Exposition d’archives / Robert Filiou

Du 17 janvier au 7 février 2016 / Vernissage le 17 janvier à 14h

L’exposition

Pour sa programmation hiver/printemps 2016, Le Lieu, centre en art actuel fait un glissement pédagogique 100% performatif en présentant une série de conférences, d’expositions et de soirées de performances issues des ateliers donnés par des artistes majeurs dans le réseau de l’art action.

Nous débuterons cette année avec l’exposition/conférence-démonstration Robert Filliou en archives dès le 17 janvier à 14 h, journée de l’Anniversaire de l’art, idée provenant de Robert Filliou. D’abord une exposition qui présentera des lettres, publications, livres, affiches et autres documents à partir des archives du Lieu, centre en art actuel. Par la suite, Richard Martel présentera sous forme de conférence les grandes idées du travail de Filliou comme le Principe d’ équivalence, le Réseau éternel, la Recherche sur l’origine, en plus de dresser son itinéraire et les relations qu’il a entretenu avec d’autres artistes, notamment ceux de Fluxus. Des invités tels que Clive Robertson, qui fut le premier à inviter Filliou au Canada, ainsi que Pierre Tilman, qui a bien connu l’artiste et qui est l’auteur de la monographie Robert Filliou, nationnalité poète, participeront à la conférence. Vous y êtes conviés!

Robert Filiou

Robert Filliou est un artiste français né à Sauve (Languedoc-Roussillon) le 17 janvier 1926 et décédé aux Eyzies de Tayac le 2 décembre 1987. À l’âge de 17 ans, il rejoint la Résistance communiste. Après la guerre, il part aux États-Unis ; il reste employé chez Coca-Cola pendant deux ans. Il fait alors des études d’économie politique à l’Université de Californie à Los Angeles, obtenant un MA en 1951. C’est comme économiste qu’il travaille à Séoul au service de l’Agence de reconstruction coréenne des Nations Unies, entre 1952 et 1954. Abandonnant alors ses fonctions, il consacre son temps à voyager, séjournant en Égypte et en Espagne. En 1957, il s’installe à Copenhague, où il épouse Marianne Staffeldt. En 1959, il rencontre Daniel Spoerri à Paris qui lui fait connaître l’avant-garde artistique, et l’année suivante Emmett Williams, avec qui il aura une collaboration artistique fructueuse. Après un séjour à New York en 1964, il tient avec George Brecht La Cédille qui sourit à Villefranche-sur-Mer, entre juillet 1965 et mars 1968 ; il s’agit pour lui de la première incarnation d’un « Centre international de création permanente ». Si sa participation à Fluxus fut limitée, son œuvre ultérieure en incarne tout l’esprit. De l’Autrisme au Principe d’équivalence (entre le « Bien-fait », le « Mal-fait » et le « Pas-fait »), de la Création Permanente au Territoire de la République Géniale, l’art est pour lui l’instrument d’une utopie sociale, valorisant la création dans la vie quotidienne. En 1985, il se retire dans un monastère bouddhiste en Dordogne.