
Photo : Photomontage par le collectif Phorie (résidence VIVA!), 2026
C’est avec enthousiasme que VIVA! vous invite à une soirée de performances pour fêter le lancement du plus récent numéro de la revue Inter, art actuel, qui contient une micro publication par les membres du collectif Phorie !
Dans le cadre de la dernière édition de la biennale VIVA! Art Action, trois membres du collectif Phorie (Félix Chartré-Lefebvre, Benoit Jodoin et Marie Achille) ont participé à une résidence d’auteur·ices dédiée au soutien des pratiques en écriture performative et à l’avancement des savoirs théoriques liés aux pratiques actuelles en art action. Phorie croise la recherche-création dans une pratique indisciplinaire où art et théorie sont façonnés d’expériences, de récits et de fictions. Pendant leur résidence, le collectif à exécuter une recherche sur les mises en forme et les stratégies de contagion de l’affect dans l’art actuel.
Nous sommes heureux d’annoncer que le fruit de cette résidence prend la forme d’une micro-édition diffusée au sein du numéro # 147 de la revue Inter – Ouïr : performances et installations sonores. Mise sur pied en collaboration avec Le Lieu, la programmation artistique de la soirée fait écho à la thématique de la revue.
La revue Inter, art actuel est un périodique culturel qui dissémine diverses formes de l’art actuel tout en interrogeant ses rapports au social, au politique et à l’éthique. Tribune ouverte aux artistes, critiques et penseur·euse·s, elle soutient depuis des décennies le rayonnement des pratiques éphémères, émergentes, d’avant-garde, interdisciplinaires.
Le dossier thématique « Ouïr », dirigé par Érick D’Orion, Catherine Lalonde-Massecar et Alexandre St-Onge, explore les multiples relations entre création sonore, performativité, installation et écoute dans les pratiques en arts actuels. À travers une diversité de réflexions, d’expérimentations et de propositions artistiques, ce numéro interroge le son comme espace de rencontre, de résonance, de déplacement et de transformation.
Nous remercions chaleureusement les responsables du dossier pour leur engagement et leur travail de recherche, ainsi que l’ensemble des artistes, auteur·rices et collaborateur·rices ayant participé à cette publication : Julien Champagne, Silvio De Gracia, Érick D’Orion, Jean-Pierre Gauthier, Jérôme Joy, Paul Kawczak, Catherine Lalonde-Massecar, Éric Létourneau Dumaine, Véro Marengère, Marie-Hélène Massy Emond, Samuel Mercier, Natalie Norma Fella, Alix Paré-Vallerand, Nicolas Rochette, Scenocosme (Grégory Lasserre et Anaïs met den Ancxt), Julien St-Georges Tremblay, Alexandre St-Onge et Martin Tétreault.
Nous soulignons également la contribution des participant·es au dossier consacré à VIVA! 2025, dont les réflexions et analyses rendent compte de la vitalité des pratiques du Collectif Phorie (Marie Achille, Félix Chartré-Lefebvre et Benoit Jodoin) en art action et des enjeux critiques qui les traversent.
17h00 | 5 à 7 avec présentation du numéro INTER 147 avec Catherine Lalonde Massecar & de l’insert du Collectif Phorie avec Félix Chartré-Lefebvre et Benoit Jodoin – en compagnie de plusieurs collaborateur·tices du dossier thématique Ouïr : performances et installations sonores.
Joy Boissiere, 40 Minutes, 2026. Photo : Betty Bogaert
Joy Boissiere est une artiste multidisciplinaire non-binaire basé à Tiohtià:ke/Moniang Montréal. Elle travaille dans le milieu de la performance, de l’installation, de l’exposition et du spectacle. Diplômé d’une maîtrise en création numérique à l’UQAT, Joy a réalisé des expositions à l’Écart, à Espace Verre, à la Caserne 26 ou à la biennale Wrong, et a performé dans divers festivals tels que Entractes, Phénoména, Parcours Danse ou encore la Foire d’art alternatif de Sudbury. Enfin, Joy s’implique dans la culture montréalaise, en tant qu’ancienne co-présidente du conseil d’administration d’ADA-X, formatrice à Vidéographe, membre des Ateliers Belleville, et en créant avec son collectif CrocoDealDunil.
Ses sujets de recherche-création se développent autour de l’obscénité, la timidité, l’intime, le mouvement et l’absurde. Depuis quelques années, elle focus ses performances sur l’incarnation de monstres techniques, à travers des actions de métamorphose où elle combine les outils scéniques et le corps des technicien·es. Dans sa pratique, elle lie les jeux de lumières, la projection vidéo, la technique de scène et la performance.
Stephanie Castonguay, soft-cuts, 2026. Photo : Noee Noviant
Expérimentaliste dans l’âme, Stephanie Castonguay affine sans cesse ses instruments DIY, nous invitant dans son univers audiovisuel inventif et captivant. Ancrée dans la matérialité, son approche du son et des circuits électroniques est processuelle : elle démonte et réutilise des machines obsolètes pour révéler les résonances cachées. Ses œuvres et performances sont présentées à travers le monde.
soft_cuts se déroule comme un rituel tactile et lumineux pour platines modifiées, vinyles préparés et objets motorisés. La performance tire son nom des marques douces mais permanentes gravées à travers le temps, les corps et le son. Au fil de lentes rotations, des éclats de lumière se diffractent sur les surfaces brisées. Des échos émergent des sillons qui se dissolvent. soft_cuts est une méditation sur l’éphémère, une chorégraphie tactile de lumière, de son et des textures invisibles de ce que nous perdons et de ce qui persiste.
Photo : Marina Barsy Janer, achipelagic body ∞ devenir alga, 2026
Marina Barsy Janer est une artiste de la performance et des arts visuels, commissaire indépendante, chercheuse et pédagogue. Codirectrice de l’espace dédié à la performance, à la création et à la pédagogie radicale MATERIC.ORG, elle est titulaire d’une maitrise en études curatoriales et d’un doctorat en histoire et théorie de l’art de l’université d’Essex, au Royaume-Uni. Ses œuvres ont été présentées à Abya Yala et en Europe et ont fait l’objet de plusieurs catalogues et ouvrages, notamment Inconformes y disidentes, arte puertorriqueño en el siglo XXI (Isla Negra, 2023), Turned into Sterile Land (Musée d’art contemporain de Porto Rico, 2022) et Birthmark (catalogue Liberate Tate, 2015).
Reconnaissant notre « être au monde » comme intersubjectif et intercorporel, le travail de Marina explore la soma-politique de la rencontre et offre de nouveaux espaces propices à l’émergence de liens et de négociations inter-espèces. Dans le but de décoloniser les géographies corporelles internes, elle s’engage dans des formes d’« activisme sensoriel », explorant les tensions relationnelles entre l’humain et le plus-que-humain. Depuis 2015, elle crée également de l’art-vie avec l’artiste Isil Sol Vil en s’appuyant sur une philosophie poétique de l’amour subversif x l’attention extrême. Leur travail collaboratif a été présenté par DARE DARE lors de l’édition 2017 de VIVA! Art Action.