villette. Tous ces projets sont liés d’une manière ou d’une autre à un aspect des relations humaines : nos erreurs, nos doutes, nos désirs, nos perceptions de certaines réalités. Son travail de sculpture explore la psychologie de notre rapport aux objets, il cherche à induire l’espace possible entre la réalité et l’idéal que l’on tente d’atteindre. Sa recherche se développe autour de différents médiums, matériaux et supports tel le bois, le verre, les agrafes ou le dessin. Les sources d’inspiration proviennent du quotidien et plus précisément des éléments qui le conditionnent. L’artiste envisage sa pratique comme un vecteur de rencontre, une possibilité de relier des domaines habituellement étrangers, des cultures dites « nobles » et d’autres « populaires ». Actif à Québec depuis 1982, Le Lieu, centre en art actuel est engagé dans des activités sédentaires à Québec ainsi que dans des opérations nomades, activités et projets au Québec comme à l’étranger. Le caractère multidisciplinaire du centre fait côtoyer installation, performance, manoeuvre, art action, art audio, poésie sonore, vidéo et autres explorations des paramètres de l’expressivité artistique.

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L’autre dimanche matin

21 septembre au 14 octobre 2012 Vernissage le Vendredi 21 septembre à 19 h www.karinepayette.com

Installation par Karine Payette

« Avec cette exposition, Karine Payette nous présente une installation inédite intitulée L’autre dimanche matin. Debout sur le seuil, le spectateur est confronté dès son entrée à une nappe laiteuse aux dimensions anormales qui recouvre la majeure partie du sol et où flottent quelques grains de Rice Krispies. Ce dégât nous oblige à demeurer en retrait et à poser un regard plus attentif sur les alentours de cette étendue immaculée. Notre attention est attirée à l’extrémité de la salle, vers une table de cuisine qui tangue légèrement, et où se trouve, dans un équilibre précaire, un bol duquel gicle le lait renversé.

Démarche

Les installations spectaculaires de Karine Payette sont révélatrices et instaurent un dialogue insolite entre les choses présentes. Les objets mis en scène évoluent dans des espaces énigmatiques et désolés qui suggèrent la catastrophe et la ruine. L’artiste explore l’impact que peut avoir l’adversité sur nos modes de vie et son univers onirique et incongru permet de porter un regard attentif et critique sur la société humaine et les comportements sociaux. L’autre dimanche matin fait office d’arrêt sur image et affirme par le jeu de l’exagération notre propension pour la dramatisation. » (Anne Philippon)

Bio

Karine Payette vit et travaille à Montréal. Elle a terminé tout récemment une maîtrise en arts visuels et médiatiques à l’Université du Québec à Montréal. Artiste multidisciplinaire, elle a présenté ses œuvres dans des expositions individuelles, notamment à la Galerie de l’UQAM (2012), à la Galerie SAS (2011) et à la Maison de la culture Frontenac (2010), ainsi que collectives, à la Maison de la culture Côte-des-Neiges (2012) et au Musée d’art contemporain des Laurentides (2009, 2010).

Elle a participé à l’activité satellite L’Engin de la Manif d’art 6 (en collaboration avec le Collectif Non-maison). Karine Payette fut récipiendaire de deux bourses offerte par la fondation de l’UQAM en 2005 et 2006 soit la bourse Charest-Wallot et Mc Abbie. Aussi, elle fut finaliste pour le choix du public en 2010 pour sa participation à l’événement Art souterrain.

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Nocturnes

Du 15 juin au 15 juillet 2012

Jean-Philippe Roy

Le Lieu, centre en art actuel, présente Nocturnes de Jean-Philippe Roy, une exposition regroupant des œuvres graphiques et sculpturales, des corpus autonomes coexistant au sein du même espace et constituant deux phases distinctes d’un même projet de création.

Des œuvres graphiques ont d’abord été réalisées. Il s’agit d’une série de dessins représentant des sculptures improbables, qui n’ont aucune existence matérielle autre que leur forme graphique. Ce ne sont pas des croquis de sculpture servant éventuellement de référence à leur réalisation en trois dimensions. Ce sont plutôt des sculptures qui ne verront jamais le jour, des objets de l’ombre, des reflets sans corps appartenant à la nuit d’avant la création, à ce ferment indifférencié de souvenirs altérés, d’humeurs confuses et d’espaces ambivalents. En cela, ce sont des sculptures nocturnes, des objets qui n’existent qu’à l’état de possibles, se rapprochant ainsi d’un état psychique de création où les données mémorielles sont manipulées par la pensée dans un processus de visualisation. Ce sont des œuvres témoignant d’une pensée de l’objet.

Influencées par ces dessins, s’y retrouve aussi quelques sculptures, avec le souhait qu’elles se chargent de la même teneur psychique. Les figures représentées paraissent ici animées d’une intériorité, se rendant visibles d’elles-mêmes, manière d’embrasement autarcique du visuel. Pour chaque œuvre présentée, persiste la possibilité que ces figures retournent à ce maillage des temps passés, à ces espaces révolus d’où elles proviennent, faisant alors le jeu de leur visibilité.

Originaire de Québec, Jean-Philippe Roy vit et travaille à St-Marcellin, dans le ­Bas-St-Laurent. Depuis presque dix ans, son travail artistique se développe essentiellement autour de la sculpture. En 2006, il terminait une maîtrise en arts visuels à l’Université Laval portant sur la notion de distance dans la sculpture, mémoire pour lequel il a remporté la médaille d’or de la Gouverneure générale du Canada. Son travail a été présenté dans plusieurs expositions individuelles et collectives au Québec, au Canada et à l’étranger. En 2006, il participait à une résidence de création à Strasbourg dans le cadre des échanges croisés Alsace/Québec. Récipiendaire de plusieurs prix et bourses, il recevait en 2005 le prix Videre dans le cadre des Prix d’excellence des arts et de la culture de la Ville de Québec, et en 2006, le prix de l’artiste de la relève du Bas-St-Laurent. Depuis quelques années il réalise également des œuvres d’art publiques. Il travaille actuellement à transposer dans ses œuvres les spécificités topiques et le climat psychologique de son milieu de vie, l’arrière-pays rimouskois.

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Rotation sous différents angles

Du 3 mai au 3 juin 2012

Par Kanta Horio

Dans le cadre de la Manif d’art 6, Le Lieu, centre en art actuel accueille Kanta Horio. L’artiste concevra une installation cinétique et sonore inédite. Avec Rotation sous différents angles, l’artiste japonais met l’accent sur le mouvement en boucle et sur notre perception de celui-ci selon l’angle d’observation. L’artiste aime créer, provoquer de nouvelles relations entre les objets disponibles sur place, les spécificités architecturales du lieu où il expose et les habitudes des personnes qui y travaillent. Les œuvres de Kanta Horio sont des machines à la fois désarmantes, absurdes et, d’une certaine façon, inutiles. Ce sont des systèmes complexes qui fascinent par la fluidité avec laquelle les actions et réactions s’enchaînent, inscrivant les événements créés par l’artiste dans un temps infini, en suspension : un cycle.

On pourra également voir et entendre Kanta Horio en performance à l’Espace 400e Bell, le vendredi 11 mai 2012 à 20 h, dans le cadre de la soirée En prétextant Léonard de Vinci.

Kanta Horio, artiste du son et ingénieur, vit à Tokyo, au Japon. L’artiste a étudié l’acoustique et la musique assistée par ordinateur à l’Institut de design Kyushu, à Fukuoka. Il conçoit des performances et des installations portant sur des phénomènes physiques comme le son, la lumière, le magnétisme ou le mouvement physique. Kanta Horio utilise des électroaimants, des moteurs, des DEL (diodes électroluminescentes) et des circuits qui convertissent chacun de ces éléments en un autre. Il se produit fréquemment au Japon et sur la scène internationale.

Actif à Québec depuis 1982, Le Lieu, centre en art actuel est engagé dans des activités sédentaires à Québec ainsi que dans des opérations nomades, activités et projets au Québec comme à l’étranger. Le caractère multidisciplinaire du centre fait côtoyer installation, performance, manœuvre, art action, art audio, poésie sonore, vidéo et autres explorations des paramètres de l’expressivité artistique.

Du 3 mai au 3 juin 2012, la Manif d’art 6 invite les visiteurs à suivre le parcours artistique et à participer aux activités qui évoluent autour du thème Machines – Les formes du mouvement, choisi par la commissaire Nicole Gingras. En ajoutant les activités satellites à la sélection officielle, la biennale de Québec rassemble 75 artistes répartis dans 30 lieux de Québec et des environs.

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François Lemieux / Faire de chaque extrême impuissance un temps de déprise

30 mars au 22 avril 2012

30 mars au 22 avril 2012

L’installation que propose François Lemieux donne suite à Water Station & Bambooworld.com, présentée en janvier 2012 dans le cadre des ateliers ouverts du Banff Centre, en Alberta. Faire de chaque extrême impuissance un temps de déprise assure une continuité à cette exploration. L’exposition marque également la première présentation du travail de l’artiste à Québec.

Le Lieu, centre en art actuel vous invite également au lancement de la publication Le Merle, le vendredi 13 avril à partir de 17 h. Artiste basé à Montréal, François Lemieux (né à Vanier/Québec en 1979) a récemment exposé son travail à l’occasion de la Triennale québécoise d’art contemporain, Montréal (2011). Son travail a également été présenté à Milan (2010), La Haye (2009), Montréal (2009), Birmingham (2008) et Amsterdam (2008) dans le cadre d’expositions de groupe. Il est l’initiateur de projets indépendants inédits dont The Failed Continuity of Operation Plan – Accountancy & Narrative (2007-08) un bar à whisky en coopérative, The Middleman Has Yet to Arrive (2008) la diffusion d’un programme d’art vidéo en kayak sur les canaux maritimes des Pays-Bas, et finalement wltwsaetlv (2008-10) une résidence d’artiste opérée à même l’appartement de l’artiste à Montréal. Depuis septembre 2011, Lemieux assure la publication du journal Le Merle, « Cahier sur les mots et les actes ».

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histoires – Jérôme Ruby

Du 13 janvier au 5 février 2012

Du 13 janvier au 5 février 2012

De l’illustration critique – de l’imaginaire de l’autre – d’un cannibalisme culturel
Ils sonnent la cloche.
Les objets me parlent d’aujourd’hui,
le monde les leur confie.
Je suis le mouton de porcelaine et j’embrasse le lion d’airain.
Ils sonnent la cloche.

Les récentes illustrations de Jérôme Ruby ont pour point de départ deux constats. Le premier se résume dans cette phrase : « mon imaginaire commence à travers l’imaginaire de l’autre »; le second : « les objets nous parlent ». L’installation met en écho une série de dessins de grands formats avec un dispositif fait d’objets récupérés et de néons. L’ensemble repose sur des citations voire des emprunts à l’histoire de l’art. Ainsi sont reproduits aux crayons de couleur et au stylo à bille une étude anatomique de Clemente Susini, des représentations des dieux Hermès et Bès, un Christ Roi, une petite brebis de terre émaillée, une sculpture de Maillol « rivière ». Ces reproductions sont le reflet de rencontres comme autant d’histoires que l’artiste fait converger en une lecture critique comme perception du monde.

Jérôme Ruby vit à Montréal où son travail est représenté par la galerie Donald Browne. Il développe, principalement par le dessin, la sculpture et l’installation, une anthropologie personnelle basée sur l’ironie des rapports sociaux, de leurs structures et de leurs tabous. histoires est sa première exposition solo à Québec.

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Ravissement – Cindy Dumais

DU 18 NOVEMBRE AU 11 DÉCEMBRE 2011

DU 18 NOVEMBRE AU 11 DÉCEMBRE 2011

RAVISSEMENT est un espace installatif composé de pièces peintes et sculptées, qui font le témoignage d’une pensée en image, sur un état obscur de la condition humaine : le rapt de l’esprit.

Il est difficile de décrire l’expérience que nous faisons de notre intériorité. Que se passe-t-il lors de la syncope, cette éclipse cérébrale, absence momentanée de la conscience ? Simple vengeance du corps contemporain, trop souvent suspendu, le corps enserre soudainement la pensée.

Ce ravissement est peut-être celui de la folie

Alors le travail présenté perd ses références, les corps sont volés ou arrachés, la nature des objets est indistincte. Comment peut-elle être si éperdue en moi ?

Ce ravissement est peut-être celui de la maladie

Alors le travail présenté est une collection de bijoux oncologiques, les corps multiplient les métastases, qui tracent leur parcours étoilé. Comment le corps peut-il se parer de son propre corps ?

Ce ravissement est peut-être celui de l’extase

Alors le corps a besoin de la nuit, besoin de recueillement – disjekta membra – les objets sont vaudou.

Comment le corps peut-il s’habiter ?

Ce ravissement est peut-être celui de l’art

Alors les corps sont matières, les matières sont étreintes, les dessins sont gymnastique, les objets sont exercices. Comment les corps peuvent-ils cohabiter ?

Ce RAVISSEMENT est assurément l’ouverture des corps étanches

Ce que je vois, je ne sais pas quelle partie, est-ce bien une joue ou une oreille qui se termine ? Je ne sais plus quelle partie, mais c’est du corps.

Née au Lac-Saint-Jean en 1978, Cindy Dumais s’installe au Saguenay après l’obtention de la maîtrise en 2004. Elle enseigne actuellement la pratique des arts au Cégep de Chicoutimi et continue ses recherches en atelier. Cindy Dumais s’intéresse à l’avènement de la pensée et ses manifestations extérieures et au comment elle conditionne nos comportements. Ponctuellement, sa pratique se manifeste par des projets d’exposition individuels et collectifs, et par d’autres projets tels que scénographies, conceptions graphiques, illustrations. Elle tient le double rôle d’auteure et d’éditrice, avec les éditions La Clignotante. Elle travaille actuellement sur Métabole noire, qui tente de faire se rencontrer l’essai, le roman et la poésie.

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DESTINATION VERTE – Ruth Loïs Feukoua & Serge Olivier Fokoua (Cameroun)

DU 14 OCTOBRE AU 6 NOVEMBRE 2011

DU 14 OCTOBRE AU 6 NOVEMBRE 2011

Le Lieu, centre en art actuel vous propose de découvrir l’installation écologique Destination verte des artistes camerounais Ruth Loïs Feukoua et Serge Olivier Fokoua.

Destination verte est un projet artistique faisant la promotion de l’environnement, une invitation, une sensibilisation, un appel à contribution pour sauver notre planète. Pendant leur séjour à Québec, Feukoua et Fokoua sillonneront les recoins de verdure de la région pour y sélectionner des petites plantes vertes et sauvages. Ils étudieront leur spécificité, leur originalité et leur capacité d’adaptation. Tout en les portant du sol à la galerie, ils les apprivoiseront en les installant dans des assiettes où elles continueront de vivre. Ces assiettes seront ensuite déposées sur des socles avec fourchette et couteau de table : « le repas est servi, passez à table ! » Manger naturel, manger bio, est capital et essentiel pour la santé physique et morale de l’humain. La mal bouffe n’a pas de frontières. La planète est menacée, la pollution nous envahit en raison de l’action de l’homme qui par ignorance ou encore par égoïsme perd peu à peu ces bonnes habitudes… Destination verte est une sensibilisation, un cri d’alarme sur le caractère sacré et précieux de la vie.

Ruth Loïs Feukoua est née en 1976 à Yaoundé, au Cameroun. Plasticienne, elle a présenté son travail au Cameroun, au Japon et en Allemagne.

Serge Olivier Fokoua est né en 1976 à Douala, au Cameroun. Il vit aujourd’hui à Yaoundé où il travaille comme artiste plasticien. Il est président du collectif Les Palettes du Kamer et directeur du Festival RAVY (Rencontres d’arts visuels de Yaoundé). Depuis 2000, il a présenté son travail en performance et en installation lors de plusieurs expositions au Cameroun, en Afrique du Sud, au Japon, en France et en Allemagne. Pour Fokoua : « Tout dans la vie est quête de la simplicité ».

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Mater dolorosa – Jean-Marc Mathieu-Lajoie

9 septembre au 2 octobre 2011

9 septembre au 2 octobre 2011

«La statuaire et le décor religieux ont profondément marqué l’enfance et l’imaginaire de Jean-Marc Mathieu-Lajoie. L’artiste récupère ses statues et les réintègre selon un système d’installation faisant appel à l’imaginaire collectif et aux références culturelles et traditionnelles québécoises. Il traite à sa façon de la spiritualité dans le monde actuel, mais aussi d’un patrimoine et d’une mémoire qui tend à s’effacer.» Vincent Giguère

Né en 1950, Jean-Marc Mathieu-Lajoie vit et travaille à Québec. Il expose pour une toute première fois à l’Université Laval en 1972. En 1973, il présente Le jardin intemporel au Musée du Québec. Après trente ans d’absence, en 2003, l’exposition Casse-tête, présentée à l’Œil de Poisson dans le cadre de la Manif d’art 2, connaît un vif succès. Deux ans plus tard, le Musée d’art contemporain de Montréal l’invite à l’occasion de l’exposition collective L’envers des apparences aux côtés d’une dizaine d’artistes canadiens. En 2007, il participe à l’exposition De quoi sont les images faites chez Vidéochroniques à la Friche Belle de mai de Marseille. En 2008, il propose La Chute des Anges à la Galerie des arts visuels de l’Université Laval s’inscrivant dans un vaste corpus d’œuvres découlant d’un processus obsessif de collection et de détournement d’objets à caractère religieux. La même année, il sera de l’exposition collective Vue sur Québec dans le cadre de la Biennale de Liverpool, en Angleterre, de même que C’est arrivé près de chez vous au Musée national des beaux-arts du Québec. En 2011, il participe à l’exposition Anges : rayonnement à travers les arts à la Villa Bagatelle à Québec. Jean-Marc Mathieu-Lajoie est représenté par la Galerie Lilian Rodriguez.

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Induction to the Void – Elvira Santamaría & Brian Patterson

8 au 24 avril 2011

8 au 24 avril 2011

Avec le projet Induction to the Void, Elvira Santamaría et Brian Patterson tenteront une plongée vers les racines rituelles de la performance avec Antonin Artaud comme guide. L’œuvre d’Artaud, bien qu’elle traite des origines du théâtre, s’avère aussi éclairante pour l’artiste performeur. Les voyages de recherche d’Artaud l’ont mené chez les Tarahumaras du Mexique et les Celtes d’Irlande. Or, Santamaría est mexicaine et Patterson est irlandais. Cette coïncidence, bien que purement anecdotique, sert de point de départ à ce projet commun dans lequel ils tenteront de répondre à la question posée par Artaud : « Qu’est-ce que l’art et en quoi est-il utile ? » Pendant toute la durée de leur séjour, ils mettront en œuvre diverses stratégies relationnelles pour trouver des pistes de réflexion et d’inspiration. Ils proposeront diverses formes de rencontre afin de construire une installation évolutive. Santamaría et Patterson ont choisi Québec pour initier ce projet parce que la ville côtoie une communauté autochtone et qu’il y existe une longue tradition en performance et en art action. Ils estiment que ces deux conditions nourriront ce projet inédit.

Depuis 1991, Elvira Santamaría présente régulièrement son travail dans le cadre d’événements internationaux consacrés à la performance. Depuis 2000, elle fait partie du collectif Black Market International. Elle a initié et organisé l’événement Acciones en Ruta en 2001. En 2002, elle a agi à titre de commissaire lors de la rencontre Japon-Mexique qui a eu lieu à Mexico et au Yucatan. Son travail allie l’installation in situ et l’intervention. Brian Patterson vit et travaille à Belfast, en Irlande du Nord. Il est impliqué comme membre de Catalyst Arts de 1996 à 1998. Il a fait partie du collectif Flaxart entre 1998 et 2004. Depuis 2005, il dirige Bbeyond, une organisation qui conçoit et diffuse des événements performatifs tout en poursuivant une pratique artistique soutenue.

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Archéologie mondialisée – Dominique Sirois

25 février au 20 mars 2011

25 février au 20 mars 2011

Le Lieu, centre en art actuel propose de découvrir le travail et les réflexions de Dominique Sirois sur notre monde de surconsommation. Qu’en restera-t-il dans quelques années ? Que pourront en dire les archéologues ? Sirois crée habilement une réponse plausible à ces questions. Dans Archéologie mondialisée, Dominique Sirois présente des sculptures réalisées à partir de marchandises dénichées au DollaramaTM. Les objets sont ensuite assemblés et sciemment détériorés pour évoquer la déroute du système économique ambiant. Les pièces qui en résultent peuvent être interprétées comme une « archéologie future », une ellipse temporelle qui nous laisserait entrevoir l’avenir de ces pseudo artéfacts. Un inévitable questionnement opère alors sur la valeur réelle des objets qui passent de la consommation à la conservation. Ironiquement, ce processus met en parallèle le temps de travail de l’artiste et celui des ouvriers, créant ainsi un glissement entre œuvre et main-d’œuvre. Dans cette installation, Sirois utilise aussi le logo de la compagnie DollaramaTM comme motif récurrent symbolisant l’abstraction économique qui s’exprime par l’intermédiaire de logos et de mouvements de capitaux.

Artiste multidisciplinaire originaire de Montréal, Dominique Sirois, crée des installations composites, des performances sonores et des interventions. De 2006 à 2009, elle a réalisé plusieurs projets dans lesquels elle s’est inspirée de son expérience de travail dans un musée. De façon générale, elle puise dans l’univers du travail, de l’économie, de l’art et de la mode. Sirois détient une maîtrise en arts visuels de l’UQAM (2009). Elle a présenté son travail dans plusieurs centres d’artistes au Québec, ailleurs au Canada et à l’étranger.

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Le penseur en chocolat – Cooke-Sasseville

DU 14 JANVIER AU 13 FÉVRIER 2011

DU 14 JANVIER AU 13 FÉVRIER 2011

Le Lieu, centre en art actuel ouvre sa saison d’hiver 2011 en accueillant pour la première fois le prolifique et corrosif duo Cooke-Sasseville. Pour l’occasion, ils ne tentent rien de moins que la réconciliation de la séduction et du dégoût, de l’art et du rat.

Pour arriver à ses fins, le duo a conçu une sculpture monumentale, de facture très accessible et d’envergure muséale. Paradoxalement, cet objet qui devrait être complètement inoffensif transmet un mal dont le seul antidote valable reste encore le rire.

Il faut bien dire que Cooke-Sasseville ont fait du malaise un de leurs matériaux de prédilection. Ils jouent de l’inconfort comme d’autres d’un Stradivarius et sont devenus, avec le temps, des virtuoses du « sarcasme polyphonique ».

L’œuvre, dont l’aspect extérieur exact est un secret aussi bien gardé que la recette d’une certaine friandise chocolatée, se situe en droit-fil avec la production iconoclaste des deux artistes. Sans pour autant former une série, cette pièce s’ajoute au joyeux bestiaire que le duo a débuté lors de la plus récente Manif d’art.

Québec Gold à Reims en France ainsi qu’à C’est arrivé près de chez vous au Musée national des beaux-arts du Québec. Cooke-Sasseville s’est vu décerner de nombreux prix et bourses au Québec comme au Canada. On compte de leurs œuvres dans des collections institutionnelles, muséales et privées. Ils ont de nombreuses œuvres d’art publiques à leur crédit dont deux qui sont encore en cours de réalisation. Ils sont représentés par la galerie Art Mûr.

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SOIRÉE DE PERFORMANCES D’ÉTUDIANTS

17-18 décembre 2010 - 20 h

17-18 décembre 2010 – 20 h

Pour terminer le cours sur l’art action et la performance de Richard Martel à l’Université Laval, une présentation éclectique de douze jeunes protagonistes de cette discipline indisciplinée pour saisir l’apport de cette nouvelle génération à l’art action.

Vendredi 17 décembre

Léonie Aubé, Geneviève Robitaille, André-Anne Gauthier, Étienne Baillargeon, Marie-Andrée Godin, Sarah Chouinard-Poirier.

Samedi 18 décembre

Catherine Morin,Yannic Cadoret, Karyne Blackburn, Sarah Smith, Frédérique Hamelin, Ulysse Ruel.

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SOIRÉE DE PERFORMANCES AVEC GUILLAUME ADJUTOR PROVOST ET ALICE DE VISSCHER

10 décembre 2010

10 décembre 2010

Guillaume Adjutor Provost est un artiste multidisciplinaire préconisant un état d’hybridité entre arts visuels, techniques artisanales et design industriel. L’ensemble de ses activités artistiques capte les ramifications encyclopédiques du savoir via le dilettantisme de la fascination. Fascination qui s’apparente tantôt à la contemplation, tantôt à l’obsession. Les ?uvres générées témoignent de l’immédiat, de la distorsion et de l’altérabilité de faits historiques, sociaux et politiques sélectionnés comme autant de structures poreuses. Guillaume Adjutor Provost ?uvre en dessin, performance, installation et photographie. Son travail a récemment fait l’objet de présentations individuelles et collectives, notamment au centre VU de Québec, au centre XPACE de Toronto, à l’Écart de Rouyn-Noranda ainsi qu’au festival Viva ! Art Action de Montréal. Il poursuit présentement ses recherches à l’intérieur d’une maîtrise en arts visuels à l’Université Laval.

Alice De Visscher explore les propriétés physiques d’un objet, de son corps, de l’espace et les relations entre eux. Elle travaille également sur la perception de son corps et de l’espace. Elle cherche par des associations étranges à déclencher l’imaginaire, de manière à ce que le public puisse associer des images ou des idées personnelles aux actions auxquelles il assiste. Alice De Visscher vit et travaille à Bruxelles. Issue du théâtre (De Kleine Academie, 2004), elle a quitté la narration pour explorer les relations physiques et visuelles entre son corps, des objets et/ou l’espace d’abord en vidéo puis en performance. Elle a présenté son travail en Belgique ainsi qu’à l’étranger (Allemagne, Autriche, Singapour, Thaïlande).

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SOIRÉE DE POÉSIE ACTION BOBOS BISOUS

26 novembre 2010

26 novembre 2010

Le Lieu, centre en art actuel, accueille le projet de poésie action Bobos Bisous avec les poètes performeur(e)s Sébastien Dulude, Jonathan Lamy, André Marceau, Hélène Matte et Claudine Vachon.

Bobos Bisous est fondé sur une approche commune aux participant(e)s, à savoir la cohabitation dans leurs pratiques de poésie performance d’une certaine violence avec le ludisme de la vie ordinaire. Jeux stressants, violence désamorcée, crainte et amusement, câlins et combats seront au programme. Dans un jeu constant avec des couteaux, des ballons, des poèmes, l’imprévu et le risque, c’est à un petit théâtre de la cruauté quotidienne que sera convoqué le public, témoin jusqu’à la complicité des actions commises et des paroles proférées devant lui.

Les cinq performeurs réunis pour cette soirée sont tous à la fois poètes de l’écrit, de l’oralité, de la performance et organisateurs d’événements. Ils ont eu l’occasion de collaborer entre eux à plusieurs occasions, croisant le micro, le papier ou la scène ici et là, mais aucun événement ne les avait tous rassemblés jusqu’à présent.

Sébastien Dulude (Trois-Rivières) a participé à de nombreux événements de poésie et de performance depuis 2006, au Québec et plus récemment en France et en Belgique. Il a été invité au Festival international de poésie de Namur (Belgique) en 2009 et a participé au Festival Voix d’Amériques en 2010. Il collabore régulièrement aux activités des Productions Arreuh dans le cadre de performances poétiques dans l’espace public et au Tremplin d’actualisation de la poésie (TAP). En 2009, il s’est mérité le prix Champs Vallon de la relève avec l’artiste Isabelle Dumais, pour le livre d’artiste garde silence. Il a également organisé et animé plus d’une vingtaine d’événements et de rencontres consacrés à la poésie, la performance et la musique expérimentale.

Jonathan Lamy (Montréal) a publié Le vertige dans la bouche, aux Éditions du Noroît, de même que des textes dans les revues Ectropion, Estuaire, Exit, Jet d’encre, Mœbius et Steak haché. Critique et chercheur qui s’intéresse aux questions autochtones, à l’art de performance et à la poésie québécoise actuelle, notamment dans ses manifestations orales, il a participé à de nombreux colloques. Avec les Productions Arreuh, qu’il a cofondées, il a coorganisé différents événements, dont La poésie prend les parcs (2007, 2008 et 2009) ainsi que la 1ère édition de l’OFF Festival international de la littérature en 2008. Sa pratique verse dans la poésie sonore, dans l’installation poétique, dans la performance participative, qu’il tente de plus en plus de combiner.

André Marceau (Québec) pratique la poésie de façon transdisciplinaire. Il cumule les fonctions de directeur artistique, d’éditeur et d’animateur pour le TAP. Il compte une dizaine de livres ou disques monographiques de poésie, de haïkus, de poésie performée, orale et slam ainsi qu’un livre-objet-jeu érotique; il a également dirigé (ou codirigé) près d’une dizaine de publications (livres et disques), soit pour des revues, des anthologies ou des compilations en poésie, poésie performée, orale ou slam. Depuis 1993, il a donné au-delà d’une centaine de lectures-performances au cours de soirées ou manifestations et festivals reliés à la poésie, à la performance ou à la musique actuelle.

Hélène Matte (Québec), tantôt performeure, tantôt gestionnaire culturelle, est une poète issue des arts visuels qui dit, ou encore une artiste plasticienne qui écrit, comptant à son actif plusieurs expositions et performances au Canada et en Europe. Elle termine présentement une maîtrise en arts visuels à l’Université Laval, où elle entamera sous peu un doctorat en littérature, arts de la scène et de l’écran. Elle a présenté ses œuvres poétiques et/ou performatives dans des festivals de poésie (Namur, Trois-Rivières), divers événements (Printemps des poètes de Québec, Festival international de la littérature, Festival international de musique universelle de Trois-Rivières, Nuitte de la poésie du Saguenay, Mois Multi, Folie/Culture) et salons du livre (Montréal, Québec, Rimouski, Paris, Edmundston). Elle a par ailleurs pris part à la Caravane de la parole (RIAP 2008).

Claudine Vachon (Montréal) œuvre au sein du collectif artistique Rodrigol depuis 1998, où elle écrit des sketchs scéniques et radiophoniques et participe à de nombreux cabarets et soirées de poésie. Elle détient une maîtrise en études littéraires de l’Université du Québec à Montréal. Elle a fait de nombreuses lectures et performances de poésie : au Marathon de poésie et performances Rodrigol, au Marché francophone de la poésie de Montréal, au Festival Voix d’Amériques, au Cabaret poétique Rodrigol ainsi qu’au Festival International de poésie de Trois-Rivières. Elle a participé au Marché de la poésie de Paris en 2007 et à celui de Bruxelles en 2010. On peut également entendre ses lectures sur le site www.voixdici.ca. De plus, elle organise des Actes Terroristes Ridicules (ATR) qui sont des performances et happenings.

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SOIRÉE DE PERFORMANCES AVEC JEFF HUCKLEBERRY ET MARTINE VIALE

5 novembre 2010

5 novembre 2010

Jeff Huckleberry est diplômé de la School of the Museum of Fine Arts de Boston. Il a présenté ses performances dans plusieurs villes des États-Unis ainsi qu’en Pologne, en Écosse, au Canada et en Chine. Il est membre du collectif Mobius et directeur artistique de Liminal : the Journal of New Performance.

Martine Viale s’intéresse à « l’action processus » et à une corporéité de l’espace et de la durée. Dans une facture minimale, elle élabore depuis quelques années, un travail visant à créer des installations tout en employant le processus de la performance. À travers ces recherches, elle poursuit une réflexion sur le sens du temps et sur la présence comme lieu d’engagement. Son travail a été présenté dans plusieurs festivals, galeries et contexte in situ à Montréal, à Québec (RIAP 2006), au Canada (International Festival of Performance Art 7a*11d à Toronto, Live Biennial of Performance Art, Western Front, en Colombie-Britannique) ainsi qu’à l’étranger (États-Unis, Philippines, France, Belgique, Serbie, Danemark, Espagne et Écosse). L’artiste remercie le Conseil des arts et des lettres pour son appui.

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LANCEMENT DU LIVRE Robert Filliou et sa « recherche » ANNIVERSAIRE DE L’ART 2011 1 000 048e édition

22 octobre 2010 à 20 h

22 octobre 2010 à 20 h

Le 17 janvier 2011 sera fêté le 1 000 048e Anniversaire de l’art. Cet événement a été proclamé et initié par l’artiste français Robert Filliou en 1963 et perdure depuis à travers le monde. En créant cette célébration, Filliou visait à réaffirmer un principe fondamental de sa démarche : « l’art est ce qui rend la vie plus intéressante que l’art ».

Cette date est l’occasion pour les Éditions Intervention de lancer le livre Robert Filliou et sa « recherche » et d’inviter la communauté artistique de Québec pour un brunch festif au cours duquel Cyrille Bret, l’auteur du livre, sera virtuellement présent !

Robert Filliou (1926-1987) ayant activement participé à l’aventure du mouvement Fluxus, réalisa la Recherche sur l’origine en 1974. Cette oeuvre existe dans une version monumentale sur toile écrue d?environ 90 mètres, comportant divers dessins en couleurs, et dans une version multiple à l’échelle 1/10, sur papier millimétré bleu.

Cette Recherche a été maintes fois qualifiée d’oeuvre de synthèse par plusieurs commentateurs avisés du travail de l’artiste. Or, paradoxalement, rien ou presque n’a été écrit de significatif à son propos, hormis pour paraphraser ce que Robert Filliou disait si bien lui-même. C’est ce vide historiographique que cherche à combler cet essai, afin de rendre à sa pleine intelligibilité l’intense projet de la Recherche sur l’origine.

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SOIRÉE DE PERFORMANCES DE SAGUENAY

22 octobre 2010 à 20 h

22 octobre 2010 à 20 h

Dans le cadre de son automne performatif, Le Lieu, centre en art actuel présente une soirée de performances de Saguenay avec les artistes suivants : Étienne Boulanger, Maxime Bisson, Patrice Duchesne et Sara Létourneau. Très dynamique, cette région est depuis longtemps fort active au niveau des arts actuels. Une soirée à ne pas manquer !

Étienne Boulanger est professeur d’arts au Collège d’Alma et membre du collectif d’artistes Cédule 40. Ses œuvres ont été diffusées dans plusieurs galeries, événements et festivals au Canada, à Singapour, en Indonésie et en Chine. Sa recherche perturbe le rapport entre l’humain et son système de positionnement spatial. En plaçant son corps en déséquilibre dans l’espace, de manière précaire et bouleversée, il met en place un système de repères utopiques et instables. Usant d’instruments rudimentaires, tels le balancier, le treuil ou la poulie et, combinés aux nouvelles technologies de l’image et du son, il prolonge son corps en devenant extension du geste poétique.

Maxime Bisson a étudié plusieurs facettes du langage artistique (littérature, théâtre, arts visuels, performance, arts numériques, photographie) et s’intéresse désormais aux raretés qui peuvent faire de l’art une expérience forte par diverses formes de la rencontre ou de la confrontation. Mettant continuellement en doute la validité de la représentation du vécu ou du vivable à travers l’objet esthétique, il considère que l’objectif primordial de toute pratique est moins sa destination ou le chemin qu’elle parcoure, que l’instant de la marche.

Patrice Duchesne détient une maitrise en art de l’Université du Québec à Chicoutimi. Dans sa pratique, il tisse un lien étroit entre le dessin, l’installation et la performance. C’est dans la frénésie du faire et par l’impossible repentir du geste que cette filiation prend forme. Par cette attitude naît un vertige, un dangereux état, où l’œuvre côtoie ses limites et trouve son sens par la coïncidence de ces trois pratiques qu’il échafaude simultanément.

Sara Létourneau est originaire de Jonquière. Elle travaille la poétique du sentiment d’une manière conceptuelle. Par l’utilisation d’une forte présence corporelle, de situations précaires, de sa voix parlée ou chantée, de dispositifs installatifs dans lesquels les objets se transforment et se répondent, elle présente une vision troublante des relations interpersonnelles où la féminité, la fragilité, la sexualité et l’étrangeté se rencontrent. Depuis 2005, elle a présenté ses performances dans plusieurs événements au Québec et au Canada, en Finlande, en Allemagne, en Pologne et aux États-Unis. Elle a terminé un baccalauréat interdisciplinaire en arts à l’Université du Québec à Chicoutimi en 2009.

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TOUT VA BIEN – Gwendoline Robin

1er mai au 13 juin 2010

1er mai au 13 juin 2010

Vernissage de l’installation et performance le samedi 1er mai à 20h

Le Lieu, centre en art actuel, dans le cadre de la Manif d’art 5 sur le thème de la « Catastrophe ? », invite Gwendoline Robin à venir s’exploser avec Tout va bien.

Gwendoline Robin associe l’objet au corps et à l’espace pour créer des installations et des performances dans lesquelles l’enjeu et le jeu sont de faire en sorte que l’imprévisible et le menaçant aient lieu. Elle utilise des matériaux explosifs, le feu ou la fumée pour se mettre en situation instable créant chez elle et le public une tension entre le fantasme et le réel. L’artiste recherche comment mettre en relation la présence physique de son propre corps avec un événement fragile et menaçant. Elle se laisse ainsi porter par l’immédiateté, le rapport à l’instant présent qu’elle vit et expérimente. Ce processus est déstabilisant car rien n’est totalement déterminé, tout peut exploser d’un moment à l’autre et de façon aléatoire. Entre le rire, la dérision et le danger, c’est une rencontre confrontant la brutalité du feu et des explosifs à la poétique qui s’en dégage.

Gwendoline Robin vit et travaille à Bruxelles. Artiste de la performance, elle est diplômée en arts plastiques de l’École nationale supérieure des arts visuels de la Cambre à Bruxelles. Elle est actuellement professeur à l’Académie des beaux-arts de Tournai, où elle enseigne l’approche de la performance. Depuis 2006, elle présente son travail lors de festivals nationaux et internationaux de performances dont notamment au festival Infr’action à Sète en France, à la 10e édition du festival Asiatopia de Bangkok, à l’Open Art Festival de Beijing en Chine, ainsi qu’au Future Of Imagination 5 à Singapour et, plus près de nous, au festival VIVA!, Art Action de Montréal.

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QUÉBEC ET BOSTON : SOIRÉES DE JEUNES PERFORMANCES

22 et 23 avril 2010 à 20 h

22 et 23 avril 2010 à 20 h

Le jeudi 22 avril les finissants en arts plastiques de l’Université Laval présentent la soirée Combustion Spontanée au Lieu, centre en art actuel. Des performances hautes en couleur sont attendues lors de cette soirée regroupant à la fois des anciens étudiants et des finissants, soit Marie-Fauve Bélanger, Carol-Ann Belzil-Normand, Adam Bergeron, Gabrielle Caron, Marie-Claude Gendron, Hugo Nadeau, Marlène Renaud-B et Geneviève Roy.

Cet événement est organisé dans le cadre des activités de financement de l’exposition des finissants en arts plastiques de l’Université Laval 100 Titres qui aura lieu à l’édifice de La Fabrique du 1er au 20 juin 2010, au 205, boul. Charest. C’est un rendez-vous !

BOSTON EN ACTION Le vendredi 23 avril Le Lieu, centre en art actuel propose la troisième édition d’un volet d’échange d’artistes étatsuniens en collaboration avec The School of the Museum of Fine Arts de Boston. Sélectionnés par l’artiste Tony Schwensen, qui enseigne à cette université renommée, ce sont quatre étudiants qui se déplaceront de Boston à Québec afin de présenter en nos murs leur travail performatif. Une bonne occasion de prendre connaissance de l’expressivité de la nouvelle génération d’artistes de la performance. Les artistes bostonnais : Coco Segaller, Gabriel Sweet, Patrick Wallace, Celeste Marie Welch.

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Chuchotement primal – Amélie Laurence Fortin et Blaise Carrier Chouinard

26 mars au 18 avril 2010

26 mars au 18 avril 2010

Avec le projet Chuchotement primal, Amélie Laurence Fortin et Blaise Carrier Chouinard en sont à leur deuxième collaboration, après un vibrant hommage à TUPAC ; une performance réalisée en 2006 dans la ville de Bordeaux. Ce projet est une occasion pour eux de confronter à nouveau leurs imaginaires singuliers. Cette réunion leur servira à mettre en place un ensemble d’objets faisant correspondre le procédé au simulacre. Des feintes avouées où le mécanisme est ouvertement dénudé. Peut-être n’est-ce même plus un simulacre? Ils ne cherchent pas à tromper, mais à mettre en place les instruments d’une mascarade délibérée où fétichisme, vénération, prospérité, camouflage, abondance, nature, culture et illusion se plient à leur regard caustique et amusé. C’est donc sans le sou et dans le doute qu’ils prennent pour résolution de conjuguer leurs détresses afin de bâtir des mythes dans la spontanéité. Leurs objets feront état d’une urgence indéniable, encore présente alors qu’ils amorcent leur post adolescence. Toujours vivants, bravo ! Même si ça n’intéresse vraisemblablement personne, ils ont la ferme conviction qu’ils doivent le crier sur les toits… et après se cacher derrière la clôture d’une ruelle. Cri primal.

Blaise Carrier Chouinard travaille à Québec, il exerce ses compétences dans le champ des arts visuels par la sculpture, l’installation, la peinture et la vidéo. Récipiendaire du prix Tombé dans l’œil, il dévoilait en 2006 sa première production en solo dans la petite galerie de l’Œil de Poisson. La même année, il participe à une résidence collective à Bordeaux et à Toulouse. Par la suite, il reçoit le prix Videre et expose au centre Clark, à Montréal, en 2008. Récemment, il a fait une résidence de deux mois en Ohio, à la Spaces Gallery de Cleveland.

Amélie Laurence Fortin fait actuellement sa maîtrise en arts visuels à l’Université Laval sous la direction de Jocelyn Robert. Depuis 2003, elle a présenté son travail lors de diverses expositions, résidences, événements et festivals au Canada et en Europe. Après deux années consacrées au plein air d’aventure, on verra de nouveau son travail en 2010 à Montréal, Trois-Rivières et Québec; notamment à la Manif d’art 5 : catastrophe? Quelle catastrophe! Sa démarche vise principalement l’installation, le dessin et la performance.

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Arts et poésie indociles – Laurence Denimal et Anne-James Chaton

11 mars 2010 à 20 h

11 mars 2010 à 20 h

Le Lieu, centre en art actuel, en collaboration avec les Productions Rhizome et dans le cadre du Printemps des Poètes au Québec, présentera le jeudi 11 mars à 20h, une soirée de poésie-action avec deux poètes français reliés à la maison d’édition Al Dante : Anne-James Chaton et Laurence Denimal. Laurent Cauwet, directeur des éditions Al Dante, nous propose Arts et poésies indociles, une soirée de poésie action et sonore. Voici comment il nous présente ses poètes :

Anne-James Chaton est poète sonore. Né en 1970, il a dirigé plusieurs revues (Dérivation, The Incredible New Justine’s Adventures) et a publié six livres : quatre ouvrages de poésie aux éditions Al Dante et deux essais aux éditions Sens & Tonka. Il a donné une centaine de lectures en France et à l’étranger et a organisé un grand nombre d’événements autour de la poésie à Besançon, Lyon, Paris, Montpellier. Il codirige avec le duo Kristoff K. Roll le festival d’arts sonores Sonorités. Dans sa poésie, Anne-James Chaton réunit et redispose les traces textuelles par lesquelles les institutions situent, définissent et représentent le sujet, réécrivant ainsi des voyages, événements ou portraits. Il développe également un travail visuel qui est régulièrement exposé. Son dernier livre paru aux éditions Al Dante : Questio de Dido (livre + CD, 2008). À paraître aux éditions Al Dante : Vies d’hommes illustres.

Laurence Denimal vit et travaille à Marseille. Née en 1967, elle mène depuis une dizaine d’années une double activité de plasticienne et de poétesse. Oscillant entre poésie et archives comptables, entre littérature et art graphique, Laurence Denimal joue, dans son écriture, de tous les nouveaux codes d’écritures balisant nos vies, comme pour mieux s’approprier cet espace délirant et parfaitement déraisonnable qu’est la production exponentielle de normes et de références. Elle crée en 2005 la revue Société Mobile, revue évolutive et aléatoire de textes, d’images et de sons. Elle a publié diverses créations dans des revues (Nioques, Le Bout des Bordes, Java, La Revista, La Res pœtica, La Revue internationale des Livres et des idées…) et de nombreux livres d’artistes. Son dernier livre paru aux éditions Al Dante : Projet Gasmol (2008). Ã? paraître aux éditions Al Dante : One shoot, one kill (2010).

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Cane – Mirko Sabatini

12 février au 7 mars 2010

12 février au 7 mars 2010

Le Lieu, centre en art actuel est heureux de présenter l’exposition CANE de l’artiste italien Mirko Sabatini qui se tiendra du 12 février au 7 mars.

CANE, qui signifie chien en français, propose une métaphore de la condition humaine, une réflexion sur la fatigue existentielle de ceux et celles qui, pour des raisons qui leur sont inconnues, mènent une vie ne correspondant pas à leurs propres ambitions.

L’installation est composée de quatre anneaux de chaîne (un total d’environ 500 pieds) qui sont entraînés dans un parcours d’obstacles fait de jeux d’équilibre précaire. Dans son mouvement, la chaîne provoque des accidents qui créent une longue suite d’événements sonores. Le résultat est un paysage insaisissable, délicat et fragile.

En s’appuyant sur un processus d’apprentissage intuitif, les expérimentations sonores et visuelles de Mirko Sabatini se définissent par une approche personnelle issue d’un langage unique et poétique. Elles se construisent avec une appropriation directe de la technologie, un outil privilégié par l’artiste pour faire émerger l’essentiel de sa création.

Mirko Sabatini vit et travaille entre Bologne et Montréal. Musicien et artiste multidisciplinaire, il a présenté ses projets en France à l’école des beaux arts d’Annecy, en Italie au centre 2BO et au festival Angelica de même qu’au Teatro della Val d’Oca et à Montréal à la Galerie B-312. Il a aussi exposé avec Jean-Pierre Gauthier via la formation Duo Travagliando au Canada et aux états-Unis. Plus récemment, il présentait l’installation sonore intitulée Artificial Stupidity au Musée de la musique de Bologne en Italie.

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REGRET REMORSE REPENT – Tony Schwensen

17 janvier au 7 février 2010

17 janvier au 7 février 2010

Afin de lancer sa programmation 2010, Le Lieu, centre en art actuel vous invite le 17 janvier de midi à 18 h à célébrer le 1 000 047e Anniversaire de l’art en assistant à la performance et au vernissage de l’installation de Tony Schwensen REGRET REMORSE REPENT.

L’Anniversaire de l’art est une idée de Robert Filliou visant à réaffirmer le principe fondamental de sa démarche et de celle des membres du groupe Fluxus: l’art est la vie et plus encore « l’art est ce qui rend la vie plus intéressante que l’art ». Cet anniversaire, reconnu par de nombreuses villes à travers le monde dont la ville de Québec, sera célébré au Lieu, centre en art actuel de façon performative et installative par l’artiste Tony Schwensen.

Originaire d’Australie et résidant à Boston, Tony Schwensen enseigne la performance à la School of the Museum of Fine Arts et affectionne particulièrement les performances minimalistes de longue durée. Celle qu’il nous proposera est une réflexion performative de six heures sur l’hyper commercialisation de l’art et sa mise en marché « outrageuse ». Une façon pour celui-ci de repositionner l’art en tant que discipline artistique et crever la « bulle » commerciale qui l’affecte depuis plusieurs années déjà. L’artiste entend aussi soutenir ses propos et son action par la réalisation d’une installation qui demeurera en place jusqu’au 7 février 2010.

Afin de souligner cette journée consacrée aux artistes, Le Lieu, centre en art actuel offrira à toutes les personnes qui se joindront à la fête, le traditionnel gâteau d’anniversaire.

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LE POIDS DES OBJETS – Raphaëlle De Groot

20 novembre au 13 décembre 2009

20 novembre au 13 décembre 2009

Le Lieu, centre en art actuel propose pour sa dernière activité de l’année 2009, du 20 novembre au 13 décembre, l’installation fort attendue, Le poids des objets, de l’artiste montréalaise Raphaëlle de Groot. Vernissage et performance de l’artiste, le vendredi 20 novembre à 20 h.

Issue d’un processus d’accumulation, l’installation Le poids des objets de Raphaëlle de Groot adhère à une conception de l’art qui accorde plus d’importance au processus qu’à la création d’objets et qui permet une jonction étroite entre l’art et la vie. D’un coté, la démarche de l’artiste n’est jamais restreinte par ce qui est considéré comme de l’art et, de l’autre, elle ramène dans l’art les questions sociales, politiques et humaines.

« Collectionner des objets devenus restes de vie est un premier geste qui en appelle d’autres, celui de les conserver, d’en faire l’inventaire, de recueillir leur histoire, de les transporter, de les agencer et de les montrer. Un dispositif se met alors en place au fur à mesure que les dons s’accumulent. Ce dispositif qui évolue interroge le regard que nous posons sur les objets, leur valeur et le poids que nous leur donnons dans nos vies » explique l’artiste.

Pour ce projet rassembleur et participatif, Raphaëlle de Groot fait appel par sollicitaion publique à une collecte d’objets. Collecte qui se tiendra au Lieu entre les 2 et 20 novembre, du lundi au vendredi entre 9 h et 17 h. L’artiste sera aussi présente au Lieu pour les recevoir du samedi 14 au mardi 17 novembre de 13h à 17h et les mercredi 18, jeudi 19 et vendredi 20 novembre, entre 16 h et 20 h. Quel traitement Raphaëlle de Groot réservera-t-elle aux objets dont vous vous serez départis? À vous de le constater lors du vernissage de l’installation qui se tiendra au Lieu, centre en art actuel, le vendredi 20 novembre à 20 h. L’artiste présentera une courte performance durant la soirée.

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LES ENTRE-DEUX – Guillaume La Brie

16 octobre au 8 novembre 2009

16 octobre au 8 novembre 2009

Le Lieu, centre en art actuel confie du 16 octobre au 8 novembre 2009, son espace galerie à Guillaume La Brie qui y présentera les entre-deux, sa plus récente installation.

<="" i=""> pourrait bien être le titre de l’installation que l’artiste montréalais Guillaume La Brie proposera au Lieu, centre en art actuel à compter du 16 octobre prochain. Un détournement de la vocation première de l’espace, qui est de servir à héberger l’installation. L’espace, et ce que contiennent ses murs, deviennent partie intégrante de l’œuvre. Inusité, construction, déconstruction, assemblage d’improbables, l’exposition les entre-deux est issue d’un transfert de matière effectué entre un espace d’exposition et quelques objets manufacturés. Une série d’objets sélectionnés par l’artiste et les murs de la galerie Le Lieu sont les sources matérielles de l’œuvre. Des morceaux de gypse prélevés directement sur l’espace d’exposition et des composantes d’objets s’unissent donc pour former les sculptures exposées.

« Mes œuvres visent à dynamiser la relation qui est normalement établie entre le lieu de présentation, l’objet exhibé et la personne qui regarde » commente l’artiste au sujet du concept développé pour cette installation.

En fait, les sculptures présentées dans cette exposition se situent toujours entre l’univers matériel du lieu où elles sont présentées et leur contenu. Ainsi, l’œuvre globale se situe dans un entre-deux, entre la sculpture et l’installation, entre l’objet monolithique et l’in situ, entre la matérialité du contenant et de son contenu.

Guillaume La Brie vit et travaille à Montréal. Il détient une maîtrise de l’École des arts visuels de l’UQAM et a exposé dans plusieurs galeries au Québec et à l’étranger, notamment à Barcelone en Espagne.

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DEUX CULTURES ET DEUX VISIONS : SOIRÉE UNIQUE DE PERFORMANCES ET DE CONFÉRENCES

10 octobre 2009

10 octobre 2009

Le Lieu, centre en art actuel présente, le samedi 10 octobre à 20 h, une soirée de conférences et de performances avec Bartolomé Ferrando et Chumpun Apisuk.

Dans le cadre du Festival Art Nomade présenté au Lobe à Saguenay, Le Lieu, centre en art actuel profite de l’occasion pour inviter deux artistes internationaux à présenter à Québec leurs travaux performatifs ainsi qu’une brève conférence, chacun.

Bartolomé Ferrando présentera, en plus de sa performance, une conférence ayant pour thème «l’insignifiant dans l’art». Poète, performeur et professeur, il vit à Valencia en Espagne. Il écrit, organise et s’implique depuis plusieurs années dans l’univers de la performance, principalement par le langage et la poésie. Il s’intéresse également à l’interactivité et à la relation avec le public.

Pour sa part, le thaïlandais Chumpon Apisuk présentera une performance et nous entretiendra de la situation de la performance en Asie du sud-est. Chumpon Apisuk vit à Bangkok et travaille avec le centre Concrete House. Il s’active en art performance depuis de nombreuses années et organise le prestigieux festival Asiatopia.

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RÉFRACTION EXQUISE – Marlène Renaud-B et Vicky Sabourin

2, 3 et 4 octobre 2009

2, 3 et 4 octobre 2009

Le Lieu, centre en art actuel présente, les 2, 3 et 4 octobre de 19 h à 23 h, le travail de Marlène Renaud-B. et de Vicky Sabourin en performance et installation.

Marlène Renaud-B. et Vicky Sabourin présenteront, dans les vitrines du Lieu, Réfraction exquise, un dialogue puisant à la fois ses références dans la peinture classique, le contexte socio-géographique et l’espace de présentation en direct.

Marlène Renaud-B. a conçu une installation vidéo interactive composée de quatre vidéos présentant des tentatives de bris de miroir, d’un kaléidoscope géant au centre duquel trône une femme nue, ornée d’une pomme-grenade au niveau du cœur, entonnant un cri lyrique. Une oeuvre ludique à chronologie événementielle en perpétuelle mutation, un art relationnel anti-communicatif.

Vicky Sabourin, dans l’autre vitrine, présente un tableau vivant; immobile dans cette grande boîte vitrée, prenant la pose. Un tableau comme le reflet de son questionnement sur la dualité absence/présence. Figer pour un instant un moment qui, contrairement au médium photographique, s’affirme par l’éphémère.

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NO SPECTRUM – Thomas Bégin

11 au 27 septembre 2009

11 au 27 septembre 2009

À l’occasion de sa rentrée artistique automnale et poursuivant sa thématique d’«installations sonores», Le Lieu, centre en art actuel confie du 11 au 27 septembre, son espace galerie au jeune artiste et architecte du son Thomas Bégin.

Originaire de Montréal, le réputé concepteur y présentera No Spectrum, le fruit de ses plus récentes recherches. Thomas Bégin crée des installations constituées de dispositifs qui relèvent à la fois de la sculpture, de l’architecture, de l’acoustique et engagent le visiteur dans des expériences perceptuelles concrètes.

Thomas Bégin a conçu un moulin à vent d’une forme singulière unissant, sur un trépied, un dodécaèdre de bois, une soupape et un moteur dont l’assemblage crée à la fois une chambre de résonance et de compression de l’air. No Spectrum est un système de son composé de six de ces moulins, disposés dans l’espace selon les potentiels acoustiques du lieu tout en permettant des compositions basées sur la superposition et le déphasage d’ondes sonores. L’appareil, une fois mis en marche sous l’action d’un opérateur à l’oreille musicale, crée de multiples espaces sonores, aléatoires et simultanés, constamment mouvants et à partir de sons rappelant les oscillations d’un orgue joué avec excès ou encore les battement flatulents d’un moteur hors-bord. Le matériau de composition devient spatial, commente Alain Finney, artiste et collaborateur. Conçu avant tout comme un instrument de performance, c’est en mode « veille » que seront présentées ces œuvres en galerie.

Thomas Bégin a terminé ses études en arts visuels à l’Université Concordia en 2000. Il a participé à plusieurs expositions collectives et individuelles au Canada et en Europe. Depuis les deux dernières années, il a présenté surtout son travail lors de festivals et d’événements musicaux tant au Canada qu’en Europe où il performe avec ses appareils sonores.

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DÉDOUANER LE PLAISIR – Jean-Jules Soucy

8 au 31 mai 2009

8 au 31 mai 2009

Originaire de Ville de La Baie au Québec, Jean-Jules Soucy est un artiste dont la réputation dépasse les frontières du pays. Sa trajectoire hors du commun et ses pérégrinations esthétiques sont versatiles et profondément teintées de satire, d’ironie et d’humour par des procédés exigeants et surprenants. Il a derrière lui une panoplie d’activités hybrides avec un appareillage cognitif et conceptuel s’inscrivant dans un certain délire, construit dans le risque comme proposition ludique.

« Il y est essentiellement question de Marcel Duchamp, en moindre importance de Beuys, de Ben, de Michelangelo, de Denys 1er roi de l’Anse (Denys Tremblay), de Christo, de BGL et de quelques autres. Le maillage avec la Baie des Ha! Ha! est tel qu’on pourrait croire que d’une population férue d’histoire de l’art, le moindre citoyen choisi au hasard, puisse vous entretenir aisément de Marcel Duchamp, des visées d’un monarque ou du rôle de la Baie dans l’art. Certains titres comme L’objet d’art fourre, l’œuvre en ti-monarques, l’artiste Duchamp du singe, du signe et du seing ou le corridor d’humour (ébauche) évoquent d’emblée mon parti-pris pour l’humour. Ma production couvre une période de trente ans, à partir de 1979. Approche critique certes, mais empreinte de dérision, de détournement et d’ouverture. Souvent associé à la collectivité par sa mise en forme ou par sa forme même, ce travail s’est résolument employé à questionner les fonctions de l’Art.»

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JEUNES PERFORMEURS DE QUÉBEC EN ACTION

24 et 25 avril 2009

24 et 25 avril 2009

Dans le cadre du cours sur l’art action et de performance de Richard Martel à l’Université Laval. Tous les deux ans, la présentation publique de ces artistes encore étudiants est une première occasion, pour le public de Québec, de prendre en considération les nouvelles manières de l’expressivité artistique en action. Surprises et nouvelles tendances, donc.
Environ 6 à 8 prestations par soirée.

  • Marie-Fauve Bélanger
  • Adam Bergeron
  • Julie Boutin
  • Sandra Caissy
  • Olivia-Florence Clotaire
  • Sylvie Lapierre
  • Audrée Demers-Roberge
  • Geneviève Dubois-Bordage
  • Boris Dumesnil-Poulin
  • Marie-Claude Gendron
  • Jessica Landry
  • Hugo Nadeau
  • Gabrielle Caron
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CAROLEE SCHNEEMANN – Rencontre-discussion et vidéos

10 au 17 avril 2009

10 au 17 avril 2009

Le Lieu, centre en art actuel vous convie le vendredi 10 avril à 20h, à une rencontre avec l’artiste multidisciplinaire américaine Carolee Schneemann. À cette occasion, l’artiste reconnue pour son travail d’avant-garde en video, performance, peinture, sculpture et écriture, présentera une conférence ayant pour titre Mysteries of the Iconographies.

Suivront, une discussion et projection de six de ses plus importantes réalisations filmographiques :

  • Fuses (1964-67)
  • Body Collage (1967)
  • Infinity Kisses – The Movie (2008)
  • Meat Joyµ/i> (1964); réédition en 2008
  • American I Ching Apple Pie (1972-2007)
  • Devour (2003-04)

Carolee Schneemann est célèbre pour sa contribution fondamentale à la performance américaine et son itinéraire oscillant entre peinture, happening et vidéo. Mêlant des films autour d’une sexualité dionysiaque (Meat Joy) et une érotique cinématographique fondée sur la correspondance entre le voir et le sentir, loin d’une objectivation et fétichisation des femmes (Fuses), elle mène une recherche sur les tabous, l’ « espace vulvaire »; une expérience viscérale de la chair (Interior Scroll [1975], Body Collage).

À noter que ces films seront représentés en continu aux heures d’ouverture de la galerie, soit entre 13h et 17h, du samedi 11 avril au vendredi 17 avril inclusivement.

Conférence, rencontre et projections vidéos au Lieu, le vendredi 10 avril 2009 à compter de 20h (entrée libre)
L’équipe du Lieu vous y attend.

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ABITIBI EN ACTION

27 et 28 mars 2009

27 et 28 mars 2009

Québec, le 2 mars 2009 – Dans le cadre de sa programmation d’hiver, Le Lieu, centre en art actuel recevra les 27 et 28 mars prochains six artistes d’Abitibi-Témiscamingue pour deux soirées axées sur le performatif. Ces soirées sont organisées en collaboration avec le centre L’Écart, lieu d’art actuel de Rouyn-Noranda. L’idée de cette collaboration est issue du passage de Richard Martel, en octobre dernier, à la 4e Biennale d’art performatif de Rouyn-Noranda où il a pu constater le dynamisme des artistes d’Abitibi-Témiscamingue. L’Écart proposera donc au Lieu un programme de performances diversifié, composé d’artistes aux préoccupations variées, allant de l’environnement à l’identité
sexuelle et au questionnement de la pratique même de l’art.

Au programme:
Vendredi 27 mars

Donald Trépanier (Rouyn-Noranda) dont les performances tendent un fil ténu entre la culture de masse et un questionnement existentiel fébrile.

Alain Desrochers (Rouyn-Noranda/Montréal) qui fait de son corps la matière première de ses interventions, le dénaturant et le défigurant, faisant resurgir un abject personnage dont le caractère androgyne feint, illustre la perversion des rapports soumis aux stéréotypes sexuels.

Carole-Yvonne Richard (Rouyn-Noranda) met en perspective des moments de la vie quotidienne qu’elle transforme en performance en explorant et en approfondissant le processus de la « présence authentique ».

Samedi 28 mars

Andréane Boulanger (La Motte) qui, dans ses interventions, propose un échange avec le public à travers des barrières et des restrictions physiques, tente d’établir un contact communicatif et d’en fixer l’expression dégagée.

Véronique Doucet (Rouyn-Noranda) se veut très organique, brute, crue, avec des émotions exacerbées et confrontée par l’esthétique des désastres écologiques, visuels et idéologiques.

Matthieu Dumont (Rouyn-Noranda) qui, habituellement en duo avec Geneviève Crépeau, présentera une performance en solo, ce qu’il n’a jamais fait depuis 2002. Va-t-il survivre ?

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JEUNES ARTISTES DE BOSTON EN ACTION

20 et 21 mars 2009

20 et 21 mars 2009

Le Lieu, centre en art actuel propose dans ses locaux, les 20 et 21 mars 2009, la troisième édition d’un volet d’échange d’artistes américains en collaboration avec The School of the Museum of Fine Arts de Boston.

Sous l’égide de la performeure québécoise Julie-Andrée T. qui enseigne à cette université renommée, ce sont huit étudiants/artistes qui se déplaceront de Boston à Québec afin de présenter en nos murs et devant un public averti, leur travail performatif. À raison de quatre prestations par soirée, c’est la jeune et nouvelle performance américaine qui s’éclate. « Il s’agit du troisième échange du genre entre Le Lieu et School of Museum of Fines Arts de Boston. J’ai sélectionné 8 jeunes artistes émergent de cette école, qui s’investissent de façon constante et rigoureuse à la pratique de la performance. Leurs champs d’exploration, tant diversifiés soient-ils, reflètent les préoccupations, les questionnements, les influences, mais aussi l’engagement et le dynamisme de leur génération. » commente Julie Andrée T.

Les artistes sélectionnés sont :
  • Siri M. Gossman (Silkeborg, Danemark)
  • Ian Colon (Miami)
  • Diego Guzman (Miami)
  • Nicholas Buffon (Seattle, WA)
  • Merideth Hillbrand (San Francisco)
  • Taylor McVay (Boston)
  • Chris Zacher (Boston)
  • Matthew Gaertner (Boston)
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PRINTEMPS DES POÈTES – Troupe Poétique Nomade

13 mars 2009

13 mars 2009

Québec, le 3 mars 2009. Le Lieu, centre en art actuel accueillera le vendredi 13 mars prochain, huit poètes canadiens et européens de la poésie contemporaine et du spoken word. En collaboration avec les Productions Rhizome et dans le cadre du Printemps des Poètes au Québec, ce seront des lectures et performances de la Troupe Poétique Nomade qui seront présentées au Lieu à compter de 20h17.

La troupe sera composée à cette occasion de :

Pierre Guéry : Né en 1965 à Marseille, il étudie d’abord la musique puis la danse contemporaine qui marquent son rapport à la poésie dite « sonore », très rythmée et volontiers empreinte de souffles, râles et autres balbutiements transgenres dans les microsillons américains de la « beat generation » et du mouvement lettriste français : une poésie vivante, perfor(m)ée, slamée, rock’n’roll attitude !

Boris Crak : Touche-à-tout prolifique, cet artiste sait transmettre au public son goût pour la poésie crade et répétitive. Ses textes mêlent humour et laideur et pour lesquels il a recours à l’écho, au « delay » et aux synthétiseurs. Il affectionne le hasard et l’imprévu.

Antoine Wauters : Né en 1981, il vit à Liège en Belgique. Il a écrit trois livres: Os (au Tétras-lyre), Debout sur la langue (chez Maelström) et La bouche en quatre (Coudrier). Depuis mai 2008, il est co-responsable éditorial de la revue littéraire Matières à poésie. Licencié en philosophie, il enseigne par intermittences.

Benjamin Pottel : La musique, les arts de la scène et du cirque et enfin les mots. Il n’en faut pas plus à cet artiste pour mettre sur pied le Labyrinthe, le nouveau spectacle de Jerzy dont une première version a déjà été présentée à la «Foire Off du livre».

Damien Spleeters : Il est un concept. Il est jeune, il est parfois intéressant. Il attend votre opinion pour exister, vivre et mourir. Plus vous serez nombreux et plus nombreuses seront ses vies. Alors le venez voir !
David Giannoni : Italien d’origine et résidant en Belgique, il a lancé les Éditions Maelström à son image : tourbillonnant et ouvert sur le monde. Projet multi-arts, Maelström promeut le mélange des genres, s’inspirant de la Renaissance.

Moe Clark : Raconter des histoires pour transcender notre réalité physique, c’est ce que réalise cette artiste. Avec son expérience de la voix, du spoken word et des arts visuels, la poétesse métisse et albertaine d’origine, crée un style lyrique ancré dans le rituel et l’exploration poétique.

Dwayne Morgan : Torontois d’origine, il a débuté sa carrière en 1993. Adepte de spoken word, il fonde en 1994 le Up From The Roots entertainment, un organisme ayant pour mission la promotion de la culture afro-canadienne et urbaine. Il a écrit trois livres. La qualité de son travail artistique lui a valu la reconnaissance du Canada anglais qui en a fait un ambassadeur international.

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L’ASEPSIE et FLUXUS AND HAPPENING FRIENDS – Martin Rodolphe Villeneuve

6 mars 2009

6 mars 2009

Québec, le 3 mars 2009. Le Lieu, centre en art actuel propose le vendredi 6 mars prochain la projection vidéo de deux documents produits récemment et jamais encore projetés publiquement à Québec. Il s’agit dans un premier temps de la présentation du film L’Asepsie du réalisateur montréalais Martin Rodolphe Villeneuve à propos de trois installations de l’artiste de Saguenay Guy Blackburn créées entre 1990 et 1996 et dont l’installation Espace interdit fut présentée au Lieu en 1995. Le film fait état de la démarche artistique et des préoccupations de l’artiste quant à sa conception de l’art et de ses manifestations dans le concret. L’artiste sera sur place pour discussion après visionnement. Ce film a une durée de près de trente minutes.

Guy Blackburn avait 13 ans quand il a décidé d’être un artiste. « Pour une simple raison », mentionne celui-ci, « c’est la seule chose que je suis capable de faire ». Voilà comment débute cette vidéo suave et aseptisée qui revisite, de manière personnelle, trois projets installatifs de l’artiste Guy Blackburn (Les Grands Perturbateurs, La cécité et Espace interdit). L’enchaînement des images, appuyé d’une trame sonore percutante, défile imperturbablement au rythme de la narration de l’artiste qui nous entraîne dans son univers créatif et sensible.

Né en 1970, Martin Rodolphe Villeneuve détient un Baccalauréat en cinéma de l’UQAC. Il est co-scénariste du film d’animation Les ramoneurs cérébraux (sélectionné dans plus de 40 festivals et gagnant du Prix Jutra du meilleur film d’animation en 2002). Il réalise son premier court-métrage documentaire en 2001 Ce qu’il reste. En 2003, il se lance dans l’aventure du Vélocipède à patins, film d’animation qui lui vaudra plusieurs prix dans des dizaines de festivals. L’Asepsie, réalisé en 2007 avec l’aide du CALQ et du Fonds d’excellence des arts et des lettres du Saguenay, a été présenté au Festival international des films sur l’art (FIFA) de Montréal.

Également au programme, la présentation de la vidéo qui relate la soirée Fluxus and Happening Friends du 21 octobre 1998 à L’Autre Caserne, dans le quartier Limoilou à Québec. La sélection des artistes de même que le choix des partitions Fluxus avaient été confiés à Larry Miller, qui agissait à titre de maître de cérémonie lors de cette soirée. Témoignage historique de l’art action conçue et pratiquée par Fluxus, la présente documentation montre également l’ultime apparition publique de Dick Higgins, décédé deux jours plus tard. Durée : 36 minutes.

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CAMERA ORCHESTRA – Sébastien Pesot

Du 6 au 22 février 2009

Du 6 au 22 février 2009

Le Lieu accueillera l’installation sonore et vidéo Camera Orchestra de l’artiste Sébastien Pesot. Le vernissage aura lieu le 6 février à 19h et l’artiste offrira une performance à 20h. L’installation vidéo est composée de trois moniteurs présentant chacun une trame visuelle et sonore originale. Chacune des trois bandes a une narrativité propre telles trois réalités indépendantes, ou l’action dans le champ filmé n’interagit pas « consciemment » avec les événements à l’intérieur des autres moniteurs.

Malgré une apparence de non-correspondance entre les différentes structures, se forme peu à peu une structure commune. Tel un groupe de musique, chaque écran/musicien joue une partition qui lui est propre, mais intégrée à l’ensemble. Après un bref sommet de «synchronicité», provient alors un premier glissement, puis un second jusqu’au démantèlement de chaque objet/instrument.

L’approche vidéographique de l’artiste est celle d’un plasticien dont l’intérêt est d’explorer des possibilités de déconstruction et de reconstruction de l’image. Sa démarche est axée sur la transformation d’une image de la réalité, grâce à un jeu sur le sens et le non-sens, liant ainsi ses préoccupations formelles à sa perception du monde.

En mettant de l’avant les contrastes opérés par un jeu entre le réel et l’irréel, l’artiste développe des situations fictionnelles à l’intérieur desquelles un événement bascule d’un environnement à l’autre. Signifié par les limites du monde physique, il effectue un constant aller-retour entre la banalité du quotidien et l’exubérance du possible. Par une narrativité non-linéaire et un traitement personnel et atypique, il cherche et provoque l’éclatement des structures.

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PASSAGES – Maîtrise de l’Université Laval

12 au 31 janvier 2009

12 au 31 janvier 2009

Québec, mardi 13 janvier 2009. Passages se veut une expérience collective menée par quinze étudiants de la maîtrise en arts visuels de l’Université Laval. Du 12 au 30 janvier, les uns les autres se succéderont pour effectuer une intervention artistique dans l’espace du Lieu, centre en art actuel. Pratiques et réflexions vont s’entremêler et ainsi, une dissonance ou une unité se créera au fil du mois. Passages se veut une sorte de cadavre exquis, les étudiants devront donc créer une œuvre en s’inspirant de celle de la personne qui les précède. Peinture, installation, sculpture, photo, vidéo et performance se chevaucheront pour former une œuvre expérimentale au Lieu qui deviendra, pour l’occasion, un laboratoire permettant aux étudiants de se confronter à la réalité qu’est la pratique de l’art dans un centre en art actuel.

Calendrier des interventions :
  • Lundi 12 janvier : Marie-Claude B
  • Mardi 13 janvier : ESPACE LIBRE
  • Mercredi 14 janvier : Catherine Blanchet
  • Jeudi 15 janvier : Caroline Guindon
  • Vendredi 16 janvier : Gabrielle Prévost
  • Lundi 19 janvier : Eva Chatigny
  • Mardi 20 janvier : Anne-Marie Aubé
  • Mercredi 21 janvier : Jeanne Landry
  • Jeudi 22 janvier : Karine Turcot
  • Vendredi 23 janvier : Marilou Fortier
  • Lundi 26 janvier : Andréanne Blacutt
  • Mardi 27 janvier : Laurence Breton
  • Mercredi 28 janvier : Nuria Menchaca
  • Jeudi 29 janvier : Geneviève Roy
  • Vendredi 30 janvier : Carolanne Fournel

Passages du 12 au 31 janvier 2009, du lundi au dimanche de 13h à 17h. Vernissage le vendredi 30 janvier de 17h à 19h.

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VIDÉO MAROCAINS

18 décembre 2008

18 décembre 2008

Nous avons sollicité Majid Seddati, qui organise à Casablanca des événements en art contemporain depuis plusieurs années, surtout en vidéo, pour préparer une sélection de vidéos marocains. Nous espérions par la même occasion sa venue pour continuer les liens déjà établis entre artistes québécois et marocains. Il s’est tenu en avril dernier, à Casablanca, une rencontre sur l’art contemporain et les nouveaux médias et nous croyions pouvoir accélérer nos relations avec ces artistes dynamiques dans le monde arabe. Majid Seddati ne pouvant être présent, il nous a préparé une sélection de vidéos récentes produites par des artistes de ce pays en pleine effervescence.

Nous vous invitons cordialement à cette projection de courts-métrages dans nos locaux:

La danseuse, Safaa Erruas et Amina Benboucheta, 2’ 30

Une fleur blanche, épinglée et trempée dans l’eau, tourne et tourne sur une musique enfantine jusqu’à ce qu’elle devienne complètement enrobée de fils métalliques… Une image très paradoxale.

Ex nihilo, Mehdi Halib, DVD 10’

Téléologie, atomisme, entropie, holisme et réductionnisme. En une journée et quatre saisons, c’est à partir de ces concepts et de leurs définitions contradictoires que se construit Ex nihilo.

Parano-Land, Khalid Soqbi, 6’35

Dans une foule d’individus, se cachent forcément des êtres malveillants. le moindre objet peut être porteur d’une sombre fatalité. Tel est le cauchemar quotidien de celui pour qui la méfiance est devenue un mode de vie.

Bibliophonie, Khalid Soqbi, 3’50

Une séance de rangement de livres qui se transforme en acte musical!

Métro, Khalid Soqbi, 3’15

Dans un monde souterrain, l’homme, tout comme la machine, semble inconsciemment entraîné dans un mouvement répétitif, dont la seule issue est l’exténuation.

Insomnie, Khalid Soqbi, 5’55

Ne pas fermer l’œil de la nuit, une obstination involontaire ou un défi des lois basiques qui déterminent nos limites humaines? Une fois cette frontière dépassée, la folie devient un guide à travers des territoires inconnus.

Rêves silencieux, Omar Saadoune, 7’13

Rencontre entre quatre enfants sourds-muets. Chaque enfant raconte son histoire, son rêve, enfin son droit de vivre…

Karawane : L’oiseau Libanais, Bouchra Ijork, 10’26, 2003

Ce film est réalisé dans le cadre de l’université d’été organisée par la FEMIS (École nationale supérieure des métiers de l’image et du son à Paris). Alexandre Polikévich mène une double vie : le jour, il est étudiant dans une école hôtelière à Paris et passe un stage dans un hôtel de luxe… et le soir Alexandre Polikévitch exerce une profession qui le passionne et qui ne constitue pas pour lui un hobby simple, ou une source financière supplémentaire, mais plutôt une vocation et une passion : la danse orientale.

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TURBULURES (ASPIRATIONS) – Jean-Pierre Gauthier

23 octobre au 16 novembre 2008

23 octobre au 16 novembre 2008

L’installation Turbulures (aspirations) de Jean-Pierre Gauthier envahira l’espace du Lieu, par ses structures en torsade et en circonvolution faites de conduits de ventilation. À l’extrémité de celles-ci, des microphones captent la turbulence présente dans ces bouches d’aspiration, provoquant une ambiance sonore ressemblant étrangement à des voix étouffées ou à des cris de petits animaux. Imprévisibles, irréguliers, sporadiques et tournoyants, ceux-ci nous rappellent également le vent qui siffle dans les fenêtres par grands vents. Pour cette installation, l’artiste a développé avec le soutien d’Avatar une interface Max lui permettant de spatialiser les sons émis par sa tuyauterie sur huit haut-parleurs. L’interface réagit au volume capté par les huit microphones joints aux huit bouches d’aspiration de la structure. L’artiste tient à remercier le Conseil des Arts du Canada, Avatar, Mériol Lehmann, David Jacques, Edith Roy.

Né à Matane (Québec) en 1965, Jean-Pierre Gauthier vit et travaille à Montréal depuis 1986. Ses installations cinétiques et sonores référent au désordre, à l’organique, aux sinueux et à l’imprévisibilité. Gagnant du prestigieux prix Sobey Art Award en 2004 et récipiendaire du prix Victor Martyn Lynch-Staunton en 2006, on a pu voir et entendre ses installations sonores dans plusieurs pays de l’Europe, de l’Asie et de l’Amérique du Nord. De puis 1998, il participe à divers événements musicaux sous différentes formations, incluant des artistes tels que Michel F. Coté, Diane Labrosse, Martin Tétreault, Jean Derome et Mirko Sabatini; ces divers projets de musique et d’installations sonores ont été entendus en Italie, aux États-Unis et au Canada. Une exposition bilan de son travail solo est présentement au Akron Art Museum en Ohio (Etats-Unis). Cette exposition sera aussi en tournée dans trois musées canadiens de 2009 à 2010. L’artiste est représenté par la galerie Jack Shainman (New York)

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PSUKHÔ – Jean-François Laporte

20 novembre au 14 décembre 2008

20 novembre au 14 décembre 2008

Le Lieu, centre en art actuel présente dans ses locaux, du 20 novembre au 14 décembre 2008, l’installation Psukhô du compositeur et artiste sonore montréalais Jean-François Laporte et qui regroupe les sculptures sonores « Tu-Yo ». Ce dernier avait joué une pièce pour « Tu-Yo » dans le fond du silo à grains no5 à Montréal lors des événements Silophone en 2001 et l’année suivante, mis en scène l’installation/performance Khora.

Depuis, Laporte poursuit la recherche et le perfectionnement des «Tu-Yos». Ces instruments à vent inventés sont principalement constitués de tuyaux de différentes dimensions recouverts de membrane de plastique souple. Cette famille se distingue nettement des bois et des cuivres traditionnels, puisque le souffle est assuré par des bombonnes d’air et un compresseur. L’une de ses constructions fait appel à la robotique : contrôlée à l’aide d’un logiciel, elle offre davantage de précision. L’air qui circule dans les tuyaux de métal ou de plastique engendre des drones, sorte de bourdonnements et de vrombissements. Les sons couvrent un large spectre sonore, allant des aiguës aux graves.

Laporte aménage l’espace d’une manière brute, non amplifiée, qui exploite les qualités acoustiques de la salle qu’il occupe, telles que la réverbération et l’écho. Les sculptures performent ensemble et offrent une polyphonie libre qui se renouvelle constamment. Le résultat se situe loin de la cacophonie. Le compositeur ajuste et «accorde» soigneusement ses instruments de manière à créer des interactions harmoniques cohérentes. Déployée dans le temps, cette installation invite le visiteur à déambuler lentement dans la salle en sollicitant son acuité auditive. Ce qui l’amènera à découvrir la richesse des subtilités sonores des « Tuyos ».

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SVP MARCHER SUR LE GAZON – Alexis O’Hara

25 septembre — 12 octobre 2008

25 septembre — 12 octobre 2008

Dans le cadre de sa saison d’automne 2008 sous l’axe de l’installation audio et sonore, Le Lieu, centre en art actuel accueille l’artiste montréalaise Alexis O’Hara.

À propos de sa trajectoire artistique, de la poésie performée à l’art sonore, son récent travail comporte une interactivité avec le public tout en produisant par le performatif des actions dans l’espace de l’installation. « Enjambant le clivage entre le monde de la musique électronique expérimentale et celui de l’humour noir, Alexis O’Hara peint des atmosphères narratives avec sa voix, un troupeau d’amis électroniques et des propriétés chimériques de l’électricité. […] Mutante, délinquante et audacieuse sur scène, Alexis O’Hara a une dette envers le milieu montréalais du cabaret et de l’avant-noise. L’éclectisme de son travail attire des commissaires de diverses disciplines, de la poésie performée à l’art sonore et à la performance. »

Alexis O’Hara s’intéresse aux rapports entre le langage, les mœurs sociales, l’anthropomorphisme et les connexions de l’artiste avec le public. Elle considère l’humour et l’improvisation comme des vecteurs d’organisation dans ses performances. Elle dit : « L’improvisation comprend la possibilité omniprésente d’erreur et de faillite, deux circonstances dans lesquelles le spectateur est invariablement recentré avec une connaissance du présent. Les idées de faillite et de rétablissement sont analogues à la condition humaine. Je suis dérangée par la perfection et la bravade. Depuis longtemps, j’entreprends des attentats de meurtre sur mon ego. »

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La caravane de la parole

du 3 au 7 septembre 2008

du 3 au 7 septembre 2008

Organisée par Le Lieu, centre en art actuel, La caravane de la parole est une rencontre internationale de l’expression francophone mondiale, de la langue au geste. Envisagé comme un méga festival axé sur les territoires francophones, cet événement d’art vivant, d’action et d’intervention se veut le reflet des liens et réalités de la francophonie contemporaine. L’art vivant et la poésie s’affirment au sein de dispositifs où se côtoient langage et action. Par l’expression, qu’elle soit orale ou active par le geste, ils révèlent des processus et réalités identitaires à la fois uniques et communs. Nos environnements et réalités quotidiennes sont si variés que leur expression l’est nécessairement. Nonobstant, nous parlons la même langue colorée malgré notre culture et ses spécificités. La caravane de la parole propose d’explorer l’ensemble de ces éléments par la présentation de performeurs et de poètes provenant de régions et de cultures francophones diverses. La caravane de la parole déambule, s’arrête en tous lieux et offre au public des prestations à l’aide d’un véhicule qui constitue l’espace scénique. Le trajet suivi par La caravane de la parole reflète le rayonnement artistique et culturel du centre-ville de Québec et de ses arrondissements.

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LA RECONQUETE : ENFER, PURGATOIRE, PARADIS – Domingo Cisneros

2 au 18 mai 2008

2 au 18 mai 2008

Métis de la nation Tepehuane (Mexique) émigré au Canada en 1968, Domingo Cisneros est considéré comme le chef de file de la renaissance de l’art contemporain autochtone en Amérique du Nord. Pionnier de l’art écologique, ses œuvres ont été exposées dans de nombreux musées au Canada et à l’étranger. Il agit également comme commissaire d’expositions et d’événements ainsi que comme porte-parole du Canada lors de jurys internationaux. L’artiste tient à remercier le Conseil des arts et des lettres du Québec.

À contre-courant des festivités officielles du 400e anniversaire de la ville de Québec, Cisneros affirme « La Reconquête » par une série d’œuvres exprimant l’enfer, le purgatoire et le paradis qu’ont vécus les Premières Nations du Québec. Après les siècles de destruction qu’ont connus les Premiers Peuples (l’enfer), puis d’attente (le purgatoire), voici que l’artiste propose une résurrection symbolique et plastique illustrant la créativité des Premières Nations. Dépassant le caractère polémique de la « Reconquête », symbolisée également par ses origines mexicaines, Cisneros donne à voir l’ampleur et la puissance des créations indigènes du continent, rassemblées pour la première fois dans une exposition solo au Lieu, centre en art actuel.

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LES PLAFONDS MINOTAURES – Soirée de performances

25 avril 2008

25 avril 2008

Pour une deuxième année consécutive, les étudiants en arts plastiques de l’Université Laval présentent une soirée d’activités performatives afin d’amasser des fonds pour l’exposition annuelle des finissants. Non prévue à la programmation régulière du Lieu, centre en art actuel, cette soirée est le résultat d’une force collective voulant expérimenter les limites de la performance. L’événement Les Plafonds Minotaures se veut une exploration de différentes approches de l’acte performatif, questionnant tantôt la nature vivante, tantôt l’environnement formel ; de même qu’un prétexte à la rencontre et à la fête en bonne compagnie. (Source : Guillaume Provost)

Venez en grand nombre soutenir les finissants en arts plastiques de l’Université Laval !

Performeurs:
  • Adam Bergeron
  • Carabine Caribbean
  • Myriam Fauteux
  • Hugo Nadeau
  • Marlène Renaud-Bouchard
  • Vicky Sabouri
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LEÇON D’HISTOIRE – Brian Connolly

3 au 20 avril 2008

3 au 20 avril 2008

Afin de souligner, à sa manière, le 400e anniversaire de la Ville de Québec, Le Lieu oriente son premier trimestre par rapport au thème « la Conquête ». Représentant historiquement les grandes présences socioculturelles sur le territoire, les artistes sélectionnés sont ici amenés à problématiser cette thématique en fonction de leur origine.

Brian Connolly, né en 1961, vit en Irlande du Nord. Il a fait une maîtrise à l’Université d’Ulster, où il enseigne maintenant la sculpture et l’installation. Son travail interroge des lieux spécifiques, tels châteaux, églises, marchés, zones urbaines… Connolly est également l’un des initiateurs de l’installaction. Pour sa première activité solo au Lieu, Connolly propose une « leçon d’histoire » sur l’immigration irlandaise au Québec.

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ARTE DE QUÉBEC EN LA HABANA

25 janvier au 17 février 2008

25 janvier au 17 février 2008

Depuis de nombreuses années, Le Lieu, centre en art actuel de Québec est en contact avec le Centro Wilfredo Lam, qui organise notamment la Bienal de La Habana dont la neuvième édition a eu lieu en avril 2006. Cette solide alliance a permis le développement d’un échange artistique, se déroulant en deux temps, entre ces deux villes fort différentes. En septembre 2007, les artistes cubains Aymée García, José Manuel Fors, Luis Gómez, Nelson Ramírez et Liudmila Velazco, Rigoberto Mena ainsi que Mayin-B se sont rendus à Québec, en compagnie du commissaire et critique d’art Nelson Herrera Ysla, pour présenter leurs travaux dans deux centres de la ville, soit Le Lieu, centre en art actuel et La chambre blanche. Quant à eux, Alain Pino et Fernando Rodriguez ont été accueillis par le centre Séquence situé à Saguenay. C’est maintenant au tour de 25 artistes Québécois, gravitant autour de ces trois centres situés dans les villes de Québec et Saguenay, de présenter leur travail dans la capitale cubaine, dans deux institutions majeures, soit la Fototeca de Cuba et le Centro de Desarrollo de las Artes Visuales.

Les artistes membres du Lieu, centre en art actuel qui se rendront à Cuba sont : Patrick Altman, Francis Arguin, André Barrette, Henri Louis Chalem, Diane Landry, Richard Martel, Christian Messier, James Partaik, Jean-Claude St-Hilaire, Carlos Ste-Marie et Julie-Andrée T.

Ceux de La chambre blanche sont : Mathieu Valade, Doyon/Demers, Sylvie Larouche, Caroline Gagné, Paryse Martin, Murielle Dupuis-Larose et Érick d’Orion.

Ceux de Séquence sont : Guy Blackburn, Carl Bouchard et Martin Dufrasne, Claudine Cotton, Cindy Dumais, Simon-Pier Lemelin, Francis O’Shaughnessy et Yves Tremblay.

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LE MILLE-PELLES – Joël Hubaut

25 janvier au 17 février 2008

25 janvier au 17 février 2008

Reconnu pour ses performances et ses textes poétiques, Joël Hubaut réalise aussi des installations, des dessins, des peintures et divers objets. Plaçant l’épidémie et la contamination au centre d’une réflexion sur l’art et la société, son recours à la parodie et à la dérision prend une dimension souvent tragique. La déstabilisation
engendrée par la polyvalence de son activité dispersée, l’énergie décalée et la pratique de l’absurde qu’il étend à toutes sortes de manifestations inattendues témoignent de sa singularité.

Afin de souligner, à sa manière, le 400e anniversaire de la Ville de Québec, Le Lieu oriente son premier trimestre par rapport au thème « la Conquête ». Représentant historiquement les grandes présences socioculturelles sur le territoire, les artistes sélectionnés sont ici amenés à problématiser cette thématique en fonction de leur origine.

Avec Le mille-pelles, Joël Hubaut fait prendre au thème de la conquête une tournure inattendue, à savoir la conquête de soi, de son individualité. Plus qu’une installation, Le mille-pelles est pour lui un prétexte à la rencontre, à l’interaction, à la participation.

Le public est invité à apporter le soir du vernissage des pelles (à neige, de jardin, etc.), lesquelles seront modifiées par l’artiste puis intégrées à l’installation. Les pelles pourront être récupérées une fois l’exposition terminée.

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ANNIVERSAIRE DU LIEU – Biennale des Couvertes

13 décembre 2007 au 13 janvier 2008

3 décembre au 13 janvier

Le Lieu, centre en art actuel célèbre actuellement sa 25e année d’activité. Afin de souligner cet anniversaire, la 13e édition de la Biennale des Couvertes en sera une spéciale : plutôt que d’être une activité en contexte relationnel, la biennale prendra cette année la forme d’une exposition collective. Le Lieu a en effet demandé aux artistes ayant réalisé une exposition dans son espace de galerie, de lui faire parvenir une « œuvre » de petit format, idéalement en lien avec ce qu’ils avaient réalisé lors de leur passage au Lieu.

La Biennale des Couvertes est donc l’occasion de voir, sous forme de rétrospective, les 25 ans d’engagement du Lieu, centre en art actuel. Le vernissage de l’expostion sera un moment opportun pour rencontrer, dans une ambiance festive soutenue par des libations diverses, les instigateurs et les artistes grâce auxquels ce centre est devenu ce qu’il est aujourd’hui.

1076

CROISIÈRE (OU LA POSITION DU SUJET) – Rainer Krause

22 novembre au 9 décembre 2007

22 novembre au 9 décembre 2007

Avec Croisière (ou la position du sujet), Krause propose une excursion sonore où les bruits du trajet qu’il doit effectuer pour se rendre de son domicile à son lieu de travail sont juxtaposés aux bruits du trajet inverse, les uns et les autres établissant des relations entre eux au fur et à mesure que l’ambiance sonore évolue. Au milieu de l’espace stéréo ainsi créé : le sujet, et les sons de sa respiration, de ses pas… Parallèlement, différentes prononciations d’un même nom, symbole d’une identité qui ne change pas.

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ARTI GRABOWSKI ET JAN SWIDZINSKI – Soirée de performances

10 novembre 2007

10 novembre 2007

Le Lieu, centre en art actuel présente le samedi 10 novembre, à compter de 20h, une soirée d’activités performatives avec Jan Swidzinski et Arti Grabowski. L’un fait partie de la première génération d’artistes de la performance en Pologne ; l’autre, de la nouvelle.

Jan Swidzinski, né en 1923, vit à Varsovie. Artiste multidisciplinaire, théoricien de l’art contextuel, organisateur de nombreux festivals de performance en Pologne et ailleurs, il collabore avec Le Lieu depuis vingt ans déjà. Sa dernière visite à Québec remonte à septembre 2005 ; c’était à l’occasion du lancement de son livre L’art et son contexte : au fait, qu’est-ce que l’art ?. Swidzinski est sans doute le plus vieux performeur vivant.

Arti Grabowski, né en 1977, vit à Cracovie. Il a déjà réalisé à ce jour une centaine de performances, lesquelles sont caractérisées par une énergie puissante, par une implication totale de sa personne et de son univers symbolique. Il collabore et organise en outre des événements.

Le passage de Swidzinski et de Grabowski à Québec fait suite à leur participation à la première édition d’Art Nomade, Rencontre internationale d’art performance de Chicoutimi, rencontre organisée par le centre d’artistes Le Lobe.

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L’ART AU TEMPS DES BOMBES – Michaël La Chance

21 septembre 2007

21 septembre 2007

Une installation vandalisée par un ambassadeur dans un musée de Stockholm, le laboratoire d’un artiste biotech saisi par le FBI… Est-ce le contrecoup des excès dans la provocation qui ont caractérisé l’art contemporain récent ou est-ce plutôt une intolérance nouvelle envers la liberté des artistes ? Que dire alors des statues géantes de Bâmiyân détruites au lance-roquettes : il n’y a plus d’œuvres d’art dans une société où le bloc religion-politique se réserve l’exclusivité des valeurs. Tout comme on ne peut plus prononcer le mot b.o.m.b.e dans un avion, on ne peut plus traiter de sujets politiques et religieux dans l’espace public sitôt que l’on s’éloigne de leur mise en récit par les médias.

Cet ouvrage analyse une répression qui s’abat sur les arts quand les œuvres auraient la dangerosité des bombes, quand toute recherche individuelle apparaît subversive, quand le spectre de la pandémie est le paradigme d’une humanité devenue massacre perpétuel. Est-ce la conséquence d’une redéfinition du statut de l’art à la fin du XXe siècle, quand l’artiste sera dorénavant l’ambassadeur des groupes spoliés et l’œuvre du dépôt de leur capital-souffrance ? Ce sont les questions auxquelles l’auteur tente de répondre au gré de ses analyses de quelques scandales et censures notoires.

1067

HABANART À QUÉBEC – Mayin-B, Rigoberto Mena, Nelson Ramírez et Liudmila Velazco

13 septembre au 7 octobre 2007

13 septembre au 7 octobre 2007

Depuis de nombreuses années, Le Lieu, centre en art actuel est en contact avec le Centro Wilfredo Lam qui organise la Bienal de La Habana, dont la huitième édition a eu lieu en avril 2006. Le premier volet du présent échange entre les villes de Québec et de La Habana se tient au Lieu ainsi qu’à La chambre blanche de Québec. Pour l’occasion, ces centres présentent six propositions artistiques d’artistes cubains travaillant en photographie, en art Web, en performance, en installation in situ et en intervention contextualisée. Afin d’élarigir la portée de l’événement, le centre Séquence de Chicoutimi accueille lui aussi les travaux de deux artistes de la capitale cubaine. La sélection des artistes cubains est assurée par Nelson Herrera Ysla, du Centro Wilfredo Lam. La deuxième partie de cet échange aura lieu en mars 2008, lorsque vingt-cinq artistes de Québec et de Saguenay se rendront à La Havane. Habanart à Québec est une occasion unique de prendre conscience de la vitalité de l’art actuel à La Havane. Initié par Le Lieu, centre en art actuel, avec la collaboration de La chambre blanche et de la galerie Séquence, cet échange artistique reçoit l’appui de l’entente MCC-Ville de Québec.

13 septembre 17h

Inauguration des expositions d’Aymée García, de José Manuel Fors ainsi que du travail en art Web de Luis Gómez (La chambre blanche).

13 septembre 20h

Inauguration de l’exposition photographique de Nelson Ramírez et Liudmila Velazco; travail in situ de Rigoberto Mena et performance extérieure de Mayin-B (Le Lieu, centre en art actuel).

15 septembre 13h

Conférence sur l’art cubain actuel par Nelson Herrera Ysla (La chambre blanche).

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PERFORMANCE – Valentin Torrens

6 septembre 2007

6 septembre 2007

Valentin Torrens vit à Barcelone. C’est un artiste de la sculpture et de l’installation qui produit des activités performatives depuis longtemps. Depuis le début des années quatre-vingt-dix, il a réalisé des actions dans plus de vingt-cinq pays, en Europe, en Asie et en Amérique. Depuis l’an 2000, il est organisateur du festival Periferias à Huesca, en Espagne. Valentin Torrens présente une performance au Lieu dans le cadre d’une tournée au Canada organisée par Bruce Barber du NSCAD de Halifax.

Valentin Torrens préconise un type d’action qui joue sur les limites contextuelles et physiques de la perception, ainsi que sur l’attirance des contraires (réalité/illusion, présence/absence, etc.). Ses actions proposent une incursion dans les langages propres au performatif dans ses relations aux spectateurs. Il a participé à la Première biennale d’art actuel de Québec en 1990, à la Rencontre internationale d’art performance en 2000 et a réalisé une installation solo au Lieu en 1992.

« Développant des cycles de destruction et d’intensification, l’action ouvre, se dédouble, tourne, s’oppose, fonde, réverbère, fait allusion, complète, ferme les signes qu’elle met en jeu où toutes les certitudes restent en suspens, en relativisant et transformant les relations » dit-il.

1054

RENCONTRE ANNIVERSAIRE DU LIEU, CENTRE EN ART ACTUEL 1982-2007

19 mai 2007 à 17 h

19 mai 2007 à 17h

Le Lieu, centre en art actuel, l’un des pionniers parmi les centres d’artistes du Québec, est fier de vous inviter à venir célébrer vingt-cinq années d’art action, de performance, d’art vivant et de diffusion de l’art actuel, en gestes et en actes !

Dans le cadre de son 25e anniversaire, Le Lieu organise une rencontre sur le développement de l’art actuel à Québec et sur la contribution essentielle des centres d’artistes et du Lieu dans l’établissement de réseaux tant local, régional, national qu’international.

Par la présence de complices et d’acteurs de la scène artistique d’ici et d’ailleurs, le centre désire recueillir le témoignage de protagonistes actifs et qui ont bien connu l’évolution du Lieu et du réseau des centres d’artistes autogérés afin de mesurer le positionnement du centre et son implication dans le renouvellement de l’art actuel, de la théorie à la pratique.

Actif à Québec depuis 1982, Le Lieu est engagé dans des activités sédentaires à Québec ainsi que dans des opérations nomades, activités et projets d’échange avec de nombreux pays. Le caractère multidisciplinaire du Lieu, centre en art actuel permet la présentation d’installations, de performances, de manœuvres, d’art audio, de poésie sonore, de vidéos et autres explorations des paramètres de l’expressivité artistique.

Toujours à l’avant-garde, Le Lieu développe des moyens de faire interagir directement les générations d’artistes afin de favoriser le transfert des connaissances. L’un de ses leitmotive demeure la notion de réseau qu’il actualise en reliant entre eux, par l’organisation d’événements, la production de publications et la participation à des activités internationales, divers interlocuteurs, éditeurs, centres et communautés dans les villes et régions dites périphériques par rapport aux grandes capitales de l’art officiel.

Les participants à cette rencontre anniversaire sont Julien Blaine, Jacques Genest, Carl Johnson, Richard Martel, Lisanne Nadeau, Alain Ouellet et Sonia Pelletier.

Julien Blaine

Vit dans le sud de la France à Ventabren. Il écrit, performe, publie, organise… depuis le début des années soixante. Il est l’auteur du concept de « Poésie élémentaire » et a publié un nombre considérable d’ouvrages, dont la revue Doc(k)s. Il est venu à quelques reprises à Québec, en 1984 et ainsi qu’à la rencontre sur l’art action en 1998. Il a initié le Ventabren Art Contemporain et a été un agent essentiel pour le développement des arts et de la poésie à Marseille.

Jacques Genest

Aujourd’hui retraité, il fut responsable des dossiers des centres d’artistes et des arts visuels à la Ville de Québec pendant de nombreuses années. Il a également siégé sur le conseil d’administration des Éditions Intervention pendant un an. Il connaît très bien l’évolution des centres d’artistes à Québec.

Carl Johnson

Actuellement directeur du Musée de Rimouski, il est très impliqué dans la muséologie québécoise. Il a déjà travaillé à La chambre blanche de Québec. Il travaille en région et connaît bien l’évolution historique du Lieu, centre en art actuel.

Richard Martel

Initiateur du Lieu, centre en art actuel dont il est toujours le coordonnateur.

Lisanne Nadeau

Critique, historienne, commissaire, professeur. Elle a notamment été coordonnatrice de La chambre blanche. Elle s’implique dans la région de Québec depuis plus de vingt ans.

Alain Ouellet

Contact régional du Lieu au Saguenay—Lac-Saint-Jean, il est un pionnier dans l’existence des centres d’artistes en région. Il a été l’un des initiateurs de Langage Plus à Alma.

Sonia Pelletier

Critique, commissaire et intervenante culturelle, à Montréal principalement. Elle a collaboré à plusieurs reprises aux activités du Lieu et connaît fort bien l’évolution des centres d’artistes et de l’édition au Québec.

SAMEDI 19 MAI 2007 à 13h
BIENVENUE À TOUS!

1051

LES MARSEILLAISES EN PERFORMANCE – Frédérique Guétat-Liviani, Claudie Lenzie, Marina Mars

18 mai 2007 à 20 h

Suite à une proposition de Julien Blaine, un complice du Lieu, centre en art actuel depuis plusieurs années et initiateur du Ventabren Art Contemporain, nous avons accepté de présenter trois femmes artistes-poètes de Marseille en performance.

Frédérique Guétat-Liviani

Elle publie et lit, dit et vit, redit et revit et l’auditoire peu à peu entre dans la confidence, pénètre ses secrets : c’est elle qui dans le murmure ou à voix à peine articulée dévoile dans des performances très intimes les secrets d’une existence sienne ou nôtre ou autre.

Claudie Lenzi

Elle vit et s’écrie et se vit, s’entend et t’écoute, parle et bouge au milieu de ses machines et de ses objets lumineux et électriques, ses performances—comme elle-même, quelquefois (souvent)—sont appareillées.

Marina Mars

Elle est son esprit religieux qui dans le formidable et l’incroyable respect voué à son dieu unique devient la croyance irrecevable et la sainteté exhibitionniste : le rituel exacerbé.

Et sur l’air de l’hymne national français pour les Marseillaises, en refrain :
« Allons ! les filles de par ici !
Le jour de gloire est arrivé
Contre nous de la connerie
L’oeuvre d’art sans gland est dressée (Bis)
Entendez-vous dans la campagne
Mourir l’art contemporain
Il crève jusque dans nos bras
Avec nos amies et nos compagnes. »

VENDREDI LE 18 MAI À 20h

Collaboration : Consulat général de France à Québec.

1060

RÉVERBÉRATION – Yves Tremblay

4 mai au 24 juin 2007

4 mai au 24 juin 2007

Né en 1955, Yves Tremblay pratique l’installation depuis 25 ans. En 1982, il avait présenté LA première installation dans le premier espace du Lieu, centre en art actuel, heureuse coïncidence qu’il participe aux activités entourant notre 25e anniversaire. Yves Tremblay a une abondante production et s’intéresse au développement des structures matérielles dans le contexte de sa disposition. Dans les années 80, avec le groupe Insertion, de Chicoutimi, il fut un des précurseurs de l’installation comme proposition artistique. « Ces installations, au fil du temps, sont devenues des inscriptions symbolistes, lesquelles pointent l’objet de nos quêtes d’identité et activent les traces de la perte de nos repères. Enjeux sociaux, politiques et existentiels, s’entrelacent, se mélangent et quelquefois se dissolvent », souligne-t-il.

« L’installation Réverbération esquisse une zone conflictuelle par laquelle se produit la rencontre entre un objet militaire et un autre civique. Le dispositif présente cette marque de déplacements : des résonances formelles qui sculptent la barbarie du quotidien. »

Parlant d’identité, de la fonction de l’objet, de sa déstabilisation, de son approche intuitive, de son appropriation, de la déroute de sa réalité, Yves Tremblay commente : « Je construis l’élaboration d’une empreinte primitive d’une mémoire dont la trace m’apparaît à travers des objets. Ces objets et l’interaction qu’ils entretiennent,
agissent en générateurs de souvenirs possibles ou en visions de réalités potentielles. C’est ce que je nomme le territoire du réel. »

L’artiste remercie le Conseil des arts et des lettres du Québec.

À la demande générale et en raison du succès obtenu, Le Lieu,
centre en art actuel annonce que l’installation Réverbération de l’artiste Yves Tremblay sera prolongée jusqu’au 13 juillet prochain.

LA GALERIE EST OUVERTE DU LUNDI AU VENDREDI
de 13h à 17h, JUSQU’AU 13 JUILLET

1048

SECOUSSES – Manon Labrecque

12 avril au 13 mai 2007

12 avril au 13 mai 2007

Manon Labrecque a reçu des prix et distinctions lors de festivals et ses productions étonnent. Elle est une représentante de la vidéo expérimentale depuis de nombreuses années. SECOUSSES est sa première exposition solo dans un centre d’artistes de la ville de Québec. Manon Labrecque a fait des études en danse contemporaine et en arts visuels. Depuis 1991, elle crée et présente des performances, des vidéos (monobandes et installations), des sculptures et installations cinétiques dans le cadre de festivals et d’expositions au Québec et à l’étranger. Présentement, elle vit et travaille à Montréal.

Manon Labrecque propose trois installations vidéographiques inédites explorant le thème de la secousse.

« Mon travail de création prend ses racines dans le corps et le mouvement. Je décortique des sujets, des états, des postures, des actions, des mimiques et des dynamiques de mouvement. Je construis des dispositifs de tournage pour extraire des images-sensations… des mécanismes pour réanimer l’inerte… des stratégies pour accéder à la vulnérabilité et à la force humaine. »

L’artiste remercie le Conseil des arts et des lettres du Québec.

VERNISSAGE ET RENCONTRE JEUDI LE 12 AVRIL À 17h
LA GALERIE EST OUVERTE DU LUNDI AU DIMANCHE
de 13h à 17h

1045

ENCORE ET ENCORE: PRATIQUE DANS LA CULTURE DES CENTRES D’ARTISTES – Clive Robertson

8 mars au 1er avril 2007

8 mars au 1er avril 2007

Clive Robertson est un artiste multidisciplinaire, critique culturel et éditeur dont la dernière publication Policy Matters – Administration of Art Culture vient d’être publiée par YYZ Books de Toronto en 2006. Il est également co-auteur avec Alain-Martin Richard de l’anthologie Performance art in/au Canada 1970-1990, éditée en 1991 aux Éditions Intervention. Actuellement, il enseigne l’histoire de l’art contemporain, la politique culturelle et l’art performance à l’Université Queens de Kingston, Ontario. Cette manifestation est réalisée avec la collaboration de Modern Fuel de Kingston et Gjen Snider qui en est la coordonnatrice.
L’exposition propose une documentation au sujet de la trajectoire artistique de Clive Robertson. Constitué, entre autres, d’une série de photo-textes documentant le travail de Robertson en performance, vidéo et audio, de même qu’une documentation au sujet de ses activités comme commissaire et éditeur de 1970 à aujourd’hui, ce projet fournit une occasion unique pour prélever et établir les rapports entre les collectifs d’artistes en réseau, les droits et responsabilités qui ont généré la culture des centres d’artistes tout comme les collaborations potentielles d’organisation à l’intérieur comme à l’extérieur du Canada. Cette exposition inclut également la généalogie du collectif W.O.R.K.S. de Calgary, l’activisme journalistique du magazine Centerfold/Fuse, des vidéos de musique des années 80, une entrevue inédite avec Joseph Beuys du Parti Vert, diverses contributions au sujet de l’organisation de festivals en performance et vidéo, une réédition CD de l’étiquette indépendante Voicespondence.

Le principe de cette exposition itinérante réside dans son accessibilité, à l’intérieur comme à l’extérieur, de son lieu d’exposition. En fonction de la capacité de chaque lieu, et des conditions administratives, il est possible pour les visiteurs d’emprunter le matériel offert en vidéo et audio, pour un visionnement à la maison.

VERNISSAGE ET RENCONTRE JEUDI LE 8 MARS À 17h
LA GALERIE EST OUVERTE DU LUNDI AU DIMANCHE
de 13h à 17h

1039

ACTEURS HUMIDEX – Soirée de performances

8 mars au 1er avril 2007

8 mars au 1er avril 2007

Les étudiants de l’Université Laval présentent la soirée Acteurs Humidex le vendredi 2 mars à 21h, au Lieu, centre en art actuel, situé au 345, rue du Pont à Québec.

Soirée où vous verrez se succéder différentes actions performatives dans une pluralité de démarches distinctes, réalisées par les artistes étudiants: Adam Bergeron, Gabrielle Caron, Véronique Garneau, Emily Laliberté, Hugo Nadeau, Guillaume Provost, Marlène Renaud-Bouchard, Geneviève Roy ainsi que Vicky Sabourin.

Cet événement est organisé dans le cadre des activités de financement de l’exposition des finissants en arts plastiques de l’Université Laval Visite Libre qui aura lieu à l’édifice de La Fabrique du 25 mai au 3 juin 2007, au 205, boul. Charest.

Suite aux prestations, vous êtes conviés à un rassemblement festif avec Dj kathleenkelly.

On vous y attend!

PRIX D’ENTRÉE DE 3$

1036

ERGOESTHÉTIQUE – Mathieu Valade

25 janvier au 25 février 2007

25 janvier au 25 février 2007

Mathieu Valade réside à Québec. Il possède un baccalauréat en arts visuels de l’UQÀM et une maîtrise dans le même domaine de l’Université Laval. Mathieu Valade compte parmi les membres fondateurs du collectif Pique-Nique, une organisation qui favorise l’intrusion spontanée de l’art en contexte public. Depuis janvier 2006, il enseigne la sculpture à titre de chargé de cours à l’Université du Québec à Chicoutimi.

La pratique sculpturale de Mathieu Valade se penche sur divers modes d’hybridation des références à l’objet. Avec pour assise les volumes de nature géométrique, les formes simples qu’il réalise évoquent différents objets du quotidien : mobilier, design industriel ou architecture. Sans jamais nommer la chose directement, le volume devient discrètement une table, une boîte de transport, un phare maritime, référant ainsi au connu, à l’interprétable, mais à la fois confondu par l’objet géométrique dont l’efficacité silencieuse brouille les pistes et les références au réel.

Mis en contexte, les objets réalisés par Mathieu Valade s’installent dans les lieux pour lesquels ils sont conçus de manière à s’incorporer à la fonction de ceux-ci. Dans un lieu d’exposition plus traditionnel, l’accumulation d’objets et de constructions vient jouer sur la notion d’exposition et de mise en valeur de certains éléments dans un parcours où rien ne se donne à voir, à moins de s’attarder, de contourner ou d’ouvrir. Lorsque les objets réalisés s’installent en des lieux non voués à l’art, ceux-ci tentent alors de s’intégrer au contexte, au paysage et à sa fonctionnalité. Il en résulte une pratique voisine de l’in situ, où le contexte abordé devient le moteur interprété au pied de la lettre.

VERNISSAGE JEUDI LE 25 JANVIER À 17h

LA GALERIE EST OUVERTE DU LUNDI AU DIMANCHE

DE 13h à 17h

mathieuvalade.com

1032

ANNIVERSAIRE DE L’ART

17 janvier 2007

17 janvier 2007

Voici le scénario. L’événement va prendre la forme d’un dîner progressif. Vers 11h30-12h le dîner débute par la prise de l’apéro à l’Œil de Poisson. Ce pourrait être l’occasion de visiter les expositions à Méduse. Ensuite Le Lieu reçoit à son tour les centres, et un buffet est servi. Pour terminer, La chambre blanche offre le digestif avec gâteau ou plateau de fromages selon le choix de La chambre blanche. Des représentants de la Ville, des ministères et du Conseil de la culture sont aussi invités pour le repas et la soirée.

Après ces bacchanales, tout le monde se dirige au Salon d’Edgar pour un tournoi de billards, les tables sont réservées pour 15h30.

1029

SCÉNARIOS à VARIER – Biennale des couvertes, 12e édition

15 décembre 2006

15 décembre 2006

En guise d’ultime événement pour sa programmation 2006, Le Lieu, centre en art actuel présente la 12e édition de la Biennale des Couvertes, une activité festive où s’entremêlent dynamismes, rencontres, prises de risque, délires et principes esthétiques. Récurrente depuis 1993, la Biennale propose toujours un cadre différent permettant le développement d’« une situation dans un contexte relationnel ».

Comme le dit Nicolas Bourriaud dans son livre Esthétique Relationnelle, « les meetings, les rendez-vous, les manifestations, les différents types de collaboration entre personnes, les jeux, les fêtes, les lieux de convivialité, bref l’ensemble des modes de la rencontre et l’invention des relations représentent aujourd’hui des objets esthétiques susceptibles d’être étudiés en tant que tel… » et nous ajoutons « et d’être vécus comme tel… ».

Cette année, la Biennale des Couvertes propose une exploitation du médium performatif en interrogeant de diverses façons la discipline et ses tendances. À partir de nombreuses partitions écrites connues, inconnues ou inédites, de courtes actions performatives seront livrées tout au long de la soirée par les participants désireux de se commettre d’une façon ou d’une autre, dans l’interprétation, la traduction, l’improvisation, la caricature, etc. Les conditions sont réunies pour favoriser l’apparition de surprises, le mouvement des corps, l’osmose matériologique et l’éloge des libations dans cette soirée où le public constitue le véritable matériau. Un événement incontournable en guise de défoulement avant de s’imiscer dans les conventions de la fête de Noël.

DES PERSONNALITÉS SERONT SUR PLACE!

Animation de la soirée : Charles Dreyfus

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SOIRÉE DE PERFORMANCES

1er et 8 décembre 2006

Qu’il soit investi par des artistes établis ou par des plus jeunes, l’art action se décline en diverses tendaces où l’imprégnation du corps dans une situation de partage avec le public demeure un questionnement fondamental. Le Lieu, centre en art actuel s’est toujours impliqué dans le développement de cet univers en constante mutation, que ce soit par l’organisation d’événements ou par une contribution théorique à travers la production de publications. Cette fois-ci, le centre propose deux soirées d’art performance organisées par des étudiants de l’Université Laval.

En tant que coordonnateur du Lieu et chargé de cours à l’Université Laval, Richard Martel tient de façon bisannuelle une « classe » d’art action qui coïncide avec la Rencontre internationale d’art performance dont la dernière édition s’est tenue à Québec en septembre dernier. Les 9 étudiants impliqués dans cette expérience pédagogique invitent le public à venir assister à deux soirées d’activités. Une occasion de constater de nouveaux apports par des protagonistes qui en sont à leurs débuts et une possibilité de surprises !

  • Gabrielle Caron
  • Marylou Fortier
  • Véronique Isabelle
  • Marie-Pascale Lizotte
  • Marie-Eve Pettigrew
  • Guillaume Provost
  • Marlène Renaud-Bouchard
  • Karine Roy
  • Vicky Sabaurin
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COLLECTIF AU TRAVAIL/AT WORK

2 au 26 novembre 2006

2 au 26 novembre 2006

AU TRAVAIL/AT WORK est un appel de collaboration ouvert et libre à tous. Ce projet expérimental propose aux artistes et aux travailleurs de considérer leurs lieux de travail comme un lieu de résidence artistique. Dans tous les cas, le lieu de réflexion, de réalisation ou d’intervention devient celui de l’employeur. Les membres du collectif s’approprient la culture du travail au sein même de leurs cadres de vie et se produisent eux-mêmes en utilisant, détournant ou pliant à leurs propres fins les moyens culturels et technologiques dont ils disposent au travail. Le milieu de travail est considéré comme un champ d’expérimentation et de découverte où se jouent les rapports conflictuels entre utopies privées, nécessités collectives et réalités économiques. Les membres du collectif capitalisent sur le droit individuel des employés à l’autogestion de leur temps libres et refusent parfois certaines conditions par la réappropriation et l’autovalorisation de ce temps. Le collectif AU TRAVAIL/AT WORK offre à ses membres un réseau de relations, des modes de partage et organise des expositions qui assurent la diffusion et la mise en commun de leurs idées, actions et réalisations. Immergé dans divers secteurs de l’économie, ce collectif dessine les figures possibles d’une nouvelle forme d’engagement.

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Poésie visuelle/Poésie concrète – CLEMENTE PADIN

5 au 29 octobre 2006

5 au 29 octobre 2006

Performeur, organisateur et théoricien, Clemente Padin est un des plus grands représentants de la poésie visuelle et concrète au monde, ainsi qu’un poète ayant une production très soutenue. Invité à livrer une prestation performative à Québec dans le cadre de la Rencontre internationale d’art performance, il propose une exposition de poésie visuelle comportant un choix éclectique d’œuvres récentes et de travaux antérieurs.

Né en 1939, Clemente Padin vit et travaille à Montevideo, en Uruguay. Entre 1969 et 2006, il a participé à plus de 200 expositions et quelque 1500 manifestations d’art postal. Depuis plus de 30 ans, il est un contact primordial pour les protagonistes de la poésie d’Europe principalement. Il a participé à des événements internationaux comme la Bienal de La Habana et celle de Sao Paulo. En 2005, il a reçu le prix Pedro Figari pour souligner l’ensemble de son travail en Uruguay. En novembre 2006, il va participer à la prestigieuse manifestation 50 years of Concrete Poetry à l’Université de Stuttgart, en Allemagne, destinée à montrer une synthèse des activités de poésie visuelle des cinquante dernières années.

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Pan! Peinture

Pan!Peinture

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UNE ÉTRANGE VOIX DANS LE MOTEUR – David Neaud

5 au 28 mai 2006

5 au 28 mai 2006

David Neaud est venu à Québec, en septembre 2001, pour participer au projet collectif INcube de la station MIR lors de l’événement Arts d’Attitudes, dans le cadre de La France au Québec/la saison. D’origine française, l’artiste est de retour avec une installation sonore incorporant des dispositifs simples et ludiques qui s’actualiseront au moment de l’ouverture de l’exposition.

« Depuis quelques années, je m‘intéresse essentiellement à l’art audio et, plus précisément, aux propriétés physiques et aux instabilités internes des sons avec lesquels je joue. Basé sur une technologie low tech et sur divers objets domestiques, mes dispositifs de concert bricolés sont des sortes de laboratoires sonores de fortune évoquant tables de mixage archaïques et synthétiseurs primitifs. Grâce à ces dispositifs, je capte et piège des vibrations afin de générer un univers fragile — qui n’est pas sans rappeler par moment une certaine illustration sonore des films de science-fiction des années 50-60 — constitué de nappes sonores superposées. Durant chaque performance, j’essaie de contrôler une réaction en chaîne d’événements préalablement appris. Je me sens assez proche de l’activité d’un bruiteur/expérimentateur s’essayant à reproduire de petites parades sonores et visuelles. Aussi, parce que l’élaboration des dispositifs est construite sur une technologie précaire, la maîtrise du jeu en concert reste improbable. En cela, mes performances sonores sont largement ouvertes au hasard et à l’accident, donnant lieu à des temps d’improvisation et de recherche.»

Collaboration : Consulat général de France à Québec.

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WITH GOLDEN TOUCH/ LA MAIN CHANCEUSE – Roi Vaara

6 au 30 avril 2006

6 au 30 avril 2006

Roi Vaara est l’un des artistes les plus importants de la Scandinavie. Il a grandi, étudié et vit toujours à Helsinki, en Finlande. Il débute ses activités performatives en 1982 et celles-ci ont causé tout un choc dans le milieu scandinave. En 1987, il fonde le groupe Muu ry puis l’année suivante débute une collaboration avec le collectif Black Market International. Il a aussi organisé des événements performatifs, surtout en Finlande. Roi Vaara a présenté plus de 300 performances dont environ 200 lors de festivals internationaux dans plus de 30 pays. Il a participé à des manifestations importantes : la documenta de Kassel (1993), la Biennale de Venise (2004) et la Biennale de La Havane (2004), entre autres. En 2005, il reçoit l’important prix Ars Fennica, en Finlande, récompense prestigieuse qui confirme son importance dans le milieu de l’art actuel scandinave. Roi Vaara est bien connu et apprécié du public de Québec pour y être venu à plusieurs reprises, lors de la Rencontre internationale d’art performance de 1994, 2000 et 2002, avec Black Market International. C’est cependant sa première activité solo à Québec, dans l’espace du Lieu, centre en art actuel.

Jeudi 6 avril

Entre 16 h et 19 h

Galerie Rouje (228, Saint-Joseph Est, Québec)

Intervention lors du lancement du numéro 93 de la revue Inter, art actuel

Vendredi 7 avril

En après-midi

Coin des rues du Pont et Saint-Joseph

Intervention en milieu urbain

À partir de 19 h

Le Lieu, centre en art actuel

Performance en salle

du 9 au 30 avril

Après avoir effectué un montage vidéo des actions réalisées depuis son arrivée, l’artiste présente une exposition qui documente ses activités, dans la galerie du Lieu.

1000

ACTIVITÉS POSITIVES – Paul Granjon

3 au 19 mars 2006

3 au 19 mars 2006

Paul Granjon, artiste électronique, revient à Québec après un premier passage remarqué en 2004. Ce patenteux notoire va investir Le Lieu pendant deux semaines où une série d’événements prendront place. Intéressé entre autres par la co-évolution de l’humain et de la machine, fabricateur de robots, compositeur et interprète de chansons simples, l’artiste propose au public des activités positives. Le programme est sujet à modification.
vendredi 3 au mercredi 15 mars, de 12h à 17h (sauf le dimanche) : recrutement des volontaires sont invités à se présenter pour les postes suivants : chorégraphe-danseur(seuse)-chanteur(teuse)-dj disco, ouvrier(ière) robotique, ingénieur(e) électronique, recycleur(cleuse), aide-cuisinier(nière), survivaliste de base, costumier(mière), homme(femme) à tout faire.

Vendredi 3 au mercredi 15 mars, de 12h à 17h (sauf le dimanche) : récupération

L’artiste invite le public à amener au Lieu son surplus technologique (jouets électroniques, engins à moteur électrique, imprimantes et autres composantes et bidules). Le matériel sera recyclé dans un grand bazar technologique et ne sera pas rendu aux propriétaires.

lundi 6 au mercredi 15 mars : préparation

Travail avec l’équipe de volontaires.

Jeudi 16 mars à 19h : vernissage suivie de Disco Marathon

Paul Granjon présente les Activités positives lors d’une soirée informative et ludique, avec chorégraphie disco pour tous.

Vendredi 17 et samedi 18 mars de 12h à 17h : journées du grand bazar technologique

Le public est invité à contribuer à l’évolution du grand bazar technologique ainsi qu’à participer à des activités centrées sur la relation entre l’humain et la machine.

Dimanche 19 mars à partir de 15h : journée du feu primitif

Atelier de feu primitif ouvert au public. La flamme résultant de l’exercice sera utilisée pour démarrer la cuisson du repas du soir qui se dégustera pendant une projection du film La guerre du Feu de Jean-Jacques Annaud. Clôture.

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À L’OMBRE DES ÉTOILES – Claudine Cotton

2 au 26 février 2006

2 au 26 février 2006

Artiste multidisciplinaire, Claudine Cotton vit et travaille à Saguenay, Québec. Son travail privilégie la manœuvre, l’action performative et l’installation. Dans ses manœuvres, elle aborde des lieux et des milieux divers dans des processus de transaction, de pacte et d’effleurement de l’autre. De la même manière, ses installations se nourrissent et se laissent infiltrer tant par l’actualité et le quotidien que par des bribes de notre bagage culturel. Tous ces « contenus et contenants » se retrouvent superposés ou hybridés dans des constructions aux allures de comptes-rendus chimériques. Depuis 1992, ses projets et ses expositions ont été présentés, soit à titre individuel ou dans le cadre d’événements collectifs, au Québec, en France, en Grande-Bretagne et au Canada. Elle est membre des Ateliers d’artistes ToutTout ainsi que du Lobe.

Des couleurs qui souvent affichent des états. États de « gras dur » ou de somnolence ou d’apparat.
Des couleurs qui souvent déteignent sur mes mains défaites. Des constructions broche à foin.
Tout ce dont elles parlent, vous le savez déjà.
C’est embêtant tout ça, car j’ai vraiment horreur de l’expression « tendance lourde ». Et pourtant, comme tout le monde, j’en ai tricoté une.
Comme bien des gens aussi, certains sujets de réflexion m’épuisent. Impression de saturation. Et pourtant, j’y reviens quand même.
Cela se décline ici sous forme de problèmes (à moins qu’il s’agisse simplement de tendances).

Problème 1 : La penderie

Si charmantes dans le ciel, les étoiles doivent servir à éblouir et à nourrir nos rêves. Mais qu’arrive-t-il lorsque déchues, elles tombent sur terre? S’en trouve-t-il toujours pour s’en emparer, les engraisser à leur profit jusqu’à ce que, devenues obèses, elles finissent par faire de l’ombre?

Problème 2 : Se suspendre

Nous sommes fiers, mais le dire haut et fort engage nécessairement à se tenir debout. Alors, bien à l’abri, à l’ombre des étoiles, on s’étire, on s’étiole, on ferme les yeux. Se suspendre : un bon moyen pour disparaître.
Dans tout cela, il y a quelque chose qui cloche. Une solution?
Courage! J’ai au moins une preuve que l’on peut encore se tenir debout.

Merci à mon père.
Merci également à tous mes collaborateurs, particulièrement à Lucille Lemay et Karine Côté (Sagamie).

993

1 000 043ième ANNIVERSAIRE DE L’ART

17 janvier 2006

17 janvier 2006

Le 10 janvier 1994, le Conseil municipal de la ville de Québec proclamait officiellement, par la résolution CE-92-7799, de retenir la date du 17 janvier comme « la fête de l’art », donc aussi celle des artistes. Le Lieu s’associe à divers centres d’artistes, regroupements et/ou collectifs d’ici et d’ailleurs pour célébrer l’Anniversaire de l’art, une idée de Robert Filliou qui nous aura légué bien des concepts d’opération.

Émissions de radio, soirées festives, jeux, productions diverses, etc., de multiples approches sont investies dans le but de souligner l’événement chaque année. En 1995, l’ONU et l’UNESCO ont même été sollicitées « officiellement » pour qu’elles se prononcent sur le sujet.

Il appartient aux artistes, collectifs, regroupements ou associations, de célébrer l’Anniversaire de l’art de diverses manières, dans le but de réaliser l’utopie festive de l’acte pour l’art.

Le 17 janvier, Le Lieu propose une bouffe collective ainsi qu’une partie de quilles amicale. La célébration de l’Anniversaire de l’art de façon annuelle ne peut que stimuler l’acceptation du fait de l’art par les divers décideurs et administrateurs pour une infiltration esthétique dans l’agora publique, tout en occasionnant le festif. « La fête permanente », une autre proposition de Filliou.

989

LE PALMARÈS DE L’EXPERTISE – La Biennale des couvertes

16 décembre 2005

16 décembre 2005

Après un an d’absence, la Biennale des Couvertes est de retour pour clôturer l’année 2005. Depuis la première biennale en 1993, plusieurs axes et thématiques ont été investigués en considérant la matérialité du public d’une façon ludique et festive. Concours de circonstances, Festival de l’Insulte, Reality Party… à chaque édition l’osmose est rendue possible grâce à des procédés permettant aux participants de vivre une expérience esthétique trépidante. La biennale est une occasion privilégiée pour réaliser une synthèse dynamique en ayant recours à divers procédés et expédients. Surprises, déguisements, immersion sonore et participative, recours à des stimulants divers… Soyez-y!

Maître de cérémonie : Jean-Yves Fréchette

Groupe musical invité surprise

+ dj Gengis Dhan

DES PERSONNALITÉS SERONT SUR PLACE

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COLLECTIF AU TRAVAIL/AT WORK

31 octobre au 5 novembre 2005

31 octobre au 5 novembre 2005

Après un an d’activités mulitiples, de réseautage et de recrutement, le collectif AU TRAVAIL/AT WORK est de retour à Québec pour poursuivre ses démarches polymorphes où le milieu du travail est sournoisement infiltré par la création.

AU TRAVAIL/AT WORK est un appel de collaboration ouvert et libre à tous. Ce projet expérimental propose aux artistes et aux travailleurs de considérer leurs lieux de travail comme un lieu de résidence artistique. Dans tous les cas, le lieu de réflexion, de réalisation ou d’intervention devient celui de l’employeur. Les membres du collectif s’approprient la culture du travail au sein même de leurs cadres de vie et se produisent eux-mêmes en utilisant, détournant ou pliant à leurs propres fins les moyens culturels et technologiques dont ils disposent au travail. Le milieu de travail est considéré comme un champ d’expérimentation et de découverte où se jouent les rapports conflictuels entre utopies privées, nécessités collectives et réalités économiques. Les membres du collectif capitalisent sur le droit individuel des employés à l’autogestion de leur temps libres et refusent parfois certaines conditions par la réappropriation et l’autovalorisation de ce temps. Le collectif AU TRAVAIL/AT WORK offre à ses membres un réseau de relations, des modes de partage et organise des expositions qui assurent la diffusion et la mise en commun de leurs idées, actions et réalisations. Immergé dans divers secteurs de l’économie, ce collectif dessine les figures possibles d’une nouvelle forme d’engagement.

LE CENTRE D’EMPLOI ET LA GALERIE SONT OUVERTS À PARTIR DU 2 NOVEMBRE, DU MERCREDI AU DIMANCHE, DE 13h à 17h

INAUGURATION DU PROJET JEUDI LE 16 NOVEMBRE, DE 17h à 21h
RASSEMBLEMENT FESTIF CHAQUE VENDREDI
ACTIVITÉS SPÉCIALES TOUT AU LONG DU MOIS
VOTRE PARTICIPATION EST SOLLICITÉE

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LA NOUVELLE PERFORMANCE QUÉBÉCOISE

Octobre et novembre 2005

Octobre et novembre 2005

À presque toutes les deux semaines, à partir d’octobre, nous présentons la jeune et nouvelle performance en provenance des régions du Québec : Saguenay, Montréal, Sherbrooke et Gatineau.

Vendredi 21 octobre 20h00

LA NOUVELLE PERFORMANCE DE SAGUENAY/CHICOUTIMI

Dans le cadre de son automne performatif, Le Lieu présente la nouvelle performance de Saguenay. On sait que cette région est fort active au niveau de l’art actuel, et depuis longtemps. La sélection des artistes a été faite par Francis O’Shaughnessy et Michaël La Chance : Marilou Desbiens, Émilie Huot, Guillaume Langlois et Marie-Ange Thériault.

Marilou Desbiens

Marilou Desbiens vit et travaille à Chicoutimi. Finissante au Baccalauréat interdisciplinaire en art à l’UQAC, elle s’intéresse à l’installation. En recherche d’une symbiose entre le son, la lumière et la texture, elle s’allie avec la mécanique pour mener à terme ses œuvres. Elle travaille avec des matériaux bruts malléables qui se modifient et se transforment. Ses dernières recherches lui ont permis d’animer des structures d’acier, créant ainsi un système d’interaction avec les spectateurs. En performance, ses activités délirantes reflètent différents moments de la vie quotidienne. Manipulant des objets domestiques, électroniques et jouets mécaniques, elle aborde un registre de matériaux autre que les objets fétiches usuels. Depuis peu, elle collabore avec le duo interdisciplinaire Les blancs cactus qui se s’est manifesté à la Galerie Le Lobe à Chicoutimi et à l’événement Engage à la Place Nikitoutagan de Jonquière.

Émilie Huot

Émilie Huot est native de Québec et vit actuellement à Chicoutimi. Étudiante au Baccalauréat interdisciplinaire en design à l’UQAC, elle s’intéresse à l’objet, sa fonction et son esthétisme qu’elle dé-contextualise et manipule dans l’intention de détourner ou transgresser sa fonction première. Depuis peu, elle s’intéresse particulièrement à la performance et elle a collaboré à des projets d’art action : le Festival de la jeune performance à Chicoutimi et une intervention performative à l’ACFAS.

Guillaume Langlois

De plus en plus interdisciplinaire, sa démarche s’ouvre à de nouvelles avenues. Venant d’abord du monde de l’image, par le dessin et la peinture, il ajoute avec la captation vidéo le mouvement, le rythme et surtout, le récit. Ces récits incarnent avant tout la somme d’un travail brut sur les mots, leur alliage, leur sonorité. Une expérience de slam-poésie et de poésie action où le texte prend vie par les seuls intermédiaires de la présence et de la voix. Se dirigeant vers la performance, sa démarche investigue le corps, celui de l’artiste et du public, pour se rapprocher de l’émotion et de l’intention.

Marie-Ange Thériault

Marie-Ange Thériault vit et travaille à Saguenay. En 2002, elle termine un Baccalauréat interdisciplinaire en art à l’UQAC et fait partie des ateliers d’artistes ToutTouT (ateliers d’artistes en art actuel). Depuis trois ans, elle travaille à construire son propre langage sculptural et poétique à travers l’installation et la performance. Elle participe à plusieurs expositions collectives, collaborations et événements tant à Saguenay, à Québec, qu’à Montréal. Sa recherche gravite autour de l’intime, vécu et revisité, de la jeune femme. S’inspirant de ses propres expériences, l’artiste introduit des problématiques concernant certaines réalités et imageries mentales ainsi que des espaces et des actions qui oscillent entre le réel et l’imaginaire en tentant de s’approprier l’espace public.

28 au 29 octobre 2005

LA NOUVELLE PERFORMANCE DE MONTRÉAL LE COLLECTIF CONNOLOGIQUE

Dans le cadre de sa saison performative, Le Lieu présente le collectif Connologique pour une activité performative de 48 h, un chassé-croisé installatif en installaction. Le collecif montréalais est formé de Simon Brown, Benoit Chaussé, Dylan Crichton, Georges Rebboh et François Lemieux.

« Les stratégies que nous employons reprennent des symboles de la culture populaire, procèdent par collages animés et créent des systèmes chaotiques. Ils surprennent par leur imprévisibilité et nourrissent une réflexion sur le sens que notre culture produit, et celui qu’elle ne produit pas, comme l’espace d’une possible liberté. Notre travail est une célébration de ce dernier, du « chatton-anus général » et du peu de liberté qu’il nous reste comme citoyen.

Le projet Le Marathon de l’Espérance propose de réunir les 5 membres fondateurs du collectif Connologique et de réaliser une performance inédite. Nos actions, sur le mode de l’installaction, ont pour thèmes généraux le monstrueux, l’animal, la culture populaire, la sottise, l’ennui, le méfait, l’erreur et la relation fondamentalement illogique avec les choses. Le Marathon de l’Espérance se présente comme un rituel animiste et chaotique dont l’objectif est d’éveiller ou de développer une immunité face au non-sens originel et à notre condition dans le capricieux contexte de l’art d’aujourd’hui. »

LA NOUVELLE PERFORMANCE DE SHERBROOKE ET GATINEAU

Toujours dans le cadre de son automne performatif, Le Lieu poursuit sa quête d’activités périphériques en présentant deux duos en provenance de Sherbrooke et Gatineau.

Noïzefer CWU 2

Formé de Tanya St-Pierre et Philippe-Aubert Gauthier, ce duo de Sherbrooke propose Petits jeux de tensions, une intervention qui investigue une interactivité potentielle avec le public.

  • Noïzefer est relié à l’agressivité psychologique.
  • Noïzefer joue avec les nerfs.
  • Noïzefer cabriole parmi les jouets d’enfants en s’adonnant à des jeux sordides.
  • Noïzefer crée des tensions.
  • Noïzefer incarne la poésie du vacarme.
  • Noïzefer courtise l’instable prévision de l’évolution et de la construction d’un dénouement.
  • Noïzefer titille l’incertitude.
  • Noïzefer aime la dictature dans l’interactivité avec le public :
  • Noïzefer lui caresse l’oreille, l’encense, le touche, guide sa pensée…
  • Noïzefer est un grand chercheur de merde.

Mélissa Charest et Ian Racine

Issu de Gatineau, ce duo propose Ian vs Mélissa, un déploiement où des actions banales sont posées à l’intérieur d’un cadre de compétition.

Venez en grand nombre assister à cette rencontre non-amicale où nos deux antagonistes s’affronteront dans un combat sans merci. Une lutte sans pitié où l’esprit de compétition sera à l’honneur. L’un tentera de renverser l’autre, la domination prévaudra sur l’éthique… Un combat sanglant qui déterminera qui triomphera… Venez prendre parti pour le ou la plus forte, venez crier vos encouragements…

Vendredi 25 novembre 2005 à 20h00

LA NOUVELLE PERFORMANCE DE SAGUENAY/CHICOUTIMI

Après avoir reçu des artistes de Saguenay, Gatineau, Sherbrooke et Montréal, Le Lieu se tourne à nouveau vers la métropole en proposant une soirée avec Médéric Boudreault, Jonathan Brabant Béliveau, Annie Brunette et Thierry Marceau. James Partaik a assumé la sélection de ces artistes.

Médéric Boudreault

Son travail performatif s’articule autour des notions de fiction et d’éclatement des représentations narratives. Sensible au corps comme outil, il cherche le dépassement des limites physiques en mettant à l’épreuve son endurance et ses capacités corporelles. Il tente de créer des contextes autonomes intrinsèques à un déploiement narratif.

Jonathan Brabant Béliveau

L’ensemble de ses performances reflète le désir qu’a l’individu de donner sens à son existence. Pour lui, donner du sens, c’est offrir une raison d’être et de se réaliser. Sans prétention ni certitude, le simple fait d’accomplir ses actions lui procure le sentiment de rendre à la vie son essence tout en lui accordant un rôle. Il croit qu’il faut préserver son entité avec force et ténacité pour ne pas laisser s’épuiser les motivations, quelque soit l’obstacle.

Annie Brunette

Tous ses désirs sont tournés vers l’exploration du langage universel. Elle tente de rapprocher l’humain à la matière pour créer un équilibre entre les deux. Son contact avec la matière est dirigé par un cheminement de régression temporelle. Que ce soit par son absence ou sa présence, il y a toujours quelque chose qui existe relativement aux souvenirs éloignés ou rapprochés. Sentir, toucher, crier, donner : la rencontre de l’indicatif présent à perpétuité. L’artiste n’attend pas de réponse ; cette dernière est là par sa froideur, sa chaleur, sa texture, sa résonance, sa béatitude.

Thierry Marceau

Dans un travail de l’ordre de l’autofiction, il utilise son image comme matériau en adoptant des attitudes qui lui sont à la fois étrangères et familières. Après s’être inséré dans le monde scientifique des laboratoires, après avoir pris parole pour la détente de tous, après un bond en publicité, en art paysager, en danse et même en chant, tout en fantasmant prétentieusement sur sa grande carrière d’artiste… il poursuit sa route sur cette ligne brûlante qui se dresse entre réalité et fiction.

978

L’ART ET SON CONTEXTE : AU FAIT, QU’EST-CE QUE L’ART ? – Jan Swidzinski

13 octobre 2005

13 octobre 2005

De passage à Québec après sa participation au festival Chashama de New York, Le Lieu est fier d’accueillir le théoricien de l’art contextuel Jan Swidzinski pour le lancement de sa dernière publication.

Jan Swidzinski est né en 1923 en Pologne. C’est un artiste multidisciplinaire et un théoricien. Depuis 1974 principalement, il écrit sur l’ « art contextuel » comme nouvelle stratégie de l’art. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages et articles publiés au Canada et en Europe : Art as Contextual Art ; Art, Society and Self-consciousness ; Freedom and Limitation – The Anatomy of Postmodernism. Il a présenté un nombre considérable de performances, dans de nombreux festivals à travers le monde. Il a organisé aussi plusieurs festivals de performances, surtout en Pologne. C’est la première publication en français qui traite de l’art contextuel, ce texte ayant été écrit à l’été 2004. Par cette publication, Swidzinski confirme l’importance du contexte qui détermine une nouvelle manière d’effectuer la pratique artistique tout en documentant historiquement et théoriquement l’art dans son rapport à la société.

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VILLES ANCIENNES/ART NOUVEAU – Kraków à Québec

1er septembre au 2 octobre 2005

1er septembre au 2 octobre 2005

Le Lieu, centre en art actuel, coordonne la venue à Québec d’artistes de la ville de Cracovie suite à la présence de dix-neuf participants du Québec au Bunkier Sztuki, en juillet 2004. L’échange Villes anciennes/art nouveau (Québec/Kraków) est repris par Fort Sztuki (Artur Tajber) pour présenter ici à Québec, à La chambre blanche, à l’Œil de Poisson, au centre VU et au Lieu, une sélection d’artistes de l’art actuel de cette ville polonaise. Un numéro spécial sur Cracovie paraît en début septembre dans la revue Inter, art actuel comme un complément d’information sur la situation de l’art dans cette ville polonaise. Il est important de continuer les contacts entre Québec et Cracovie car cette ville demeure une capitale intellectuelle importante en Europe.

1er septembre 17h00

Vernissage à La chambre blanche.

Antykoncepcja, ExGirls (Efka Szcyrek, Brygida Serafin, Jan Rilke, Malgorzata Markiewicz)

20h00

Performances au Lieu, centre en art actuel.

2 septembre 20h00

vernissage à VU espace européen:

Banal Collection, Barbara Maron, activité photographique interactive Jozef Bury, exposition de photographies
espace américain:

Hommage au quartier Kazimierz, Sekcja Fotografia/Nowe Media (Marek Sajduk, Pawel Chawinski, Eta Zareba, Grzegorz Banaszkiewicz, Krescenty M. Galik, Jan Bujnowski et Bozena Burzym-Chawinska)

Studio: The Offering, performance sur trois jours de Diana Dyjak Montes de Oca. D’origine polano-mexicaine, Diana s’inspire du Xipe-Totec, un rituel sacrificiel aztec effectué pour marquer le renouvellement de la vie dont elle récupère les symboles de mutations, de changements, de frontières et d’illusions. Cette installaction se terminera le dimanche 4 septembre à 17h00 par un geste de partage, The Offering étant une manifestation tangible de l’échange sous toutes ses coutures.

Vernissage à l’Œil de Poisson

Roaming Project, Otwarta Pracownia (Ignacy Czwartos, Jacek Dluzewski, Krystof Klimek) et Fundacja 36.6 (Roman Dziadkiewicz et Zorka Wollny, avec la participation des Women with Kitchen Appliances), exposition de peinture.

3 septembre 20h30

Performances à l’îlot Fleurie (en cas de pluie les actions se tiendront au Lieu, centre en art actuel).

Présentation d’une compilation de vidéos polonaises à l’îlot Fleurie (en cas de pluie cette activité se tiendra au Lieu, centre en art actuel).

23h00

Radio Taxi Music, concert et performance audio-visuelle de Czet Minkus, en collaboration avec La Bande Vidéo, avec la participation de musiciens de Québec et DJ Genghis Dhan.

4 septembre 13h00

Lancement du numéro 91 (automne 2005) de la revue Inter, art actuel avec un dossier spécial sur la ville de Cracovie, suivi d’une rencontre/discussion sur la situation de l’art à Cracovie au Lieu, centre en art actuel.

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STARS SUR BOULEVARD RODEO DRIVE – Les Fermières Obsédées

3 juin 2005

3 juin 2005

Paradons tous et toutes ensemble notre bon goût et notre choix éclairé, actons notre vue comme un film d’action, choisissons-nous un gourou qui transcendera nos opinions les plus virulentes, sentons-nous libres et raffinés. Alors, dès maintenant défilons notre défilement, enfin délibérément avoué.

Les Fermières Obsédées s’installent sur un char d’allégories parodiques de notre image toute puissante, comme un hommage ironique à la suprématie de notre race. L’éblouissement est total face à la domination du paraître, de la facilité et de l’artifice qui crèvent les yeux. Voici, pour vous, un festin de complaisance pour notre rapport à l’autre et à nous-même trop souvent dicté de l’extérieur et bafoué par un vide qui, malheureusement, est plus séduisant que tout. Avouons-nous donc une fois conquis par le superflu, nous pourrons dès lors cesser la lutte et se laisser submerger par l’artifice.

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EN MÉMOIRE – Isabelle Proulx

20 au 29 mai 2005

20 au 29 mai 2005

Cette jeune artiste de 24 ans était présente dans le micromilieu de l’art actuel à Québec. Elle venait de terminer ses études en arts visuels à l’Université Laval et préparait une demande de maîtrise. Sa pratique était surtout axée sur les médiums photographiques, picturaux et livresques. Isabelle a participé à différentes activités en lien avec Le Lieu comme lors du Festival de théâtre de rue de Shawinigan en juillet 2004.

Mélissa Charest, membre du comité de programmation du Lieu, mais surtout une alliée et amie d’Isabelle, a proposé de lui réaliser une exposition. Nous avons donc convenu de produire une manifestation rétrospective de cette jeune artiste.

On pourra rencontrer les ami(e)s, les complices et la famille d’Isabelle lors de l’ouverture de cette exposition. Également, un vidéo hommage de son copain Alexandre Piché sera présenté le soir du vernissage. Isabelle Proulx nous a quitté le 22 janvier 2005.

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DANS LE CADRE DE LA MANIF D’ART 3

13 au 15 mai 2005

13 au 15 mai 2005

Insistant sur le cynisme, thématique de la Manif d’art 3, nous présentons au public de Québec une proposition simple. Une curieuse ambiance et une tendance à sortir de la norme et des conditionnements pour proposer l’idée de la déroute, un système imposant une forme de directionnisme auquel tous doivent finalement s’ajuster.

Contre le rouleau compresseur de l’uniformité, il importe de considérer l’implication et l’originalité de toutes propositions artistiques. Parlant d’artisme, Michel Guet insistait sur l’importance de la fonction de « commissaire » dans l’art actuel, une orientation artistique en délimitant la morphologie :

« Parvenu à ce point de nos réflexions, nous sommes alors en droit de nous interroger : à l’apogée de l’artisme, l’artiste lui-même, est-il vraiment nécessaire? Grave question, à laquelle il est aisé de répondre : commissaires et expositions se suffisant à eux-mêmes, l’artiste a déjà virtuellement disparu ; amalgame, recyclage et récupération pallieront au reste. » Inter, art actuel, no 88, p. 12

À une époque où certaines manifestations artistiques semblent s’aligner sur des modèles comme le Festival d’été et le Carnaval de Québec, Le Lieu vous invite à assister à l’ouverture de l’activité À propos pour rencontrer le Bonhomme Manif et faire des dons pour l’occasion.

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YEUX OUVERTS ET YEUX FERMÉS – Kurt Johannessen

15 avril au 9 mai 2005

15 avril au 9 mai 2005

Kurt Johannessen est actif depuis de nombreuses années en Norvège principalement. Il a une pratique installative et performative. À ce jour, il a produit une trentaine de publications et plus d’une centaine de performances, en Europe surtout.

Son travail est une investigation de la situation par une présence active dans le lieu où se réalise son intervention. Chaque situation stipule un arrangement selon les circonstances et le contexte. Ceci permet de générer de nouvelles expériences à divers points de vue, surtout avec une préoccupation poétique qui agit comme transformateur d’expérience.

La plupart de ses interventions s’ajustent à l’espace qui reçoit sa stimulation. Pour Le Lieu, Johannessen propose une installation audio et un environnement minimaliste à partir d’une histoire où le psychologique est investigué en répétition ; des lunettes spéciales permettent de voir ce que délimite le texte dans la sédentarité physique du Lieu.

C’est la première visite à Québec de cet artiste scandinave. On peut rencontrer l’artiste lors de l’ouverture de son installation.

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LA JEUNE PERFORMANCE DE BOSTON À QUÉBEC

7 et 8 avril 2005

7 et 8 avril 2005

Depuis plusieurs mois, Le Lieu est en contact avec The School of the Museum of Fine Arts de Boston. Cette école offre un programme d’art performance et une sélection de jeunes artistes de Boston est ici à Québec lors de la Rencontre internationale d’art performance de Québec 2004. Lors de leur venue en septembre 2004, l’hypothèse de réaliser un échange entre de jeunes artistes de la performance, de Québec et de Boston, est émise.

Ainsi, les 3 et 4 février 2005, une délégation de jeunes artistes de Québec présente des performances à The School of the Museum of Fine Arts de Boston : Francis Arguin, Édith Dufour, Christian Messier, Marie-Eve Pettigrew et François Simard.

Pour la deuxième partie de cet échange, nous recevons les artistes de la jeune performance de Boston, reliés à The School of the Museum of Fine Arts : David Boylan, Sarah Cronin, Julia Handschuh, Travis Mc Coy Fuller, Helen Pfann, Maya Urbanowicz et Anaïs Adair.

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BRICOLER L’INCURABLE. GOLD SAVE THE QUEEN – Mohammed El Baz

4 au 27 mars 2005

4 au 27 mars 2005

Mohamed El Baz est né en 1967 au Maroc, il vit et travaille à Lille en France. Il possède une expérience dans les relations médiatiques et réalise des installations multidisciplinaires depuis une dizaine d’années. Il a participé à un nombre considérable d’expositions et son travail poursuit une trajectoire qui s’ajuste selon l’espace et le contexte. Depuis 1999, il « bricole l’incurable » et voici ce qu’il propose comme installation dans l’espace du Lieu à Québec :

« Bricoler l’incurable est un projet initié depuis une dizaine d’années. Chaque exposition, chaque film, chaque livre ou performance est un fragment de cet ensemble en constitution. L’état d’esprit du projet est de regarder le monde par ses manques, ses petits incidents quotidiens et de mettre en collision la petite histoire avec la grande Histoire. Gold Save the Queen est le nouveau fragment. Pour l’instant, il s’agit d’un espace où les murs se mettent à dégueuler des prises de position sur ce qui nous entoure actuellement […] ».

Collaboration : Consulat général de France à Québec.

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Delabela Fantasmes

28 janvier au 20 février 2005

28 janvier au 20 février 2005

Delabela est un collectif québécois formé de Hugo Lachance, Stéphane Bernier et Frédéric Laforge. Depuis quelques années, ils pratiquent différentes formes d’intervention, entre autres à travers l’installation. La notion de don est un aspect récurant dans leur pratique, cette démarche implique une immersion dans le lieu de création, favorisant l’action, la manœuvre et l’installation.

« Ce projet est né d’un désir commun de travailler à partir de la rencontre et du hasard. Dans un premier temps, nous avons questionné plusieurs personnes issues de différents milieux afin de recueillir une banque de fantasmes. Par la suite, nous avons sélectionné le fantasme le plus signifiant pour nous, orchestré sa réalisation et finalement créé une exposition autour de celui-ci. En marge des pratiques relationnelles, ce projet ne tente pas de tisser des relations à partir d’un objet, mais bien de créer des objets à partir d’une rencontre hasardeuse.

Qu’ils soient d’ordres sexuels, humoristiques ou sensibles, les fantasmes évoqués ne subissent aucune censure. Sur la centaine d’individus questionnés, soixante-dix ont exprimé leurs désirs à la caméra, mais tous ont fait l’exercice de questionner leurs fantasmes et leurs possibles manifestations dans le réel. » (Delabela)

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Anniversaire de l’art

17 janvier 2005

À la galerie Rouje, présence d’artistes et d’administrateurs, musique par les groupes Carnivore et The Noise Project. Une occasion de contact et d’échange, en solidarité du milieu, un effort du moins à tenter la rencontre des divers intervenants.

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